‹ La Légion d'honneurChapitre 183 sur 209 · CHAPITRE Xt · texte numérisé non relu

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a7 novembre i8i3 ; elle eut là même sort que celle conclue quelques jours auparavant, pat* Gouvion Sàint-Cyr, dans Dresde; Les souverains alliés refusèrent de ratifier la convention signée par le duc ^ de Wurtemberg. Rapp fut conduit prisonnier dans l'Ukraine; rendu à la liberté en mai i8i4? il arriva ^ à Paris en juillet, où il né tarda pas à recevoii* la à récompense que la France tout entière lui avait ilf déjà décernée.

LIT Le général Maison avait été chargé de couvrir là

fs Belgique avec les débris du premier corps renforce

ï de plusieurs bataillons de gardes nationales mo^

K» biles. Le duc de Saxe-Weimar^ commandant des

t. forces considérables, inonda cette portion de l'em-

pire ; le but de tous ses efforts tendait à se rendre r maître d'Anvers. Le général Maison défendit vi-

i goureusement les approches de la place, et con-

^ traignit, à diverses reprises, le duc de Saxe-Weimar

^ à interroitipre les opérations du siège. Comme leâ

contingents de troupes étrangères ne cessaient d'affluer^ Maison, obligé de se tenir sur la défen-^ sive, disputa le terrain pied à pied, et sut tenir en échec pendant deux mois les divisions alliées, sans leur laisser dépasser les frontières de l'ancienne France. Cette campagne fut un chef-d'œuvre de tactique, et fit un honneur infini au général qui la dirigea.

Kellermann passait à juste titre pour le général de cavalerie le plus actif de l'époque ; il ne cessa de faire la guerre de la manière la plus vigoureuse^ depuis Âusterlitz jusqu'au mois d'avril i8i4 ; il ds-

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pirait au Grand-Aigle sans trop de présomption* Napoléon le lui refusait sous prétexte que le père et le fils ne pouvaient jouir en même temps de la même distinction; derrière un motif aussi futile se cachait la rancune que César nourrissait contre La* biénus.

Le général Gérard avait exercé dans la campagne de France le commandement d'un maréchal ; il s'acquitta de sa mission avec autant d'habileté que de bonheur; il n'essuya aucun revers, pendant que la moitié des maréchaux échouaient dans leurs entreprises, et renversaient ainsi tous les calculs stratégiques de l'empereur.

Le général Latour-Maubourg, l'un des héros de la belle journée de Friedland, avait été envoyé en Espagne; il fit l'admiration des habitants de ce pays par ses vertus guerrières. Latour-Maubourg, rappelé du fond de la Péninsule pour concourir à l'expédition de Russie, fut un des généraux qui surent par leur fermeté empêcher que la retraite de Moscou ne devint encore plus désastreuse. I^tour-Maubourg, commandant le premier corps de cavalerie dans la campagne de i8i3, se couvrit de gloire à la bataille de Leipsick, où un boulet lui enleva une jambe.

Le général Mathieu Dumas, compris dans cette promotion de grands-croix de la Légion d'honneur, recevait la récompense qu'il avait méritée par des services signalés rendus au pays comme législateur, général, administrateur et écrivain.

Le général Dulauloy tenait la tête de l'arme d'ar-

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