‹ La Légion d'honneurChapitre 187 sur 209 · CHAPITRE XX. 43Ô · texte numérisé non relu

CHAPITRE XX. 43Ô

Deschamps, médecin en chef de l'hôpital de la Charité.

Deyeux, chimiste, ancien collaborateur de Partiientier dans ses belles et utiles expériences.

Académie des beaux- arts.

Rondelet, architecte, Télève le plus distingué de rillustre Soufflot.

Chérubini : nous avons dit comment ce célèbre compositeur avait encouru en 1800^ par des paroles indiscrètes, la disgrâce du vainqueur de Marengo; depuis i8o4 Chérubini ressentait un mortel déplaisir de se voir privé de cette distinction qu'on avait accordée à d'autres compositeurs d'un mérite moins reconnu que le sien; il éprouva la plus vive satisfaction en recevant enfin la croix de la Légion d'honneur.

Nous mentionnerons ici le nom des principaux littérateurs placés en dehors de l'Institut qui recurent la croix au début de la restauration :

Royer-CoUard, professeur d'histoire et de philosophie à l'École normale, doyen de la Faculté des lettres de Paris ;

Lemontey, écrivain moraliste, censeur des ouvrages littéraires ;

M.Guizot, le principal rédacteur de la Gazette de France, critique judicieux, auteur de plusieurs ouvrages remarquables, entre autres les Vies des poètes du règne de Louis XIV ;

Dupaty, fils du président du parlement de Bor-

deaux, auteur dramatique, dont les pièces^ jouées sur plusieurs théâtres de Paris, avaient obteuu une vogue populaire ;

M. Villemain, l'un des écrivains les plus jeunes de l'époque et l'un des plus brillants ; il avait été couronné plusieurs fois à l'Académie française, principalement pour les éloges de Montaigne et' de Montesquieu;

Auger, critique ingénieux, auteur de plusieurs articles biographiques très-remarquables;

M. de Cormenin , poète et publiciste ;

M. d'Arlincourt, dont les heureux débuts dans la carrière littéraire faisaient présager des succès éclatants.

Firmin Didot, imprimeur de Tlnstitut, reçut également la croix : lui aussi travaillait à la gloire de la patrie en perfectionnant la typographie française, en la mettant au-dessus de toute comparaison par ses merveilleuses productions.

M. Horace Yernet, notre peintre de batailles, qui venait de débuter par des chefs-d'œuvre, reçut la croix en 1 8 i4;son père (Cari) l'avait obtenue en 1808.

L'abbé de Pradt avait succédé comme chancelier de l'ordre à Lacépède, sans le remplacer. Lacépède était véritablement l'homme de la chose; rempli de confiance dans les hautes destinées qui attendaient la Légion d'honneur, il ne négligea aucun moyen pour donner du relief à cette institution, il y consacra tous les instants de sa vie. L'archevêque de Malines avait toujours montré un caractère trop léger pour qu'il se piquât de suivre les exemples

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