‹ La Légion d'honneurChapitre 49 sur 209 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

du 88' ; L'Huilier de HofT, du 76'; EdighofTen, du 28'; Higonet, du 108'; Gay, du m'; Saint- Raymond, du 33'; Barbanègre, du 48^; Gérard, aide de camp de Bernadotte.

I^ cavalerie de Murât avait été placée à la gauche du corps de Lannes, parce que dans ce lieu les terrains étaient propices pour eflectuer de grandes charges, et Ton ne doutait pas que les alliés ne dirigeassent sur ce point leur cavalerie, bien^ supérieure en nombre à la nôtre. En effet, le prince de Lichtenstein, ayant sous lui Ouvaro>v, conduisait cent escadrons autrichiens ou russes. Notre cavalerie, composée de cuirassiers, dragons, chasseurs et hussards, soutint le premier choc de la manière la plus brillante, et sortit victorieuse d'un engagement qui dura plusieurs heures : ce fut une bataille gagnée dans une autre bataille. L'empereur nomma commandants de la Légion d'honneur les colonels suivants :

Préval, du 3^ cuirassiers; Noirot, du 5^ idem; Doumerc, du 9^; Latage, du 10®; Fouler, du 11^; Corbineau, du 5^ chasseurs; Auguste Colbert, du 10^ idem; Dijeon, du 26^, blessé (son régiment enleva trois drapeaux à l'ennemi); Privé, du 2^ dragons; Maupetit, du 9^ idem; Broc, du i3'; Lafon- Blaniac, du i4'; Lefevre-Desnoettes, du 18®; Caulaincourt, du 19»; Reynaud, du 20®; Delorme, du 26®; Terreyre, du 27®; Barbier, du 2® hussards; Schwarz, du 5^ idem; Macx, du 7^; Demarcay, du 5^ d'artilierieà pied; les adjudants généraux Âlains, Fontaines et Bériot.

t^ft LA LÉ(W]|MD!H«liNEUR.

.;fC^arias.I^br,aii, colonel du 3^-: huAsards, d^àcommandant de la Légion d'honneur, reçut» en. réQpoipe.ose de la belle eonduite qu'il avait tenue à,!^ tét^ de; sQp .régiment, la mission d'apporter au. s^i^gt. la. nouvelle officielle du gain de la bataille

Le générai Rapp, qui «'était distingué, comme nçus, l'avoQs, :dit, fut nommé général de division; np^ai^ pp. ne le comprit, pas dans la promotion de : l%;ljégion d'honneur, parce que. l'empereur s'était faill;,uoe loi de. ne pas donner deux récompenses à la foi^ dafis les hauts grades. Le général Heudelet fut, tmité de la même manière; on le nomma générral^de divisioi^. 3a. condqit^ avait été des plus bi:Ul|^i^t^$ ;. il eMt deii^ chevaux tués sous lui. Morand, commandant la première brigade de la divisioix jPriant, ayjiit déployé la plus rare, intrépidité pour expulser les Russes du village de Sokonitz, et contribua piiissamment au succès de cette journée; il fut nommé général de division. I^ général Sébastiani, blessé, fiit nonimé général de diyision. Le général LemacTois fut également nomni^ général de diyision.

Le général Bertrand déploya une extrême valeur à la tétè des trpupes du génie; il enleva,, dix-huit pièces de Qanon.etfif;ui| grand nombr^e de prisontiieis; il était, déjà commaïK^aPt de la Légion.d'hon* laeur. 'L'<empçi?eui:,,.yojul0i3i^ le , FéqQ^wpenser , le : nomma l'un de ses aides de camp. ...

des^enaj|iers,^eiaj3r<Jejiyé^pl,duj3«J^^^^ PW '

1 CHAPITRE IV. ill

senne, dn 61 ^y furent nommes généraux de brigade.

Le colonel Franceschi-Delonne, du 8^ hussards , commandant de la Légion d'honneur depuis un an, avait fixé l'attention de toute l'armée par des traits d'une valeur héroïque; il fut nommé général de brigade.

L'adjudant général Claparède, qui défendit vaillamment avec le 17^ léger la position importante du Santorij fut élevé au grade de général de brigade, mais il resta officier de la Légion d'honneur. Il en fut de même du colonel Montbrun , du 1^' chasseurs: on le nomma général de brigade; il acquit plus tard uhe grande réputation. Le colonel Caivagnac, du 10^ dragons, fut nommé général de brigade.

Par exception , Exelmans, créé officier de ia Légion d'honneur au début de la campagne, fut nommé, de chef d'escadron , colonel du i^** chasseurs.

On verra qu'en défalquant les nominations des grands aigles, grands officiers, comn»andants et officiers, il restait seize cent quatre-vingts nominations de lé^onnaires qui furent distribuées par régiments. Quarante-deux croix furent accordées à deux divisions des troupes bavaroises , lesquelles avaient servi comme auxiliaires dans le corps de Bernadotte. On fut amené à donner plusieurs croix d'officiers à de simples sous-lieutenants , légionnaires déjà par suite d'armes d'honneur. Nous citerons Varéliaud, sous-lieutenant dans un régi-

ment de hussards. Cest un fait qui ne se reproduisit presque plus dans le courant de l'empire. Parmi les autres nominations d'officiers, nous mentionnerons celle du major Bigarré, commandant du 4^ de ligne: il sut, à la léte des deux derniers bataillons^ répa* rer de la manière la plus brillante le malheur que le régiment avait essuyé en perdant son étendard ; celle d'Ornano, commandant un bataillon de chasseurs coorses : sa valeur le fit distinguer au milieu de tant de braves; celle du chef d'escadron Alexandre de Girardin, aide de camp du maréchal Berthier, qui s'était signalé par des traits d'une audacieuse bravoure.

Les sous-offiders et les soldats furent largeinent favorisés, particulièrement dans les régiments qui avaient assisté à la bataille d'Âusterlitz. Nous avons dit que l'empereur avait renvoyé à la fin de la campagne le soin de récompenser les services rendus dans le courant de ces trois mois d'hostilités. La nature de notre travail et les bornes que nous nous sommes imposées ne permettent point de produire une longue nomenclature de noms propres : nous citerons comme exemple un seul fait.

Desoiichels, lieutenant aux chasseurs delà garde, commandait au siège d'Ulm un peloton de 3o cavaliers, formant l'extrême avant-garde d'une colonne lancée à la poursuite de l'archiduc Ferdinand. Dans une seule journée, Desmichels eut trois engagements, qui eurent pour résultats la prise de 3oo grenadiers hongrois, l'entière défaite de loo dragons de la Tour, dont 5o furent tués ou prison-

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