‹ La Légion d'honneurChapitre 55 sur 209 · CHAPITRE y · texte numérisé non relu

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Hohenlohe^ qui lui était inférieur en nombre; lui-même , trompé par de fausses indications , croyait que le roi de Prusse était sur ce point Les troupes saxonnes , formant la première ligne de Hohenlohe, opposèrent une résistance héroïque: elles finirent par être culbutées, et les divisions prussiennes, assaillies par des forces supérieures, furent rompues, brisées et mises en pleine déroute. La cavalerie de Murât, destinée à se rnesu^ rer contre cette cavalerie prussienne^ qui jouissait d'une si haute réputation, ne la trouva point devant elle, et ne servit qu'à précipiter la défaite de l'in-* fanterie allemande.

A la même heure où Napoléon se jetait sur le corps de Hohenlohe, le duc de Brunswick, de son côté, attaquait la position d'Auerslaedt, défendue par Davoust, dont il ignorait Tinfériorité numérique; mais tous ses efforts vinrent échouer devant l'inébranlable fermeté du général français. Les î 0,000 cavaliers commandés par Biûcher fournirent une suite nombreuse de charges; mais la fougue de cette cavalerie vint expirer aux pieds des divisions Morand, Priant et Gudin. Celte lutte terrible, dans laquelle a8,ooo Français supportèrent sans reculer les efforts de 70,000 assaillants, ne finit qu'à cinq heures du soir. Le duc de Brunswick et le maréchal Moellendorf y furent blessés niortellement; le prince Guillaume et dix autres généraux furent également atteints. La brigade de cavalerie du général Viallanes, s'étant mise à la poursuite des divisions prussiennes^ qui battaient

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rapidement en retraite, faillit faire prisonnier le roi Frédéric-Guillaume. Dans ces deux actions, l'armée ennemie éprouva des pertes cruelles; on lui tua dix mille hommes, on lui en prit quinze mille, ainsi que son artillerie. Le nombre des blessés fut très-considérable.

Les Français poursuivirent leurs avantages avec l'enthousiasme qu'inspire le succès. Nos troupes entrèrent dans Berlin le 27 octobre. Les généraux prussiens, n'osant plus tenir la campagne, se réfugièrent dans les places fortes, ce qui n'empêcha pas leur ruine. Magdebourg, le boulevard des Étals deFrédéric-Guillaume, renfermant âo,ooohommes, sào généraux , tombe au pouvoir du maréchal Ney, commandant à peine iti ,000 combattants. Le maréchal Soult détruisit la colonne commandée par le feld-maréchal Kalkreuth, et s'empara d'Eifurth , où se trouvaient renfermés i4,ooo hommes avec le prince d'Orange. Murât, lancé à la poursuite du prince de Hohenlohe, le fait prisonnier, ainsi que 16,000 hommes, après un combat assez rude. Le général I^assalle, commandant 1,^00 hussards, fait capituler la forte place de Stettin. Davoust se rend maître de Kustrin, ville réputée inexpugnable. Blûcher, le fuyard d'Auerstaedt, s'était renfermé dans Lubeck; Soult, Bernadotte et Murât l'y bloquèrent étroitement; il fut obligé de capituler, avec i3,ooo hommes, dont 4>ooo de cavalerie, et un nombre considérable de généraux ou officiers supérieurs. Enfin, au bout de six semaines, cette armée prussienne qui faisait l'orgueil de

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