CHAPITRE V
Le général de division Drouet (d'Erlon), le général d'artillerie Lariboissière, furent nommés grands oiBciers de la Légion d'honneur '.
On créa commandants de l'ordre les généraux Saint-Germain y Latour-Maubourg, Perneiti, Beaumont, de France , de Planta , Schramm, Durosnel, Ruty, Védel, Walhier, Mouton.
Le. chirurgien en chef Larrey, le saint Vincent de Paul des champs de bataille, avait eu amplement à exercer sa charité sur celui d'Ëylau : un concert de louanges s'éleva de toutes parts pour célébrer l'activité et l'ardeur que cet habile praticien avait déployées pour soigner cette multitude de blessés des deux partis; il en fut récompensé par la croix de commandant. Larrey demanda plusieurs croix de légionnaires afin de les distribuer parmi les chirurgiens qui Tavaient secondé dans cette pénible tâche: on lui en donna six.
INous citerons, parmi les nominations d'ofBciers de la Légion d'honneur faites après la bataille d'Eylau, les suivantes : Bégouigne de Juniac, colonel du i^*" hussards; Gabet, du génie; Chouard, du a"" cuirassiers; Justin-Lafitte, du 18^ dragons; Saint- Genièsy du 19^; Castex^ du 20^ chasseurs; Chas-
' Dutaillis fut nommé général de division. On nomma généraux de brigade: Guitou^ colonel du i^*" de cuirassiers; le Bran, colonel du 3« hussards; Lamarlinière , du 5o* de ligne; Lepic, des grenadiers de la garde; Taupin, du io3®; Ëxelroans, du 1*'^ chasseurs; Coeborn, adjudant général. Thiry, major, fut nommé colonel des chasseurs à cheval de la garde ; Yallin, major du 4® hussards, fut nommé colonel du 6'.
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sereau^ du 4^^ de ligne; Buillod, adjudant-coinmandant; Clavel, major au %ù^ de ligne; Daumesnily chef d'escadron aui chasseurs de la garde; Blancfaeviile, chef d'escadron au 7° chasseurs; Berger, chef de bataillon au io3''; Falguière^ ca* pitaine au 10^ dragons. La nomination la plus surprenante fut celle de Caumont, sous-lieutenant au i^'^ dragons. Ce militaire, légionnaire de la création pour arme d'honneur, fut nommé officier de l'ordre en récompense de la bravoure extraordinaire dont il fit preuve dans les charges exécutées par la grande colonne de cavalerie.
M. de Pire, ancien chef vendéen, blessé à Quibtiron , s'était rallié au gouvernement impérial depuis quelques années; on l'admit dans l'armée sur ses pressantes prières i il servait, en 1807, en quahté de chef d'escadron dans le lo*' de hussards; il se conduisit avec une rare bravoure dans la journée du 8 février, et reçut en récompense la croix de la Légion d'honneur.
Fournier-Sarlovèze, dont nous avons déjà parlé, était revenu de son exil des colonies. Brûlant de s'associer à la gloire de nos armés, il demanda au ministre de la guerre d'être envoyé à l'armée d'Allemagne, voulant servir comme volontaire; cette grâce lui fut apcordée : il rejoignit le quartier général revêtu de l'uniforme de colonel du 12^ hussards, régiment qui n'existait plus depuis deux ans ^ Fournier-Sarlovèze fut présenté à l'empei^eur plu-
' Le la* hussards él^it devenu le 3o® dragons.