‹ La Légion d'honneurChapitre 84 sur 209 · CHAPITRE IX. iS · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX. iS

quelques-uusdenos bataillons. L'archiduc Charles, chargé de conduire celte nouvelle guerre, publia un manifeste qui produisit la plus vive émotion parmi les nations germaniques. Un courrier extra*ordinaire en porta la copie à Strasbourg; le préfet, le baron Lezay-Marnezia, adressa au ministre de l'intérieur une dépêche télégraphique par laquelle il annonçait l'agression du prince autrichien. L'empereur prit connaissance de cette dépêche à Saint-Cloud, le i3 avril 1809, et avant la fin de la journée il s'était élancé sur le chemin de l'Allemagne.

Un mois après, c'est-à-dire le i3 mai. Napoléon entrait de vive force dans Vienne, à la suite d'une terrible canonnade. Dans l'espace de ces trente jours il avait chassé les Autrichiens de la Bavière, en leur livrant une série d'actions meurtrières, dont la plus remarquable fut le combat d'Eckmùhl; Davoust, engagé plus particulièrement avec son corps d'armée, y triomplia d'un ennemi trois fois plus nombreux. L'archiduc Charles, obligé de repasser le Danube , avait perdu dans ce court espace de temps 5o,ooo de ses soldats , tués, prisonniers ou mis hors de combat, et de plus, son plan de campagne, habilement combiné, avait été entièrement renversé. Napoléon , prodiguant sa personne à mesure que le danger augmentait, avait été blessé en faisant emporter sous ses yeux les fortifications avancées de la ville de Katisbonne. Ces combats journaliers donnèrent lieu à des traits de bravoure héroïques de la part

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de hôs soldats ; il arriva maltites foisque le souverain, entraîné par Fadmiration, nomma des légionnaires sur le théâtre même de ceshauts faits. Néanmoins, agissant comme par lé passé, il renvoya à la fin de k campagne les nominations importantes.

Le conquérant de l'Occident ne se laissa pas amollir dans les délices de Capoue. La capitale de la monarchie autrichienne était occupée depuis moins d'une semaine, et déjà les bataillons français se préparaient à franchir le Danube. Napoléon avait pris la résolution de terminer la campagne par un autre coup de tonnerre, comme il avait dit la veille de la bataille d'Austerlitz, en écrasant d'un seul choc l'archiduc et son armée. Le prince autrichien, nullement intimidé par des revers successifs, avait concentré toutes ses forces au delà du fleuve, en face de Vienne ; son armée était plus considérable que ne le croyaient ses adversaires.

Dès le i8 mai, ufï pont construit avec une mer- %'eîlleuse promptitude transporta une portion de l'armée française dans YUe de Lobau, située quatre lieues au-dessous de Vienne ; un second pont, moins long, servit à lier cette île avec la rive gauche, et dans la matinée du 21, 35, 000 hommes avaient achevé de franchir ïe fleuve. Ils prirent position une lieue en avant, s^établissant sur une ligne dont les deux points d'appui étaient le village d'ËssIing, à droite, et le village de Gross-Aspern, à gauche, Lannes, ayant avec lui les généraux ftoudet et Sainl-Hilaire, fut chargé de défendre le premier de ces YÎIlages ; fif asséna devait défendre le se-

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