‹ (La) Légion d'honneur contre la délationChapitre 6 sur 20 · LES FICHES · texte numérisé non relu

LES FICHES

L'émotion soulevée parles révélations de M. Guyot de Villeneuve fut immense. Une foule de personnes dans le premier moment ne purent se résoudre à croire que des pratiques aussi déloyales avaient eu la complicité même du Gouvernement. On prenait texte des déclarations du ministre de la Guerre, de la désapprobation manifestée par le président du Conseil, pour ne voir dans les procédés de délation que le crime de quelques individualités isolées, sous-ordres qui avaient cru agir au mieux de leurs intérêts en faisant du zèle, sans avoir obtenu les encouragements formels de leur chef.

Mais bientôt tous les doutes étaient levés. Comme il arrive en pareil cas, on n'est toujours trahi que par les siens.

Les hommes qui avaient organisé à travers tout le territoire ce système odieux, à demi désavoués par leurs amis eux-mêmes, abandonnés lâchement par leur ministre, se décidaient à parler. On apprenait alors que M. Combes était parfaitement au courant de ce qui se passait au ministère de la Guerre. En effet, M. Waldeck-Rousseau ayant eu vent des pratiques déshonorantes du cabinet du ministre avait cru de son devoir d'avertir le président duConseil; et celui-ci avait convenu avecson prédécesseur qu'il importait au plus tôt de faire cesser ces ignobles procédés d'investigation. On a vu de quelle manière il avait tenu compte des avertissements de M. Waldeck-Rousseau, et combien il était fondé à s'étonner maintenant et à s'indigner!

D'un autre côté, comment le général André avait-il osé feindre l'ignorance, alors qu'il n'avait pas signé, depuis qu'il était au ministère, une seule proposition au tableau d'avancement, une seule promotion dans l'Ordre de la Légion d'honneur sans se référer aux fiches de délation, qui étaient préparées dans son cabinet même? Les révélations s accédaient aux révélations. Le crime était désormais étalé.

Voici comment fonctionnait le système de la délation organisé : Le capitaine Mollin avait la direction du service ; il se tenait en relation constante avec le Grand -Orient qui dirigeait les loges de province, faisait surveiller les officiers désignés par le cabinet du ministre et transmettait les fiches rédigées sur leur compte par des mouchards éprouvés. Trois soldats étaient toute l'année occupés à lire, découper et coller les renseignements ainsi obtenus sur leurs supérieurs 1 Un autre officier d'ordonnance, le commandant Bernard, était préposé au service les lettres anonymes. Toutes les dénonciations anonymes, imbéciles ou venimeuses sur les officiers de toutes les armes, envoyées au cabinet du ministre, étaient recueillies sans exception, portées sur les fiches et bien entendu utilisées au bon moment ! Ce service était fait par ordre du ministre^ dans son cabinet même. M. Bernard y a gagné, en une année, le grade de commandant et la croix de la Légion d'honneur!

Enfin, et ceci est ce qu'il y a de plus douloureux, de plus lamentable «lans cette histoire, les officiers eux-mêmes étaient invités à procurer des renseignements confidentiels sur leurs chefs, leurs camarades, leurs amis. Les renseignements ainsi obtenus étaient envoyés au lieutenant-colonel lacquot qui, méthodiquement, administrativement, classait, numérotait, plaçait le nom du délateur en face de celui de la victime, afin de bien marquer les services rendus par le mouchard et les peser équiiablement le jour où il serait possible de lui donner la récompense promise ou espérée, prctiiim sitipri!

C'était une partie de ces documents que le Figaro et M. Guyot de Villeneuve avaient réussi à se procurer, et maintenant, tous les jours, dans la presse, afin de faire comprendre au public, de lui faire toucher du doigt l'abjection du système qui si longtemps avait fonctionné au ministère de la Guerre, et obtenir les réparations et châtiments nécessaires, on publiait ces renseignements presque toujours injurieux, souvent ineptes.

En voici quelques échantillons :

Dadant, commandant^ i^y d^infanterie.

Nationaliste clérical et antiministériel. Souhaite de tout cœur un pouvoir qui materait tous les politiciens. C'est un propagandiste enragé, salera les républicains à la première occasion {sic).

[Grand-Orient^ 17 août 1903. N^ i^ù^y.) Darbefeuille, com?nandant, log^ d'infanterie^ à Rcmi. emont. Déséquilibré. Clérical. Antirépublicain, mais pas responsable et à moitié fou.

{Fiches de Bernardin. Grand-Orient^ 13 août 1903. A^o i^6o7.\ C0Q.UINET, commandant. 1^6' d'infanterie^ à Toul. Réactionnaire et clérical, antiministériel en diable; est un assidu des parlotes réactionnaires de Toul, comme antérieurement à Nancy.

{14 janvier 1901. A'" 721.) Benoit, chef de bataillon au ^4^ régiment d'infanterie^ à Épinal, Clérical, a son fils chez les PP. du Saint-Esprit, à Epinal. Fréquente le député Krantz, ancien ministre de la Guerre; essaye de se faire recommander par lui pour obtenir le poste de commandant de recrutement, lequel lui conviendrait mieux que d'être à la tète d'un bataillon, étant incapable de commander malgré ses bons états de service. Serait d'ailleurs aussi nul au recrutement qu'à la tète de son bataillon.

BoNNEFOY, commandant du /j:« bataillon de chasseurs^ à Remiremont. Réactionnaire non militant, ne pratique pas, ne fait pas de politique.

( — Vr. Bernardin, 11 septembre 1903. A'" /^jd2.) Pelletier de Chambure, commafdant hors cadres, état-major de Remiremont. Réactionnaire, calotin pratiquant, absolument hostile au gouvernement actuel.

( — F.-. Bernardin, 2% mars 1904. A^" 6ooç.) Vautier, colonel, 28^ d'infanterie, à Nancy. Ne fait pas de politique, m.iis c'est un catholique pratiquant.

On croit rêver quand en songe que de pareilles sottises étaient prises au sérieux et pouvaient décider de la carrière d'un officier. Ce qu'il

i iiDortait de savoir au ministère de la Guerre, c'était avant tout si un ofîlcier allait à la messe, s'il y allait pour accompagner sa femme ou pour accomplir un devoir. C'était un acte d'un républicanisme douteux po;ir un officier que d'assister à la première communion de son fils ! C était un acte antirépublicain que d'aller aux offices I! C'était mettre la République en péril que d'y aller avec un livre !!î

La capacité professionnelle des officiers était elle-même discutée par les mouchards et donnait lieu à des notes stupéfiantes, comme celles-ci :

Grand-Orient

14I 4 04. Fiches de Dagain, négociant

6/^S. lènèr.-., Ncirhonnti

Nota. — Tous ces officiers supérieurs ne sont dignes que d'une proposition : celle de mise à la retraite.

Marmet, colonel.

Opinions politiques rétrogrades. Réactionnaire, notoireirent hostile à toute idée libérale. Esprit foncièrement clérical et dans le sens militant. Est entièrement dans la main du clergé, où il puise ses relations. Prend le mot d'ordre c\\zz les cléricaux et au Cercle catholique, malgré les ordres donnés, pour faire es nominations des caporaux et sous-offlciers.

Santé ruinée parle jeûne et l'abstinence.

Il seraiî regrettable que ce colonel fût porté sur le tableau d'avancement £U choix pour le grade de général et prît ainsi la place d'un officier possédant les qualités supérieures et ayant des opinions politiques républicaines.

Maurel, commandant.

Caractère et tempérament foncièrement jésuites ; clérical et réactionnaire.

Obséquieux devant ses supérieurs, n'admet pas l'opinion des inférieurs. Fier à l'égard de ces derniers.

Type parfait de la brute. Marié dans le département de l'Ariège à une femme issue de famille extrêmement cléricale. N'est pas connu au point de vue militaire, n'ayant encore au régiment aucune unité sous son commandement. Est au cadre complémentaire.

THiiBAUT, commandant.

Très clérical. Réactionnaire militant. Esprit dépourvu de droiture. Tempérament essentiellement jésuitique. Relations dans le monde réactionnaire.

Officier d'une valeur militaire plus que médiocre. Est incapable de tout senice péniole a la tète de sa troupe, délient une place d'officier supérieur sans rendre aucun des services que comporte une telle situation. Santé ruinée.

Il va sans dire que tous les officiers ici nommés ont vainement attendu l'avancement auquel ils avaient droit : ils se demandaient en vain ce que signifiait ce silence, cette défaveur. Maintenant ils sont édifiés.

Lisez encore ces quelques fiches :

Làporte, colonel du ^y d'infanterie {Aix-Pont-Saint-Esprit).

Désire vivement passer pour républicain par sa qualité de protestant. Mais c'est un profond réactionnaire, qu'on doit garder comme colonel, et pas plus. Au point de vue valeur militaire, pas très brillant.

De Sallmard, commandant au jj^ d'infanterie. Officier supérieur ramolli. Infatué de sa noblesse. Nul au point de vue militaire. Devrait faire place aux jeunes, n'ayant rien à espérer. N'est pas dans les

idées du jour, bien s'ea faut. Légitimiste. Ne fréquente que la noblesse d'Aix, et ne cause jamais à ses camarades du régiment.

HiLDENBR\ND, Commandant au 6i* d'infanterie.

N'a aucune idée politique, parce qu'il ne peut avoir d'idées. Absolument nul sous tous les rapports. Quatre galons à un imbécile pareil est une honte.

A mettre à la retraite d'office. Le colonel ne le reconnaît pas capable de commander un détachement.

Fabiani, commandant au 6i^ d'infanterie.

En instance de retraite. Nul au point de vue militaire. Réactionnaire. A reçu, par une erreur incompréhensible de ses chefs, la rosette d'officier de la Légion d'honneur.

A ne jamais nommer lieutenant-colonel dans l'armée de réserve. Malveillant, faux, menteur, égoïste, orgueilleux, sans éducation. Incapable de commander un bataillon en campagne.

Pons, commandant au 141^ d'infanterie.

Pilate IL Se lavant les mains de tout ce qui n'intéresse) pas sa petite personne ; capable d'abandonner ses subordonnés, lorsqu'il y a «tuile», en reniant les ordres qu'il leur a donnés.

Comptable médiocre. Usé, ne se fatigue plus depuis longtemps.

Clérical, quoique protestant. Antirépublicain.

Cette fois ce sont des avocats qui se sont fait juges de la valeur militaire de ces officiers. Parfois, on voit une fiche favorable, pas souvent, et quand on songe à l'autorité des gens qui l'ont rédigée, on se demande si les officiers désignés n'ont pas été plus indignés de l'éloge que du blâme qu'on leur décernait.

Mais il y a plus triste ; ce sont les fiches que des officiers eux-mêmes n'ont pas craint de rédiger sur le compte de leur camarade ou de leur chef. Il y a les fiches du commandant Pasquier — plus de 250 — du commandant Bouquero, du lieutenant-colonel Comte, du chef d'escadron Darbou, du chef d'escadron Levesque, etc. Et ces hommes sans honneur ne se contentaient pas de reproduire les plus sots racontars sur leurs camarades; ils ont eu Laudace de donner des notes à leurs supérieurs; ces indications étaient recueillies en haut lieu où l'on en faisait le plus grand cas.

Grand-Orie7it

30 avril 1904. Fiche de Bouquero^ commandant

N^ 782g. au ^/e d infanterie, Paris.

SiLVESTRE, général^ commandant la brigade d'' infante rie.

Actuellement chef de la mission française en Mandchourie ; arrivé depuis peu à la 12' brigade, venant de l'Elysée, où il était officier d'ordonnance du Président. Caractère fermé, demi-sourire stéréotypé sur les lèvres, soigneux de ne pas laisser deviner ce qu'il pense ; très probablement d'idées peu avancées ; surtout arriviste. A, comme officier d'ordonnance, le capitaine dAcher de Montgascon, le pluspur produit des établissements de Jésuites ; obsédé par les craintes de la franc-maçonnerie, qu'il considère comme l'incarnation de Satan; sournois, hypocrite, capable de toute trahison ; devrait être exclu de la garnison de Paris. Démissionnerait alors et débarrasserait l'armée.

Dossier Cots

capitaine de dragons à Fontainebleau.

2) avril 1903.

Cher¥ils, colojiel du y^ dragons {Fontainebleau).

Partial, irréfléchi, antirépublicain, clérical, réactionnaire, vindicatif, hypocrite (Ici une diffamation.) : donne à certains officiers et à leur insu des notes pouvant briser leur carrière ; favorise les nationalistes et les cléricaux. Homme à surveiller. Pourrafl être dangereux.

d'Hérouville, lieutenant-colonel .

Très clérical ; cousin du citoyen de Briey, évèque de Meaux. Caractère jésuitique, réactionnaire ; a été déplacé de Melun, il y a trois ans. Favorise les cléricaux ; à écarter.

Dossier Comte

lieutenant-colonel d' infanterie coloniale. G.'. 0.\ Paris.

5 novembre 1903.

Peroz, lieutenant-colonel au 3® d'infanterie coloniale [Rochefort).

Est en instance de retraite. Celui-ci est le plus bel échantillon des condottieri modernes. A débuté en Espagne, en 1874, comme détrousseur de grands chemins, avec don Carlos; a terminé à Zinder. en livrant aux Anglais le? trois Français pris par ruse après l'afifaire d'Argoemgon. Nommé officier de la Légion d'honneur pour cette action d'éclat. La République n'a plus qu'à en faire un colonel et elle sera biea servie par ce clérical militant.

Demander au colonel Freystœtter des renseignements complémentaires. Une telle inscription au tableau serait un scandale et la dernière des sottises.

Grave, lieutenant-colonel au ^e d' infanterie coloniale {Rochef or t).

Sourd comme un pot, pose pour la victime, bien qu'officier de la Légion d'honneur et lieutenant-colonel, lorsque ses camarades de la Guerre sont encore capitaines. Etait commandant supérieur des troupes au Congo avec Grodet, a dû rentrer avant terme, sa tâche étant au-dessus de ses moyens. Opinions politiques et philosophiques quelconques.

Lavoisot, lieutenant-colonel au 5^ d'infanterie coloniale (Rochefort).

Nul, rien à son actif comme militaire, mais créature d'Hébrard (du Temps). Borgne parmi les aveugles.

MoNGuiLLOT, chef de bataillon au 7* d'infanterie coloniale {Rochefort).

A plat ventre devant l'autorité. Dureté excessive avec ses subordonnés. Peu ou pas de culture intellectuelle, par suite incapable d'une opinion politique ou philosophique. Est resté sous-officier et doit Jconsidérer les vrais républicains comme de la canaille.

Tel était le tissu d'inepties et de calomnies qui, depuis plusieurs années, était accueilli avec confiance rue Saint-Dominique et servait à diriger les choix du chef de l'armée. Etait-il admissible que de pareils procédés pussent durer un jour déplus? Etait-il admissible qu'ils aient pu durer pendant des années sans que des réparations fussent accordées aux victimes, sans que les coupables fussent châtiés, comme ils méritaient de l'être ?

Dans toute Tannée régnait un trouble profond. La défiance, le soupçon étaient partout. A qui se lier désormais ? L'événement venait de prouver que les haines politiques, les préjugés philosophiques étaient plus forts que la camaraderie, que les convenances, que l'honneur ! Chacun se sentait menacé ; ceux dont les noms n'avaient pas paru se sentaient sous le coup de la dénonciation toujours prête. Dans toutes les villes de garnison, des querelles éclataient entre civils et militaires; des officiers dénonciateurs étaient mis en quarantaine par leurs camarades indignés. L'armée se tournait vers les pouvoirs publics, vers le Parlement et leur demandait de la protéger et de la venger. L'opinion publique s'émouvait à son tour et réclamait des exécutions.

Mais le Gouvernement tergiversait, hésitait, reculait. Quelle autorité avait-il, en effet, pour désavouer et punir les délateurs, lui qui avait été l'organisateur et le bénéficiaire de la délation ? Le général André, succombant sous le coup d'une voie de fait retentissante, s'était vu forcé de se retirer ; mais comment se fier à son successeur qui, tout en proclamant la nécessité de cesser définitivement un système odieux et flétri le premier jour par toute la Chambre, avait accepté de faire partie d'un ministère dirigé par un homme qui n'avait désavoué la délation dans l'armée que du bout des lèvres et entendait la maintenir et la développer dans les autres services publics. Les délateurs, après avoir été étourdis sous le premier coup, relevaient maintenant la tête. Fonctionnaires et magistrats, sûrs de l'impunité, avaient pris le parti de braver l'opinion, de revendiquer la responsabilité des actes qu'ils ne pouvaient nier, et qu'ils prétendaient n'avoir accompli que dans l'intérêt supérieur de la République !

C'est en vain que les meilleurs d'entre les républicains, des radicaux avancés, des francs-maçons notoires, voire des socialistes, écœurés et désillusionnés, s'étaient joints à l'opposition pour réclamer les mesures de salubrité que le véritable intérêt de la République réclamait. C'est en vain qu'ils avaient refusé de continuer leur concours au Gouvernement ; minorité trop modeste en face d'une majorité aveugle et sans dignité, ils voyaient avec colère le système des fiches condamné par la Chambre, reparaître avec le système des délégués administratifs, personnalités sans mandat que le président du Conseil prétendait installer dans chaque commune pour y continuer avec l'estampille officielle, en dehors et au-dessus des fonctionnaires, l'espionnage politique sur les fonctionnaires eux-mêmes et sur tous les citoyens.

La stupeur avait été vive sur les bancs de l'opposition, le jour où le président du Conseil avait osé porter ce défi à ses adversaires : mais le siège de la Chambre était fait et 4 voix de majorité, dont 10 voix de ministres, s'étaient prononcés en faveur du Gouvernement, même après que M. Millerand se fut éloquemment écrié à la séance du 9 décembre 1901:

Messieurs, l'opinion a déjà fait entendre sa voix !

A vous, Messieurs les députés, de prononcer la conclusion ; à vous de faire l'œuvre d'assainissement quil y aurait, en vérité, quelque naïveté à attendre d'un Gouvernement qui l'a rendue nécessaire.

A vous de libérer ce pays de la domination la plus abjecte et la plus répugnante que jamais gouvernement ait entrepris de faire peser sur l'honneur et sur les intérêts des citoyens.

Paroles fortes et vraies, paroles de bon sens auxquelles 281 de'pute's par fanatisme ou lâcheté avaient refusé de s'associer !

Ainsi la conscience publique surexcitée et indignée n'obtenait aucune satifaction ! On continuait de voir parader, dans leurs fonctions, les tristes individus qui s'étaient constitués les mouchards à gages de leurs concitoyens ou de leurs amis ; ils continuaient d'étaler à leur boutonnière ce signe de l'honneur que quelques-uns d'entre eux n'avaient obtenu précisément qu'en dépouillant tout sentiment d'honneur.

Q.ui serait le vengeur de l'opinion publique outragée et bravée par ceux mêmes qui avaient le devoir de déférer à ses réclamations? Le temps passait

Page 1