‹ La légion étrangèreChapitre 27 sur 37 · CAMPAGNE DE · texte numérisé non relu

CAMPAGNE DE

La Légion étrangère, forte de quatre bataillons, avait pour colonel M. de Hulsen, le lieutenant-colonel Bedeau ayant été promu au commandcmcnl du 17* léger. Un seul do ses quatre bataillons prit part à la campagne de 1840; les autres étaient employés un peu partout, notamment au camp du Fondouk, établi en 1888 & l'extrémité est de la Mitidja,

pour arrêter les incursions des Kabyles de ce côté. Le bataillon expéditionnaire était sous les ordres do Saint-Arnaud, le plus ancien capitaine, en l'absence du commandant titulaire.

Je ne raconterai pas cette campagne que j'ai déjà décrite dans mes Souoenirs d'un vieux zouave. Ayant pris la plume pour la Légion 1^'trangôro, c'est d'elle seule que je m'efforcerai de parler.

Le corps expéditionnaire manœuvrait — fort mal, du reste, — après le combat d'El- Afroun, longeant la Mitidjah de l'ouest à Tosl, combatlant sans rolAclio contre d'innombrables cavaliers arabes. ArrivéàL'oucd- Ger, le duc d'Orléans fut chargé de protéger avec la première division qu'il commandait, le passage de la rivière par la deuxième division et les bagages que menaçait l'ennemi.

Le prince disposa ses troupes en arrière et à nsso/. grande distance de la rive droite, au lieu dit Uaouch-Kodri, laissant le bataillon de la Légion étrangère dans le lit de la rivière. Les Arabes arrivèrent par grandes masses sur ce point qu'ils ne croyaient pas défendu,

étranger, laissôo par lo commandant de Brian à Parras^ point initial do son expédition.

A la nouvelle du désastre, cet ofRciors'enforma dans l'église et repoussa ônergiqucmont les sommations do Tennomi : Los journées des premiers, deux et trois mars se passèrent ainsi, mais l'approche des colonnes de secours détermina l'ennemi abattre en retraite. TiO 4 mars, Parras et lo bravo Bastidon furent dégagés.

Tous ces petits échecs, qui allaient en so multipliant, étaient les prodromes de la chute prochaine de l'éphémère empire mexicain, dont la conception fut tant reprochée à Napoléon m par des gens à vue trop courte ou trop obscurcie parla passion, pour en pouvoir mesurer toute la portée, et dont la réalisation n'échoua que par la faute commise auparavant de ne pas avoir reconnu les Etats du Sud de la confédération américaine comme belligérants, lors de la guerre de sécession, avec toutes les conséquences que cette reconnaissance comportait.

Les Etats-Unis se démasquaient; l'aide occulte qu'ils donnaient à Juarês, allait de-

vônir ouverte et effective sous le drapeau de la doctrine Monroo. Los Mexicains hostiles le savaient; leur nonnbro s'accroissait ainsi que leur audace. Napoléon en était officiellenicnt instruit, ainsi que Maximilicn qui refusa d'abdiquer, se croyant assez fort pour achever et consolider son établissement sans le secoors de celui qui en avait jeté les fondements, et qui allait lui retirer ses troupes, ne voulant ni ne pouvant engager une grande guerre non prévue et sans intérêt direct pour la France.

Sur les ordres de Napoléon, Bazaino mit son armée en retraite par échelons sur le littoral de l'Atlantique d'où nos vaisseaux devaient la rapatrier. Ce fut le signal d'une recrudescence d'audace chez l'ennemi, et de bravoure stoïque de notre part.

Le 13 février 1867, le maréchal Bazaine s'embarquait le dernier pour la France.

Le 9 juin suivant, Maximilicn était fusillé à (iueretero.

De môme que la mort héroïque du capitaine Danjou à Camoron avait jeté un éclat radieux sur l'arrivée de la Légion étrangère

au Moxiquo, rintrôi)ulilô du lioutonant Bastîdon à Parras illustra son départ d'une torro où, pondant quatre ans, elle avait vorsô sou sang le plus gônôreux.

CITAIMTRE IX

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