CONCLUSION
DliFAUTS DE LA LEGION
VsU premier Hou, le mauvais choix du rocrutemcnt... Tout est bon! on a envoyé jusqu'à des boiteux qui se substituaient à des engagés regrettant leur coup de tête. Ils avaient fait le voyage, avaient été nourris trois mois, et réformés après.
Tout lo monde interlope se réfugie à la Légion; exemples : Revoir, Kauffmann, etc.
A Géryville trois hommes sont en prison ; l'un d'eux est étranglé pendant la nuit; ses deux camarades disent simplement lui avoir rendu un service qu'il leur demandait.
A Mechéria, au peloton do punitions, un soldat refuse de continuer l'exercice, sous prétexte (lu'il en a assez, et qu'il aime mieux passer en justice dansson pays, laBelgique,oû il a violé et assassiné une enfant de dix ans. C'est un truc... on ne l'écoute pas, et on le
remet au peloton de punition. Cependant, sur sa demande, on prend des informations. . . C'était vrai 1
Us alimentent deux conseils de guerre et coûtent trois millions par an à l'Etat. C'est là le résultat le plus clair de la suppression de la Crapaudine et du paiement sur le ventre.
Autrefois, un légionnaire ivre battait ses camarades ou ses chefs, on l'attachait jusqu'à ce que Tivresse fût cuvée. Un ivrogne vendait ses effets, il était mis en prison et ne recevait que le pain et la soupe sans viande, une fois par jour; son ordinaire payait l'effet qu'il avait vendu.
Actuellement, tout passe au Conseil, et les habitués des prisons ont leur existence assurée; ils vont vendre leurs effets, pour retourner à leurb vices et à leur hideuse promiscuité.
Un autre fléau, c'est la maladie de la désertion à tout propos et sans propos, avec aggravation de vol, rébellion, coups de fusil etc. On en a vu des exemples en Afrique; ils abondent en Extrême-Orient.
Défaut principal et cause de tous ces dé-
sordres, l'ivrognerie, qu'ils entretiennent au moyen de l'absinthe et du babali, eau-de-vie do figues, que les juifs vendent aux soldats à raison de fr. 75 le litre.
Enfin, planant sur le tout, un égoïsme féroce chez ces hommes sans liens de nationalité ni d'origine, contents du malheur des autres, se vendant et se dénonçant pour le plaisir de faire le mal.