OKIGINE DE LA GUERRE DE SEPT ANS
Avant de mourir, Ferdinand VII avait supprimé la loi saliquo-, la jeune infante, Isabelle héritait du sceptre sous la régence de la reine-mère, Cliristine, au détriment de son oncle. Don Carlos, Maria fsidoro de Bourbon. Les anciens conslitutionnels de 1822-1823 a(*,cei)l6ront ces modilicalions et prctôr eut leur concours A la régente. Les absolutistes se firent les partisans de Tlnfant écarté do la succession royale. D'où les noms de Chris" tinos et de Carlistes que prirent les deux partis.
Ce l'ut dans la vieille Castille que se formèrent les premières bandes Carlistes. 15lles no purent tenir longtemps la campagne ; mais la Navarre, les provinces basques crurent que leurs Fucros (leurs privilèges) étaient mena-
ces; que la constitution de 1812, qui imposait un régime égal à toutes les parties do la monarchio espagnole, allait de nouveau ûtro mise en vigueur. Aussi se déclarôront-elles immôdiatcment pour don Carlos. D'anciens guerriilépos de 1808 et 18'32 reprirent les armes. Voici un écho emphatique de l'enthousiasme i\ l'aide duquel ils formèrent leurs bandes :
i( Tes enfants cultivaient en paix la terre « abreuvôedu sang d'innombrables Français, « lorsque, tout i\ coup, l'hydre révolutionc< naire fit entendre son horrible sifflement t dans la cité où résident tes seigneurs, et tu ¥. as entendu le bruit des chaînes que voulait « t'imposer une maîtresse usurpatrice. Et « voilà que, du sommet de tes montagnes, « part ton formidable cri do guerre, les mille « échos de les vallées le répètent. Au silence a religieux de tes campagnes succède le <t bruit des armes et des pas précipités de tes « guerrillasj car tes enfants, après avoir fait « bénir leurs armes et reçu un scapulaire neuf a des mains du prêtre du village, ont dit : La a guerrillaselève! Elle se lève, et la guerrilla
« navarraîse no rentre que lorsqu'il n^yaplus « d'ennemi à comballre. o
Ainsi, au début (1833), les carlistes voulurent faire la guerrilla. Là était peut-être le succès d(3 leur cause, comme le démontraient les échecs successifs des Christinos pendant les quatre premières années de la guerre* Mais les Navarrais, les Alavas, les Guipuscoans, les Basques furent groupés en bataillons, combattirent en ligne avec bravoure, et, malgré les talents de Zumalacarrégui et de ses lieutenants Eraso, Cabrera, Zaraliégui, Ladron,Ituraldi, Mérino, Vérastégui, Saraza, Etchéverria, Alzaa,Zabala, Andechaga, Cnévillas, Garcia, Oroquiôla, Cordeu, — dit Rojo de San Vicento — Manclio, Casa Eugia, Sagatibalza, Ripaleta, etc., finirent par succomber sous le nombre et la trahison.
/UMAÎ.ACAIIIIKGUI. — LA QUADRUPLÎÎ ALUANCR