NOUVELLE LÉGION ÉTRANGE HE
en avant, et se porte sur rinfanterie ennemie qui est repoussc^e par la l(^gion, le 48" et le 58". Penflant ce temps, vers la gnurhc, la 1"* division sontieift les régiments de cliass(Mn*K il.ins lonrs rJiargcis sur la cavalerie arabe qui est obligée de s*enfuir.
Les jours suivants, le corps expéditionnaire manœuvre^ autour du lac Halloula en face d*Abd-el-Kader, sans qu'il y ait d'engagements sérieux ; le 30 avril , il repasse rOued-Djer, la légion est à rarriùrc-garde ; le 4" bataillon repousse avec énergie plusieurs charges tentées par les Arabes. Le 1"' bataillon passe la rivière le dernier, les cavaliers arabes Tout franchie en amont, ont pris pied sur Tautre rive et menacent do couper la ligne de retraite rlu bataillon, tandis que Tinfanterie Taltaque vigoureusement en queue pour le jeter dans Toued. Sans se laisser déconcerter, le commandant Poërio fait passer la rivière à la compagnie de voltigeurs et à la 3" compagnie; elles gravissent la rive opposée, repoussent dans im combat corps à corps les cavaliers arabes et prennent position pour protrger le passage du reste du bataillon; celui-ci ))at en retraite sous la protection de la compagnie de grenadiers qui reste la dernière. Cette opération roule au bataillon 13 tués et 27 blessés. Le capitaine de Saint-Arnaud, commandant la compagnie de voltigeurs, plusieurs sous-officiers et soldats sont cités à Tordre.
Le 2 mai, la colonne bivouaque à Haouch-Mouzaïa, au pied des montagnes; le génie y construit une redoute pour y déposer les malades, les vivres, etc. La colonne ime fois allégée, le maréchal se dirige vers Cherchell pour y preuflre des rcMiforls et un convoi. La Légion est à Tarri ère-garde; lorsqu'elle est engagée dans la gorge du marabout de Sidi-Moussi, elle est attaquée par les Arabes qui viennent s'embusquer dans une ruine romaine qui commande le défilé. Le général les fait charger à la baïonnette, Tennemi fuit à travers les ravins; le capitaine
Meyer, le lieutenant Espinasse, plusieui*6 sous-officiers et soldats sont cités à Tordre du jour.
Après avoir reçu son convoi, lo corps expéditionnaire reprend, le 10, le chemin du Mouzaia; pendant sa marche a travers le<i montagnes de Beni-Menacer, il est constamiiMîMl harciih; par r.cs tribus; une Foison plaine, il nst suivi par les cavaliers arabes. La Légion, placée sur le liane gauche de l'énorme convoi, réussit à ne pas se laisser entamer et tient l'ennemi à distance, sans lui abandonner un seul blessé, ni un traînard.
Le 12, pendant que la 1 '"^ division attaque le col de Mouzaïa, le 1" bataillon est en seconde ligne. Tandis que les réguliers d'Abd-el-Kadcr défendent pied à pied les diverses lignes de retranchement qui battent le col, la 2* division composée du 4*" bataillon de la Légion, du 17* léger et du 58' de ligne, soutient un combat vigoureux contre les cavalicMS d'Abd-el-Kadcr ol des bandes de Kabyles; la lutte ne cesse qu'à la tombée de la nuit.
Les journées suivantes sont employées à évacuer les blessés et à ramener le convoi qui était resté au bas du col dans la redoute. La marche se continue ensuite sur Médéah. Abd-ol-Kader avec un bataillon de réguliers avait pris position sur les hauleurs qui commandent la ville, mais aux premiers coups de canon, il bat en retraite emmenant avec lui toute la population. La ville est mise en état de défense, une garnison y est laissée sous les ordres du général Duvivier qui est nommé commandant supérieur du Aghalick de Tiltery.
Le 20 mai, le corps expéditionnaire reprend la route du col. Abd-el-Kader attaque l'arrière-garde, mais ne peut entamer le convoi; l'armée descendà la redoute d'Haouch- Mouzaïa qui est évacuée ; puis, escortant un nombreux convoi de blessés et de malades, elle nsprend la direction d'Alger, dont les environs étaient fortement inquiétés par des coureurs arabes.
Le gouverneur cite à l'ordre le capitaine de Saint-Ar-
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naiid, le lieutenant Espinasse* et le sons-lieutenant Davcy, pour leur belle conduite pendant cette colonne. Le capitaine Mayran ' est promu chef de bataillon, le commandant INiiTio (vsl nommé nllicirr tir. la Jir«gion d'Iioimenr, dos croix de clievaliers sont accordées à plusieurs officiers, sous-officiers et soldats.
Le séjour à Alger n'est pas de longue durée : dès le commencement de juin, une nouvelle colonne est formée à Ulidali ; elle est forte de deux divisions ; le colonel de llulsen commande la 2" brigade de la 2' division, composée du 48* et de 2 bataillons de la Légion (2'' et 4*).
Le corps expéditionnaire, sous les ordres du maréchal ValcT, se met en marche le 4 juin et vient camper le f) riiez les Beni-Menad ; pendant la nuit, ceux-ci viennent tirailler contre les grand'gardes, aussi le lendemain matin i'arrière-garde, en partant, brûle les gourbis et les moissons. La colonne campe ensuite sur l'Oued-Djer, s'engage dans les montagnes qui bordent la vallée du Chélif en remontant le défilé formé par TOued-Adelia (actuellement station de chemin de fer). Abd-el-Kader avec ses contingents a pris position devant Milianah, mais après quelques coups de canon il se retire, emmenant avec lui toute la population, après avoir mis le feu à la ville. Les incendies sont éteints par les soldais, la colonne reste pendant trois jours à Miliannb, le maréchal fait réparer Tenceinle, y fait élever quelques ouvrages, organiser des maisons pour les hôpitaux, les magasins et les troupes. Il laisse le lieutenant-colonel d'Illiers, du 3* de ligne, comme commandant supérieur ; il a sous ses ordres un bataillon de son régiment, le 4^ bataillon de la Légion, chef de bataillon Ferrari, adjudant- major capitaine liazaine, quelques artilleurs et quelques sapeurs; eu tout 1,200 honunes.
I^e 14 juin, la colonne se met en marche pour Alger; à