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92 LA LÉGION ÊTHANOÊhE.
que le collet ; ils sont remplacés par le caban on drap bleu de roi. Sbako en drap bleu de roi nii-lin, avec galon garance, cocarde nationale. Plaque en cuivre leprésentanl une couronne antique de châne et de laurier, sunnonlée de la couronne royale; mentonnière en cuir, couvre-sluiko en toile vernie noire avec la légende : Légion étrangère et le numéro du régiment peints en jaune; pompon comme ceux des régiments de la ligne ; ceinturon à bretelle.
Le 11 juin, le 2* bataillon et un bataillon d'infanterie, sous les ordres du commandant Tripier, du génie, opèrent dans les tribus à Test de Ténès et les razzient, pour les punir d'avoir rejoint Bon-Maza. La compagnie de voltigeurfi, détachée momentanément à la colonne du colonel Ladmiiault, prenait i»art à la razzia 6ur les Sinfitlab; la colonne rentrait le 25 a Orléansville.
Les indigènes, fanatisés par les marabouts, se soulèvent de tous côtés ; Taglia Si-El-lIadji-Ahmed est assassiné sur le territoire dos Ouled-Sl»énli.
Du (> au 8 avril, le ctilonei de Saint-Arnaud avi.'c un petit détachement pris en majeure partie dans le 2^ bataillon, pousse une iK)inte pour venger le meurtre de Tagha, il tue ou blesse 21 1 Arabes, fait 500 prisonniers et ramène 1,180 tt^tes de béUiil : nos pertes sont insignifiantes.
Le 2*" et le II* bataillon, sous les entres tlu cuniinandant de Caprez, rejoignent le 19 avril la colonne Saint- Arnaud, qui allait opérer contre les Shéah de la rive gauche; les Arabes s'enfuient et se réfugient dans des grottes avec leurs troupeaux. Le colonel Pélissier les somme de se rendre et leur promet la vie Siuive. Us répondent à cette bommation en tuant le |>arlcmenUure. Imposbible de laisser un tel meurtre impuni. Les ouvertures des grottes sont bouchées, l'entrée principale est bourrée avec di*s broussailles auxquelles on met le feu ; tous les Aralies périrent asphyxiés.
Au mois de novembre, le 2* bataillon fait encore partie d'une colonne commandée parle colonel «le Saint- Arnaud,
qui rc'trouve dans oe bilaillon la compagnie qu'il avait coîniuandée comme capitaine. Cotte compagnie, (ière do marcher sous les ordres de son ancien chef, se fait remarquer pendant loute Texpéiiition, par l'ordre et la discipline qui président à tous ses mouvements. Pendant les marches les plus pénibles, elle ne laisse pas un traînird. Le colonel invite à sa table tous les officiers, le plus ancien sous-oflicier et le plus ancien caporal, ainsi que les quatre plus anciens grenadiers de la compagnie. C'est pendant cette colonne que le rolonel de Saint- Arnaud s'aires- Bant au colonel Tarlas, lui dit : « Tenez si les légion- « naires avaient quatre jambes, ils marcheraient aussi vite « que vos chevaux, je les connais, ce sont de fameux « marcheurs. »
Le 9 novembre, toutes les rompagaies prennent part aux razzias faites autour du camp de TOued-Kelouf, sur la Minn. La cavalerie est lancée en avant pour cerner les douars les plus éloignés et arrêter les troupeaux ; le 5' bataillon de chasseurs attaqu(» les douars, le balaillon du 58" ramasse les troupeaux et le balaillon étranger flanque la marche dans les mont»ngnes, repousse les Arabes et les maintient à distance de la colonne. Ce même bataillon fait partie, quelques jours après, delà colonne» du général Bourjolly* qui, de concert avec celle du général deLamoriciêre, rayonne autour di^ Mascara et chez les Flittas. Cette colonne pousse deux fois jusqu'à Tiaret, visite Torrich. Boghar, pousse ju^^qu'àl'Oued-Gemina etTOued- Bou-Kadra.
Poussés par leur caïd, destitué par nous, les Beni-Hadjas ne cessent d'inquiéter le pays entre Orléansville et Ténès, la colonne; Saint-Arnaud quitte le 1'' décembre son poste d'observation vis-à-vis les Flittas, attaque les révoltés et leur fait payer cher leur brigandage.
Pendant le mois de décembre, le 2' bataillon fait une