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I. Conimniulniit la sulxlivision de Mostuganem

94 I.A LÉGION ÀTRANGknK.

nouvelle colonne avec le général Marey-Mon^e pour mainlonii* U'H Irihiis du cercle (jui se boiil rùvolléob.

A la (In de 1845, de graves symptAmes d'ngitalion se manifestaient dans la province d'Oran ; Alxl-elKader, campé sur la rive gauche de la Moulouïa, avait pris un ascend.'int conttidéraldn sur les tribus du Maroc et agilait les tribus de la subdivision de Tlemcen. Des diminutions notables avaient eu lieu dans relTectif des ti*oupos de la province, par suite de la rentrée en France de plusieurs régiments. Le général de Lamoricière dont les Aralnis avaient une peur salutaire, n'éuiit plus à Oniu et s'était rendu à Alger où il remplaçait le gouverneur général ; enfin Rou-Maza tenait toujours dans le Dahra.

Le général BourjoUy, commandant la province par intérim, se rend à Mostagancm, pour de làaller visiter lesFlittas. Affecté àlacolonne dugénéral Bourjolly, le 3' bataillon doit la rejoindre sur rOued-Menassa. 11 quitte le Kliamis, le 19 septembre; le lendemain, le baUiillon, renforcé par une compagnie ilu î}2^ de ligne, capiUiuo Félix Dou.iy, d(»ii traverser le délilé de Mehab-Garboussa, appelé l'entonnoir par les soldats.

A peine Tarrière-garde est-elle engagée dans le défilé, que les crêtes se garnissent d'Arabes qui atta(|uent avec furie. Une charge de chasseurs d'Afri(iue dé^Mge Tarrièi*e-garde et lui permet ainsi i|u'au convoi de serrer sur le gros de la colonne. De nombreux Araljes arrivent au bruit de la fusillade, coupent le chemin avec des rochers et einpéchent la ctdonue de poursuivre sa route.

Le sei*gent- major (labrielli*, commandant la section d'arrière-garde, voyant un chef indigène s'avancer sur rescarpement qui domine le défilé, s'élance pour le saisir, celui-ci fait dt^mi-tour, le sergent-major fait feu et bh'sse le chef arabe, au moment où il se lance dans la rivière avec son cheval. A partir de ce inonieiit, \r. feu des Aral>os dc-

1. Colunel rotnûlû à U luito de blotsuret reçues à Spickcreo.

vienl intense. Jusqu'à deux heures, le fi' bataillon fait bonne contenance, mais les munitions sont épuisées et le commandant Mancelon va donner l'ordre d'attaquer à la baïonnette les Arabes qui couvrent les crêtes de gauche, il veut tenter de rejoindre par les hauteurs le poste de Khamis, lorsqu'au moment de commencer le mouvement, on entend la marche des tirailleurs annonçant l'arrivée de la colonne du général Bourjolly et bientôt on voit briller les armes de la cavalerie desciMidaut les lianes de l'entonnoir. Les hommes qui se battaient en désespérés, se croyaient perdus, ils n'eurent pas un moment de» défaillance ; leur cuntluile reste comme \m modèle de ce que peuvent des îiommes disciplinés et énergiques, lorscju'ils sont bien commandés. Le lieutenant Doze , le sergent-major Gabrielli, le sergent Leroux, le voltigeur Schneider furent cités par leur belle conduite dans cette affaire.

Quelque temps plus tard, une lettre du colonel Saint- Arnaud au colonel Mellinet faisait connaître que le chef arabe blessé par le sergent-major Gabrielli n'était autre que Bou-Maza, qui avait eu le bras cassé le 20 janvier lorsqu'il avait réuni tous ses contingents pour écraser le bataillon Mancelon. Celte blessure du marabout refroidit beaucoup ses partisans, car il avait annoncé qu'il était invulnérable ; on commença dès lors à douter de sa mission.

La colonne continue sa marche sur Ben-Atia, au centre des Flittas ; l'artillerie est employée à tenir les Arabes à distance.

Le 22, on se dirige sur Touïza, plateau situé au milieu d'une vallée boisée. Cette marche est encore inquiétée par les Arabes. Le 3" baUiillon, qui llanque l'aile droite, est engagé dans des broussailles épaisses ; la cavalerie fait plusieurs charges pour le dégager; le colonel Berlhier, qui la commande, est tué, le commandant Clerc, des chasseurs d'Orléans, est blessé. La compagnie de voltigeurs, qui est à Textréme arrière-garde, est serrée de très près ;

OG LA I.KCilON KTIlAN(;kllK.

on esl obligé de la remplacer par la comitagiiic de grenadiers. Plusieurs retours ofreusifs sont nécessaires pour tenir Tennemi à distance. Dans une de ce» chargt^s, le sergent Yanspansdouck tombe Idessé d'une balle; ses camarades lancés au pas de course le dépassent sans le voir. En revenant, ils aperçoivent au foutl d'un ravin le sergent, qu'un soldat du Iraia s'eil'orrait d'installer sur un cacolct. Les hommes s'arrêtent, se forment en cercle pour défendre le blessé, le caporal Michel monte sur l'autre cacolet pour faire contre poids et n eu coniiuue pas moins à faire le coup de feu contre les Arabes.

La position devenant très critique, le général BourjoUy se replie sur la Mina et est i*éduit à prendre une position défensive, près du barrage de la Mina. A la lin d'octobre il se porte au-devant de la colonne de Saint-Arnaud et la rejoint vers EUAbbès, à mi-chemin entre Hclizane et Orléansville. Les deux colonm^s continuent leur.-) 0[)érations jusqu'à la lin ih) novembre, époque à laquelle le .'S** baUiil Ion rentre au Ktiamis. Le 15 décembre, la conipav^nie de voltigeurs, forte de lôO hommes, désignée pour fair«; partie de la colonne du maréchal Bugeaud, retourne dans les Flittas et ne rentrait au Khamis qu'en avril 184.).

Pendant ces événements dans l'Kst de la province, le général Thierry, conunandant la subdivision d'Oran, délégué, passe en été 1 inspeclion gênér.ile des compagnies stationnées h Oran, à MosUiganttm et à Hel-Abbès.

Lecorps est rôparli de la façon suivante : Ëtat-mijor et dépôt à Mostaganem ; V bataillon à Oran, Mostaganem et Mascara; 2^ bat<iiilon, I^e Sig, Oran, MosUiganem, Ténés, Khamis ; 3' bataillon, Oi*an, Bel-Abbès, Mostaganem et Khamis.

Les remarques de l'inspecteur général sont a peu près les mêmes que celles de l'année précédente : « La cas- « quette à culot blanc et à carcasse en cuir est à rejeter, la c pluie et le soleil la raccoruissent ti-op facilement, la « création du nouveau bonnet de police répond aux besoins,

« il faut Taflopter délhiitivenient. Dans les camps, le pain « de soupe coûte jusqu'à 75 cent, ou 80 cent, le kilo- « gramme. »

A peine les grosses chaleurs de l'été sont-elles passées, que les mouvements recommencent. Le 1" bataillon sous les ordres du colonel Mourel est dirigé sur Saïda; il rayonne autour de ce poste qu'il doit créer contre les (MiUvprises des Djafra toujours remuants. Le bataillon est ensuite envoyé à Daya, sur la séparation du Tell et des llauls-Plateaux, poste nouveau qu'il doit créer et insiaU lor. Mais en route pour le Telagh, on apprend le massacre lie Sidi-Iiraliini (23 scploinbre 1845); le bataillon est aussitôt dirigé sur Tlemcen et placé sous les ordres du ^xénéral Cavaignac, commandant cette subdivision. Cette colonne dégage Aïn-Temouchent vivement pressé par Tennemi ; le 27 septembre, un renfort de 250 hommes envoyé à ce poste, avait mis bas les armes à 4 kilomètres d' Aïn- Temouchent et avait été emmené prisonnier avec les blessés de Sidi-Braliim. En arrivant sur le théâtre du combat, o:i ensevelit les aulavres mutilés du 8' bataillon de chasseurs, puis la colonne se dirige sur Djemma-Gazaouat'.

La douleur et la colère des hommes sont à leur comble, ils demandent que des représailles terribles soient exerrôo:; contre les Arabes qui mutilent les cadavres. 45 prisonnions sont fusillés à l'arrière-garde de la colonne; pendant plusieurs mois, tous les prisonniers sont passés par les armes.

Le général de Lamoricière arrive avec quatre bataillons de renfort qu'il amenait d'Alger. Il donne rendez-vous à la colonne du général Korte au Rio-Salado et fait sa jonction au vaA i\r. Tliaza(près de Lalla-Maghriiia) avec le général Cavaignac. Le général de Lamoricière commence sa, campagne des Traras qui fut aussi brillante que celle de Mascara eu 1841 et 1842. Mais le bataillon du 1*" étrau-

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