iiOral (lo divUiuii cuiiimaiiduiil lu 19* cor|>t
I. Culic riicoin|M)itse iio •« lil |nk allotitiru : lo colutiol Uellitiol rocul la croix d'ufllcier à Tlomcuu «lovant toutos les troupes, lors do la renlnio do la colunno.
1" nK^I^rKNT de la légion ÉTnANr.KHE. 107
longe les hauleurs, puis fait t'ile de colonne «adroite; Tarlillerie prépare Tatlaque qui est menée rapidement. Les AralK3s, pris en liane par la cavalerie du colonel Gagnon, se dispersent de tous côtés. La colonne campe sur la rive gauche de l'oued, en face d'Âïn-Sefra dont les habitants se soumettent immédiatement. Le lendemain, on marche sur Aïn-Sfissifa abandonnée par ses liabitants ; les récoltes sont coupées et les maisons pillées et détruites. Le retour se fait sur Sebdou, par El-Ambaa, Taoussera, Ben-Kheli), Oglal-en-Nadja, Oglat-Beïda, Kerbaïa, Sidi-Yahia-bel- Adj. Le 23 mai, la colonne arrivait à Sebdou après avoir 8upï)orté les températures extrêmes dos hauts plateaux; en avril, un froid intense av&c neige et grêle. Le 14 et le 10 mai, des chaleurs de 40" à 50* à Tombre, avec du sirocco. Le général passait la colonne en revue et la licenciait ; le 1" bataillon était dirigé sur Oran, le 2* sur Bel- Abbès.
CcîUo oxpéïlition, adinirablomcnt organisée et menée par le général Cavaignac, eut des résultats politiques des plus heureux. Pendant toutes ces marches, la Légion montra un entrain et une solidité qui ne se démoutircnt pas un seul instant ' ; le sous-lieutenant Dclebecque était cite à l'ordre pour sa belle conduite à Moglu'ar.
Pendant que les 1*' et 2" bataillons opéraient dans le Sud, le 3" bataillon partait d'Oran et entrait dans la colonne du général d'Arbouville chargée de parcourir le pays depuis Nemours jusqu'au djebel Mekaïdou (près d*EI-Aricha) et de faire rentier les impôts et les amendes dus par les Messidas. Puis le bataillon fut employé à divers travaux de colonisation, notanmient à rachèvcment du poste de Î^alla-Ma^ihruia.
Pendant le reste de Tannée, le régiment est disséminé entre Oran, Arzew, Bel-Abbès et Daya; il ne fait pas
1. Otmrnnte nn^ plus (nnl, le bnivo gûm^nil Mcllitiet rais.'iil rcrnnrqucr que l'on est heureux, dans sa cnrriére, d'avoir Tlionueur d'élre à lo léle d tuic pareille troupe.
108 LA LÉGION ÉTRANGÈnB.
partie des Iroiipes du général Lamoricière, qui forcent Abd-cl-Kader à faire sa soumission le 23 septembre 1847. Ce fut dans cette année 1847, par décision ministérielle du 5 février', que la place de bataille de la Légion fuldéllnilivemcnt fixée. Avant cette époque, de nombreubes discussions s'étaient élevées, notamment dans les revues, pour décider quelle dev<iit être cette place. I^ décision ministérielle portait que la Légion prendrait la gauche de toutes les ti'oupes françaises et que les tiniilleurs, qui étaient d'institution plus récente, marcheraient après elle.
1848. — Par décision du gouverneur général en date du 1" jiinvior 1848, le cercle do liei-Alibès est érigé en subdivision, dont le commandement est donné au colonel Mellinet.
Le (> janvier, le 2^ baUiillon quitte Bel-Abbès pour aller tenir garnison à Lalla-Maghrnia, qu'il quitte bientôt pour faire i>arlie de la colonne du général de Mac-Mahon. Il i*ejoint cette colonne à l'Oued-Taliharet, sur le territoire des Beni-Snous. On visite Lalla-Maghrnia, TOuedMonilha, Sidi-Brahim et Nedroma.
Du reste, la reddition de rfCniir a assuré la tranquillité de la province d'Oran ; les comimgnies du régiment dissi^minées un peu partout, sont employées à toutes sortes de travaux, soit pour le Gouvernement, soit pour les colons.
Au moment où le nouveau drapeau est donné au régiment par le Gouvernement de la République, les Imttiillons occupent les emplacements suivants: 1'' bal«aillon à Oran, avec dét«achements agricoles à Arzew, Saint-Leu, Sainl-Cloud et Miuigin; U) 2^ bat«ii lion cà Bel-Abbès; le 3* bataillon à Bcl-Abbès avec détachements agricoles dans les environs et 2 compagnies à Daya.
I. On te (lonuuido pour quct iiiulif, l« rûorgonitiiliou Uo l'anaôu, «u ISTS, a placii la Légion «prêt les Tiruillcurt ul auuulu la d<icUiou miuta. Idriollo «lu & février 1947, la Légion élaul plus anciouuo que lc« Tiroillourt.
Le nouveau drapeau est remis à Oran, par le général Pêlissier, en présence des 5% 9' et 12' de ligne et du V' bataillon du T' étranger. Il porte d'un côté la devise : Unilè, Liberté, KgalUé, FrateiiiUéy entourant Tinscription : népublique française et Léjion élrangère; et de l'autre côté, le numéro du régiment et : Valeur et Discipline.
Une décision ministérielle du 3 mars avait prescrit de supprimer la couronne royale qui surmontait la plaque du sliako. Uuo autre décision du 3 juin, provoquée par les idées humanitaires au sujet de la fraternité des peuples (idées (|ui avaient cours en ce moment-là), faisaient connaître que les Polonais faisant partie du 1*' régiment étaient relevés de loui*s engagements avec la France et lîliérés du service ; 23 Polonais seulement profitèrent de crlle mesure, mais au mois de septembre suivant, 17 étaient rentrés au régiment.
1849. — Los travaux de colonisation continuent à Bel- Abbès, à Oran, au Sig et sur Tisser. Les compagnies font les barrages et les travaux du Sig, ceux de Tisser et des OulcMl-Mimoum, la plupart des fontaines, des abreuvoirs et des puits de la province d'Ôrau ; les routes de Del- Abl)ès à Oran, de Mascara, de Tlemcen, de Daya;les ponts de la Tcnira, de TOued-Sarno; les postes de télé- /^rnpbie aérienne depuis Oran jusqu'à Lamoricièro; les constructions civiles et militaires de Sidi-bel-Àbbès *, sont des monuments qui témoignent du dévouement et de l'activité du 1" régiment étranger.
D.ins les premiers jours d'avril 1849, une colonne formée des compagnies d'élite du régiment sous le comman-
1. r.irmi les Irnvnux oxucutés sous l^lmpulsion intoUigenle et perséTër.'inle du colonel Mcllinel, il faut citer le jtinlin do la forino, qui irôlnit nuire que le jardin du réginienl, dont la ville fie Bel-Ahl>é8 s'est omparû.
Il est vrni d'ajouter que la municipalité permet oux légionnaires qu'elle a expropriés de se promouor dans ce jardin.
110 LA LÉGION ÉTnANGÊltB.
dément du colonel, ayant 60us ses oinlres le commandant Ridouël', reçoit Tordre de se diriger sur El-Aricha, d'y former un camp d'observation chargé de couvrir le Tell, de maintenir les Hamyan et de surveiller la frontière marocaine, pendant que les généraux Pélissier et de Mac- Malion visitent les ksours du Sud.
La colonne Mellinct, partie le 5 avril, arrive le 12 à El-Aricha où elle trouve le 9* de ligne.
Le 15 mai, les compagnies du centre du 2* bataillon partent de Bel-Abbès escortant un convoi de ravitaillement pour la colonne du général de Mac-Mahon, dont elles font désormais partie.
Le camp d'El-Aricha resie constitué pendant 3 mois; il est dissous le G juillet et les compagnies rentrent à Bel- Abbès, reprendre les travaux de colonisation.
Au mois d'octobre, le choléra, apporté par 2 compagnies venues d'Oran à Bel-Abbès, emporte, en 20 jours, 3 officiers et 206 hommes de troupe.
C'est pcndaut cvÀin épidéinici, (|ih; le rhirur^^ien aidemajor Dziewoski bnive la mort à chaque instant, ne prenant de repos ni jour ni nuit, pi*odiguant ses soins aux malades; il fait l'admiration de tous, civils et militaires. Les habitants de Bel-Abbès lui offrent une épée d'honneur; le Gouvernement le décore et le place, quoique étranger, dans une arme spéciale. L'épidémie prend fin le 15 novembre.
1850. — Au 1'' janvier, le régiment a repris ses travaux.
Les tribus de l'ouest de la province ayant refusé l'impôt, une colonne sous les ordres du général de Mac-Mahon se réunit à Tlemcen, avec ordre de parcourir le pays et de maintenir les tribus dans le devoir. Le 1*' et le 2* bataillon du régiment, sous les ordres du commandant Ri-