I. 2, s. Voir niix piùcc5( juslincnlivcs
4 LA LÉGION ÉTRANGftRB.
italique; elle était composée de quatre bataillons d'infanterie et de quatre escadrons de chasseurs à cheval, forts chacun de deux compagnies, une légion polonaise, une légion des Francs du Nord, et plus tard une légion maltaise qui prit part à l'expédition d'Egypte.
L'excellent parti qu'on pouvait tirer des troupes étrangères n'échappa p«is à Napoléon, qui organisa des demibrigades helvétiques , puis des régiments suisses , une légion hanovrienne, quatre légions du Noi*d, ime seconde légion hanovrienne, la légion de la Vistule qui fit la guerre en Catalogue, tandis que la légion portugaise et les régiments espagnols allaient tenir garnison à Hambourg.
Sous la Restauration, les ordonnances du roi en date du 16 décembre 1814 * forment un régiment colonial étranger et déterminent une nouvelle organisation des premier, deuxième et troisièuic régiments étrangers h la solde de la France. L'ordonnance royale du 6 septembre 1815 pix)nonce le licenciement des huit régiments d'infantorie connus sous la dénomination de régiments éti*augors et la réorganisation d'une légion i*oyale étrangère *, qui plus tard prend le nom de Hohenlohe.
Les deux ordonnances royales du 18 juillet 1810? prescrivent la formation de quatre régiments de ligne suisses et des deux régiments suisses de la garde royale portant les n** 7 et 8. La couleur du fond de l'uniforme des régi-' ments suisses est rouge, les boulons de la ligne sont de couleur jaune, et ceux de la garde de couleur blanche.
Par ordonnance royale du 22 février 1821, la légion de Hohenlohe fut réorganisée en un régiment de ligne à trois bataillons qui prit le nom de régiment de Hohenlohe *.
En 1830, les régiments suisses à la solde de la Franco furent licenciés, le régiment de Hohenlohe fut dissous par
1, s, s, A. Voir aux pièces jusUncali vos.
pnEMiÈRB l1^:gion étrangère. 5
une ordonnance du roi Louis-Philippe en date du 5 janvier 1831*, qui créa en môme temps un régiment d'infanterie légère sous le n®21. Les officiers, sous-officiers et soldats du régiment Hohenlohe, nés ou naturalisés Français, sont compris dans les cadres du nouveau régiment avec faculté d'y admellrc les étrangers en iuslance pour obtenir leurs lettres de naturalisation.
Cette interruption dans le service des élrange.s dans Tarmée française ne fut pas de longue durée; la loi du 9 mars 1831 et l'ordonnance royale du 10 du même mois* organisèrent la légion étrangère.
Cette nouvelle organisation l'eposait sur les bases suivantes :
Ce corps ne pouvait être employé que hors du territoire continental du i*oyaume, les bataillons étaient à 8 compagnies de 112 hommes chacune, comme les bataillons d'infanterie de ligne ; les compagnies d'élite n'existaient pas.
Les eng;igeinenls étaient de 3 ans au moins et de 5 ans au plus, les rengagements étaient de 2 à 5 ans. Il fallait avoir 18 ans au moins et 40 ans au plus pour contracter un engagement. On composait les compagnies des hommes de même nation et parlant la même langue; mais on renonra plus tard à ce système qui donna de fâcheux résultats; les nationalilés diverses formant des compagnies arrivaient à en venir aux mains entre elles; les haines de race à race n'étaient pas éleintes et causaient de graves conflits, à chaque instant il y avait des collisions entre les compagnies. En 1835, le colonel Bernelle mélangea tous les hommes de nationalités diverses dans toutes les compagnies ; depuis, ce système excellent a toujours été suivi.
Le premier dépôt de la Légion fut établi à Langres sous les ordres du commandant Sino, et le 21 mars de la même année (1831), il était transféré à Bar-le-Duc.
1, s. Voir aux piôccs jusliOcalives.
Le 1*' bataillon et la section hors rang sont organisés le 15 mai, sous les ordres de M. le chef de bataillon Salomon de Musis. Ils comprennent les hommes ayant déjà servi dans les régiments suisses et le régiment Uoheniohc.
La formation des 2^ et 3* bataillons, qui devaient recevoir les Suisses et les Allemands, est remise à une date postérieure, c'est-à-dire au fur et à mesure des engagements.
Le 4* bataillon, destiné à recevoir les Espagnols, est formé en avril, à Agen, sous le commandement de M. Barbé.
Le 5** bataillon, composé de Sardes et d'Italiens, se forme à AuxeiTe, d'abord sous les oitlres de M. le commandant Charbonnel, et ensuite sous ceux de M. Poërio, ancien officier supérieur napolitain.
Le 12 juillet 1831, l'organisation de l'éiat-major des bataillons n""* 1, 4 et 5 et de la section hors rang étant terminée, la légion est mise sous le commandement du colonel StofTel, ancien oflicier d'état-major en demi-solde.
Un 6* bataillon, recruté en majeure partie parmi les déserteurs belges et hollandais, conmieucc à s'organiser à Chaumont, mais sa constitution complète n'a lieu qu'à Bône deux ans plus tard, le l""' mai 1833.
Le 7* bataillon, formé à Alger, n'a au début que 4 compagnies. Ce bataillon est réservé aux Polonais non naturalisés qui n'ont pu faire partie du 07" d'infanterie de ligne dont la formation avait lien à Alger, avec des réfugiés polonais naturalisés.
La constitution des 8 compagnies de ce bataillon ne put être effectuée qu'en 1834.
Tous ces bataillons sont réunis à Toulon, où le dépôt a été définitivement installé, et partent pour l'Algérie fin août 1831.
Chaque légionnaire était pourvu : d'un pantalon garance tombant droit sur le pied ; d'un habit bleu de roi boutonnant sur la poitrine; d'une capote en drap gris de fer à deux rangées de boutons; d'un képi à turban garance.
bandeau et passe-poils bleus ; d'uue paire de guôlres eu toile ; d*une paire de guêtres en drap bleu foncé avec boutons doubles aux sous-pieds, ei d'un col d'ordonnance.
D'un équipement complet en buffle blanc, ainsi que les bretelles et les couiToies du Fac; d'un étui (pour mettre l'habit) en toile b]teueàraie8blanclie6;ainsiqucdetousles effets de petit équipement en usage dans l'infanterie à cette époque ; d'un petit bidon en fer-blanc.
Ainsi qu'on peut s'en rendre compte, l'uniforme de la légion différait peu de celui de l'infanterie. Les boutons en cuivre jaune portaient les mots : Légion étrangëi*e.
En moins de quatre mois, la Légion avait été organisée et malgré les diOicultés sans nombre qu'entraîne la formation d'un corps où tout était à créer, et où les officiers, inexpérimentés, la plupart du temps ne parlant pas le français, n'avaient pu être de grande utilité dans cette formation.
Le général Bernelle attribue, avec juste raison, tout le mérite de cette prompte organisation aux ofUciers et aux BOus-oCnciei*s provenant en grande partie des régiments suisses et de llohenlohe, dont le dévouement et la peraévérance avaient été au-dessus de tout éloge.