‹ La Légion étrangère de 1831 à 1887Chapitre 35 sur 117 · Uurt maréchal de France · texte numérisé non relu

Uurt maréchal de France

2' RÊCIMENT DE LA LÉGION ÉTRANGÈnE. 127

JjO 22 février, les colonnes rentrent, prennent des vivres et se portent de nouveau dans les montagnes de TEddongh, où se sont réfugiés Si-Zardoud, sa famille et ses partisans.

Les colonnes s'installent au milieu des montagnes. Les bataillons, sans sacs, avec la cavalerie, sont lancés dans toutes les directions et frappent sans relîlclie.

Lo 3 Hïai, le marabout vendu par son kbodja (secrétaire), est pris et fusillé par un détachement de la colonne de Philippeville commandé par le commandant de Montagnac*.

On séjourne encore quelques jours dans lo p:iys, mais le temps redevient affreux, les torrents débordent, et ce n'est qu'au prix des plus grandes difficultés que le 1" bataillon parvient à rejoindre Boue, après avoir dans la même journée passé six torrents impétueux, grossis par les pluies.

JiOs résuluits politiques obtenus par celte colonne sont immenses dans le pays, qui dès lors n'a plus bougé. Ayant assuré l'autorité franraiso à Touest do la province, le général B.iragucy d'ililliers s'o(cui»e do l'est qui est encore î\ peu près inconnu.

L'expédition du général Randon, en 1842, malgré les razzias qu'il avait faites, avait été un insuccès ; l'autorité et landace de llassenaouï s'étaient accrues.

Fidèle à sa tactique, le général se décide à aborder le pays des llamenchas en trois colonnes.

Une partant de Conslantine, sous les ordres du général, forte de 3,G00 hommes; une partant de Guelma, sous les ordres du colonel Ilerbillou, forte de 2,200 hommes, et la 3' ]»artant de Bône, sous les ordres du colonel de Senilhes, forte de trois bataillons d'infanlerie, parmi lesquels se irouve le T"" bataillon du régiment, un escadron de cavalerie et une section d'artillerie.

Page 1