Tim ù Siili-Drahim
128 LA L^r.lON iPlTHANOKRK.
Le plan du généi*al est d'attirer vers Touesl Fattentiou de liassenaouï, pendant que le colonel de Senilhi.*^, descendant rapidement vers le sud, doit se porter sur Soukharras, pour couper à Tennemi sa retraite en Tunisie.
Ce plan réussit en partie ; Ilassenaouï se porto frauchement contre les colonnes de Touest; pendant ce temps, le colonel de Senilhes, traversant le pays des Merdes, remonte par la ChefQa, la Tliiebana et les Beni-Messaoud, et arrive le 25 mai à Soukliarras, qu'llassenaouï, avoc ses douars et ses troupeaux, avait quitté deux heures auparavant.
La marche du colonel avait été retardée par une attaque, qu'avaient tentée les Arabes. Au nombre de 7(J() à 800, flanqués par de nombreux cavaliers, ils avaient pris position dans un col ditlicile que devait franchir la colonne. Le bataillon du 2* étranger, sous les ordres du commandant Lafont de Yilliers, est désigné pour aborder Tennemi ; le commandant maintient les Arabes sur son fi*ont pendant que trois compa;;nios Qlent dans un ravin, font à gaucln? bruscjuemcnt et se portent à Tassant.
L'ennemi étonné recule ; il n'a voulu du reste que faire une démonstration pour donner à ses douars et a ses troupeaux le temps de s'enfuir.
Les tribus récalcitrantes se réfugient sur le tiTritoire tunisien, dans la plaine de Darmela. La cavalerie les suit sans relâche, elle est appuyée de tràs près par les trois compagnies d'élite, mais des populations tunisiennes sont razziées comme les autres ; cette erreur amène une grave question diplomatique.
Les trois colonnes s'installent dans le pays et ruinent peu à peu les récolles. Le 10 et le 16 juin, les colonnes de Bône et de Guelma ont de légers engagements dans le djebel Frino, où se sont réfugiées diverses tribus, et les amènent à résipisciMice. Le pays est organisé, un caïd est investi par nous du commandement des llamcnclias; mais une petite colonne, sous les ordres du lieutenant-colonel
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de Mac-Mahon, est laissée à Soukliarras pour lui donner le; loinps de se constituer une smalah capable do le faire respecter.
Le 1" août, le bataillon rentre à Boue; le commandant Lafonl de Villiers, les capitaines Meyer, Gancz et Souvillc, Tadjudant sous-ofïïcier Dogier, le sergent-major Hanor, blesse, le sergent-major Legoupil, les voltigeurs Schmilt et Sainzas, sont cites à l'ordre de la division pour leur vigueur cl leur entrain.
Le lundi 29 mai, le 2^ bataillon, en garnison à Bougie, fait, avec les autres troupes de la garnison, une sortie pour repousser les Kabyles qui occupent le marabout de Sidiben-Aliineur : le marabout est enlevé. Le commandant 6uj)i}riour cite à Tordre : le capitaine adjudant-major de Clonaitl ', qui a pris la direction des tirailleurs de la colonne de droite \ le capitaine Jeuslin de Villiers, qui a rivalisé d'entrain et de bravoure avec le capitaine de Clonard, et qui rst entré le deuxième dans le marabout, où l'avait précédé le brave sergent-major Gautier, de la 1'" compagnie, qui a fait preuve d'un grand cournge; le capitaine Carteron,r|ui connnandait le bataillon, et qui a montré de la valeur, du sang-froid et de Tintelligence ; M. Ligiard, sous-aide-major, qui a pansé les blessés sur le cliamp de balaille et sur la ligne même la plus avancée des tirailleurs -, Lambert, fourrier de voltigeurs, remarquable par son sang-froid et sa bravoure; Corta, fusilier de la G" compagnie, blessé ; Gomez, voltigeur, blessé ; Carbonnel, fusilier de la 2'' compagnie, qui a forcé trois Kabyles à a])andonner deux de leurs blessés qu'ils emportaient, et aidé d'un de ses camarades, a rapporté les têtes des deux blessés.
A Djidjelli, où se trouve détaché le 3" bataillon depuis le 1 "'janvier, la situation est toujoin-s tendue. Les Kabyles harcèlent les avanl-postes tous les jours ; le 6 juin, conduits
]. Ucimis, çûndnil de brigade.
Lia. ÉTRAVOÉRB.
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par un nouveau marabout^ qui se dit frère deSidi-Zai*iloud, ils âtt.'iquenl sur toute la ligne et cherchent à f^e faire jour pour pénétrer jusque dans la ville ; les huit compagnies du 3* bataillon sont mises en ciction, mais, placées derrière des positions retranchées, leur pertes (14 hommes) sont infmiment moins considérables que celles do Tennomi, qui est obligé de se replier. De nombreuses citations sont faites. Une chose digne de remarque, c'est qu'une compagnie auxiliaire, formée de fantassins arabes, combat côte à cù:e avec la Légion.
Le 12 juin, vers G heures du matin, la ville est do nouveau attaquée par 3,000 Kabyles, qui sont repoussés pîir les feux de la garnison ; ils éprouvent des pertes sérieuses. Le commandant supérieur cite à Tordre : MM. Peut de la Haye, chef de l)ataillon, le capitaine adjuiiantmajor Espinasse, les capitaines Joly, Jaubert, Nyko, de Mango, Chaumeil, les lieutenants Domcelin, Diuorrel, Traiichol, Meylan, Rernelle, Paris, pins vingt-deux sous-olliciers et soldats, parmi les(|uels neuf blessés.
Au moment de rinspi;ction générale passée par M. lu général do Fesenzac, Tetrectif est <le 2,332 liouunes. L'éUumajor, le l'*^ bat;iillon, les disciplinaires et les convalescents sont à Bône, le 2' bataillon à Bougie, le 3" batiillon a Djidjelli.
Le général relève les |>oints suivants :
A défaut d'esprit du corps, il y a uu excellent esprit iiiilitairc. Il faudrait des iiioyeus de réiirebbiuu autres (|ue ceux prévus par le régliuiieiit.
11 y a (tcux espèces (riiuiniues : {'* du Midi, presque tuus Mspngnuls, petits de taille mais vigoureux, a|>pn>priés aux climats chauds; 2* du Nortl, en général Allemands, en apparence plus forts, nmis supportant moins bien TinHuenee du climat. Beaucoup do réformes sont prononcées pour défaut de taille ou infirmités contractées avant l'arrivée au corps. Trop «le Français sont admis sous de faux noms étrangers. Lt^s dimensions des cas«|uettes s«Mit trop étroites pour les liommi^s du Nord. 11 y a soupe (piatru fois par semaine matin et soir ; les trois autres jours, le repas du soir ee compose de légumes.