CHAPITRE
DE lS^4k A 1848
\R\\. — Colonne du duc d'Aumalc. — Prise do Biskra. — Colonm* dîin» l'Aurôs cbi;z les Hcni-Salah. — Le régiment reçoit son drapeau. — hispecijon iliidiic d'Ainnale — 1815. Le général Bedeau reniplacf Ir (lue rrAuuiale. — Nouvelles cxpétiitions dans l'Aurcs. — Coloum* du ^'éiiéial Handon sur Tehessa. — Inspection du général Bedr'au. — \HSi\. — (inlfunic dans h* Ilodua l'irluv.les Bcni-Minuunu. — Kxpotlitinii cIh'7. les NoiniMii'hns. — (louvoi de blessés niîLssarrés |)ar leur e,.<rorle. Hepiésailles exercées contre» les assassins. — Surprise tcnléi^ ]»ar Ilasseiiaouï. — Pacification des Nenienclias. — I8i7. — Colonne do Kahylie. — (Colonne du maréchal Bugeaud à Bougie. - Expédition du •;oloue| de Seiiilhes siu' la InMitière tunisienne. — Le colonel de Seiiillu.'s est nounué général do brigade et rcMnplace par le colonel Caurobert.
1844. — A cette date, tout le Tell de la province de Constanlinc f»st soumis, sauf la Kahylie. Dans le sud, dans la région comprise entre les Zibans et le Uodna, les tribus nomades obéissent à un lieutenant d'Abd-el-Kader, qui a munie établi une garnison de réguliers dans Toasis de Biskra, que Ton regarde comme la clef du sud.
Une colonne forte de 5 bataillons de 500 hommes, de 000 cavaliers, do 2 sections de montagne, 2 obusiers de 12 et d'une compagnie du génie, est placée sous les ordres du duc d'Aumale, commandant la province et est dirigée vers le sud. Elle a pour but de chasser des Zibans, le khalifat d'Abd-el-Kader. Une autre colonne d'ol)servation <;st placée daus le Uodna pour appuyer ces opérations et couvrir sa ligne de communication. Les compagnies d'éliln dos 2" et 3' bataillons quittent Bône, le 7 février; celles du V bataillon le 11, elles vont à Constantine former un bataillon d'élite destiné à faite partie de la colonne du duc d'Aumale. Le 23 février, la colonne est à Batna, à
132 LA LÉGION KTRANGÈnE.
côté des ruines de Lambessâ ; on y organise des magasins et un hôpital, et on y laisse une garnison solide. La colonne reprend sa marche sur Biskra, où elle entre le 4 mars, sans coup férir.
Le kalifat d'Abd-el-Kader avec ses troupes avait ahandonné la ville 5 joui*s auparavant et s'était jeté dans les Zibans, cherchant à entraîner avec lui toutes les populations de cette contrée ; il occupe le petit ksar de Mechoumech avec 200 soldats régulière et 2,000 à 3,000 Kabyles. Le duc d'Aumale, avec 3 bataillons du 2* de ligne, du 2* étranger et des tirailleurs algériens, 400 chevaux et 2 pièces de montagne, se porte contre ce rassemblement.
Le ksar, qui est fortifié, est construit sur une montagne déboisée, dont les flancs sont à pic et sur laqnelle on remarque un bordj et deux petits ouvrages ; le fond de la vallée est occupé par une oasis de palmiers protégée par deux mamelons défendus par de nombreux groupes d'Arabes.
Los mamelons de Toasis sont enlevés assez rapidement ; le 2* de ligne réussit à pénétrer dans le ksar. Il reste à enlever le bordj situé sur une crête fort étroite au-dessus de la gorge de rOued-el-Abiod, que suivent le bataillon de la Légion étrangère et la cavalerie.
Un petit plateau où se trouvent des forts de moindn^ importance est enlevé et occupé par la Légion étrangèitî et l'artillerie. Quelques obus lancés heureusement tuent ou blessent une partie des défenseurs et favorisent le mouvement du commandant de Clmbrière * qui, avec 2 compagnies, gravit, malgré le feu très vif dirigé sur lui de toutes parts, les rochers pour tourner le bordj.
Pour contenir les Arabes qui gênent l'attaque du bordj, le commandant de Chabrière a détaché sur la droite une compagnie de grenadiers, qui cbemine avec succès vers la crête supérieure de la montagne.