Tuë comme colonel du s* élraDgur à ^agonla
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JjGs réguliers d'Abd-el-Kader accourent pour la défendre, ils font pleuvoir sur les grenadiers une grêle de balles et roulent sur eux des quartiers de rochers. D'énormes diflicultés de terrain arrêtent l'élan des grenadiers ; le capitaine Meyer est blessé d'une balle au bras, mais n'en conserve pas moins le commandement de sa compagnie ; il la maintient pendant plus d'une heure dans cette position (liilicile ; il repousse une charge des réguliers et est de nouveau atteint d'une pierre au bras.
Los olRcicre et les sous-officiers qui cherchent à s'ouvrir un passa^^'o sont les premiers aiteiiits. Une lutte corps à corps s'engage ; ccr»isOs par le nombre, les grenadiers vont rouler dans le ravin, lorsque les compagnies qui ont enlevé le bordj arrivent à leur aide, tandis que les tirailleurs indigènes essaient de tourner la position par la droite, la charge est battue cl les dernières hauteurs sont enlevées à la baïonnette. Le capitaine adjudant-major Espinasse, arrivé le preuiier au sounuet de; la crête, reeoit deux coups de feu; il tAclie do se maintenir sur le plnteau avec les grenadiers et reçoit doux autres coups de feu. A r,ôtê du capitaine, le sergcuit-niajor jjogoupil est tué et le grenadier Cantal, âgé de 50, ans blessé ; en outre, lOsousofliciers et soldats sont blessés de coups de feu, et 14 avec des pien'es.
Comme il ne fallait pas laisser cette résistance impunie, la colonne pénètre dans le massif de l'Aurès, elle razzie et brûle quelques villages, coupe les moissons et les arbi*es. Elle y séjourne deux mois; le 29 mai, les compagnies regagnent leurs garnisons.
D'autres opérations ont lieu eu même temps dans lo nord de la province. Les G compagnies du centre du 2* bataillon et les 5" et G** compagnies duS*" bataillon, venantde Bône, quittent Guelma, le 17 avril, pour faire partie de la colonne de Bône, chargée de faire rentrer dans le devoir une fraction des Beni-Salah, qui refuse de payer l'impôt, et pour fixer nos frontières avec la Tunisie ; le tracé est
exécuté de Tebessa au djebel Frino. On écarte ainsi une cause de conflits perpétuels. Le général ne néglige pas les dissidents, qui sont poursuivis jusque yei*8 Tebessa et razziés; les compagnies du 2' régiment, dont Teflectif est de 762 hommes, touchent 1,808 fr. 92 c. de part de prise.
Au mois d'octobi*e, la garnison de Guelma, dont fait partie le 3*" bataillon du régiment, pousse encore une pointe chez les Ouled-Harid qui ont expulsé leur caïd et ont repoussé les cavaliers du bureau arabe.
A la suite de la belle conduite des compagnies d'élite à Biskra et dans TAurès, le duc d'Aumale demanda et obtint du roi Louis-Philippe, par ordonnance du 11 septembre 1844, un drapeau pour le 2^ régiment de la Légion élrangôi*e \ ce drapeau est orné d'un coq et d'une cravate tricolore.
Le duc d'Aumale passe Tinspection générale, ses observations sont très flatteuses:
Le service est fait avec une régularité et une jtréeision très remarquables. L*esprît de corps s*cst développé sous l'Impulsion toute militaire de M. le lieutenant-colonel de Mac-Muhon; il a pris une excellente direction, lielle discipline; le colonel est en congé depuis ])1ub d'un an. Les reconnaissances sont pratiiiuées en présence de l'ennemi ; il y a au régiment deux classes d'hommes : Pies Espagnols, qui ont lasobriété, le courage pour supporter la fatigue, et l'élan individuel ; 2° les Allemands ou iMinimes du Nord, de belle taille, mais supportant mal les chaleurs du climat, les fatigues des expéditions et les privations (jui en résultent \ ils sont aussi solides au feu les uns que les autres. Le versement est de 0 fr. 18 c. à l'ordinaire et de 0 fr. 15 c. en expédition. Les |>cnsions des officiers sont de80fr.,65fr. et 50 fr. ; les aliments sont sains et abondants, les légumes fournis par les jardins de Boue, Guelma et La Calle.
1845. — Aussitôt l'inspection générale terminée, le duc d'Aumalo est remplacé dans le commandement du la province par le général Hedeau. Peu de temps après son installation, celui-ci pense à paciiler le pâté montagneux de rAm*ès, où des tribus guerrières insultent constamment
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le poste intermédiaire de Batiia, assassinent les courriers et attaquent les petits convois allant à Biskra.
La colonne comprend G bataillons d'infanterie, 4 escadrons de cavalerie et 5 pièces de montagne. Une ambulance permanente est organisée au camp de Datna, où Ton réunit 300,000 rations et de Torge pour un mois.
Le 1" mai, les troupes se mettent en marchiç, traversent la première des chaînes de TA urès; le 3 mai, des Kabyles, au nombre de 2,500, barrent le col de Fartas, dans le djebel Achra; le convoi est massé et confié à la garde de 3 bataillons, dont fait partie celui du 2" étranger, sous les ordres du lieutenant-colonel de Mac-Mabon; le reste de la colonne atUique rennenii et le refoule; le convoi rejoint les troupes sur TOued-Addada.
Le lendemain, le camp est installé à Médina, point central de TAurès, où le général fait construire une redoute pour y déposer ses approvisionnements ; les relais de travailleurs sont relevés toutes les deux heures pour activer le travail.
i^e 7 mai, la colonne se dirige vers Test et le lendemain, rencontre de forts partis kabyles, près du village de Mellagou; le bataillon de la Légion étrangère, sous les ordres du lieutenant-colonel de Mac-Mahon, est dirigé par le général Levasseur, commandant la l'"" brigade, contre les défenseurs du village de Hîl-Abid et accule les fuyards à la montagne; la Légion se tourne ensuite contre le village d'Aïch-Kadhi et y fait 45 prisonniers ; l'ennemi fuit de tous côtés, mais le pays est tellement difficile que Ton ne peut l'atteindre. Les pertes de la colonne sont de 5 tués et de 20 blessés.
Des sorties sans sacs sont faites dans les montagnes, de manière à amener peu à peu la soummission des dissidents; le 20 et le 21 juin, le bataillon étranger est engagé près du village d'Aydoussa, que l'on brnle pour punir les habitants d'avoir été les ijremiers instigateurs de la révolte.
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Les Iroupes descendent la vallée de l'Oued-AMi ; pondant cette marche, le bataillon coopère à l'attaque du village de Tamgn. Toutes les tribus demandent Taman.
L'expédition est terminée ; les pertes n'ont pas été considérables, mais les trou[>es, appelées à parcourir des montagnes élevées et didiciles pendant les chaleurs de Tété, ont éprouvé de vives souffrances et fait preuve d*un6 grande constance. Le capitaine Luscher et le sergent-major Malberti sont cités à Tordre pour leur lielle conduite pendant cette colonne.
Le 20 juillet, le 3* bataillon rentre à Constanliue et le 1*' aoAt à Bône.
Pendant ces opérations, une autre colonne, sous les ordres du général Uandon, commandant la subdivision, quitte Bône le 8 juin, reconnaît la frontière de Tunis et pousse jusqu'à Tebessa; le 2* bataillon, les l'* et 2* compagnies et les voltigeurs du 1*' bataillon, a refTeclif de 733 hommes, eu font partie; ils rentrent à Bône le 1'' juilioi.
Les compagnies à peine rentrées des colonnes, se préparent à l'inspection générale, qui est passée par le général Bedeau; l'effectif est de 3,285 hommes, l'étal-major, le dépôt, la section de discipline et les convalescents sont à liône; le 1'' bat^iillou à Guelma et à llammani-Berdali; le 2' bataillon à La Caile et au Uuisseau-d'Or; le 3' Imtaillon à Bône et à Guelma.
Le service Cdt fuit avec zolc et eiitniiii. L'c«)irit de corps Cj«t no uivcttu des uutreu rc^iiucutii. 11 y il beaucoup de punitions, mais sans sortir des liiiiitcn imposées par les règlements. L'instruction militaire générale est en jirogrès. J^s Espagnols sont bons et solitlcs soldats, ils sont même supérieurs, pour l'Algérie, aux Jielges, aux Hollandais et aux Allemands; ceux qui valent le moins, tout les Italiens. 11 faudrait trouver un moyen pour iléraciuer le penchant à rivrogiicrie, à la désertion, et surtout à la vente des effets. Remariiuablc régiment pour sa bonne et belle tenue.
1846. — Les tribus de la plaine du Hodna jusqu'à
Bou-Saada paraissent hésitantes et paient difficilement l'impôt. Pour assurer leur soumission, une tournée en forces de ce côté devient nécessaire. Le T' bataillon (sauf la T' compagnie), àTeffectifde 19 officiers et 440 hommes, sous les ordres de M. le lieutenant-colonel d'Autemarre*, fait partie de la colonne commandée par M. le général d'Arbouville. Partie de Guelma le 2 février, la colonne se dirige sur Sétif qu'elle quitte le 18 mars, traverse le 23 la plaine de Hodna, puis le pays des Ouled-Naïl. Elle arrive le 10 avril à Bou-Saada, achève de pacifier le pays el rin faire payer les atucMides aux tribus •, les Oulcd-Aïssa seuls s'y refusent et appuient vers Djelfa et Laghouat.
fi'cxpédition est terminée, mais lel" bataillon, au lieu do rejoindre sa garnison, est dirigé sur Sétif et de là au camp d'observation placé sur les pentes du Djebel-Mégris. La présence de cette coloiuie est nécessitée par le soulèvement des tribus du Sahel, poussées par les prédications du shérif Muley-Ould-Mohamed.
Le colonel Eynard, commandant la subdivision de Sétif, a le commandement des troupes.
JjC 1" juin, le colonel porte son camp au djebel Chelkan et y fait séjour, Tennemi est signalé vers le nord. Le 7 juin, les tirailleurs indigènes et le 1" bataillon du 2** étranger, avec toule la cavalerie sous les ordres du lieutenant-colonel d'Autemarre, sont désignés pour aller pousser une reconnaissance dans les ravins escarpés des Ouled-Amar-l)en-Ahmed. L'ennemi est trouvé en forces et se défend vigoureusement sur ces rochers; le bataillon revient avec 2 tués, dont 1 officier et 17 blessés*.