Mort g»*îieral do division
2. M. le colonel d'Autemnrrc elle comme s'dUintdistingucs dans cecombat: MM. le clief do baUilllon Lnront do Villiers, le cnpilaino Collineau qui, qiioi(|nc blessé, n'a pas voulu quilter sa compagnie ; le capitaine Marlinez, le capiUiinp adjudanl-ninjor Jcusiin de Villiers, le scrgonl-major Escazeaux, dos grenadiers, le sergonl-fourrier Hersant. le caporal Clément, des grenadiers, qui a continue àcombaUre malgré sii blessure, le vulllgeur Ernandez ; les voltigeurs Nitral et Maurice, lo grenadier Ponleur, blessés tous les trois.
138 LA LÉGION ÉTHANGÊnE.
Le surlendemain, le colonel laisse pour garder le camp 50 hommes par bataillon et 50 hussards, puis il se porte «avec toutes les forces disponibles en avant de Téniet el- Souk, pour donner une vigoureuse leron aux Kabyles ; ceux-ci, postés sur des crêtes abruptes, attendent nos tirailleurs de pied ferme; leur résistance force les tronp^;» à les attaquer à trois reprises différentes, ils sont enfin mis en fuite. Le 1" ))ataillon a encore 1 tué et 13 blesséi.
Le 18 juin, le 19*' est engagé avec les Ouled-Mimoun; le 2* étranger, qui a appuyé le mouvement, est chargé de Tarrière- garde. Le combat dure une heure ; les compagnies prennent position sur les hauteurs voisines et se i*elii*ent sans se laisser entamer.
Quelques joui-s après, une nouvelle sortie est tentée dans le djebel Yacoub, contre les Ouled-Mimoun; le bataillon se trouve engagé sur une crête aiguë, dominée par des hauteui*6 voisines où les Kabyles ont pris position; en peu de temps, il a 1 homme tué et 24 blesçés. Pendant cette démonstration, on coupe les arbres fruitiers, on détruit les récoltes, brnle les villages, les Kabyles Unissent par demander Taman, qui leur est accordé*. Le 21 juillet, la colonne, très affaiblie, rentre à Sétif et le 1'' britaillon rejoint Uone le 8 aoiH.
Dans Test de la province, le pays est tnuiqnilb^ et Horissant, mais un point noir se lève à Thorizon. Un chérif sorti des montagnes de Tunisie vient prêcher l'insurrection dans nos tribus et excite les Nemenchas insoumis à la guerre sainte. Il devient urgent de parcourir le pays
1. L« coloiiol Bynunl, commantlaiil lu colonne, cilo à l'urdre: lolioulcnaiilcolonel crAiiluniarro, le cliof tlu bulailluii l^fuul do Yilliers, le ca|iiluiiic •djiidanl-uu^or Jeiisliu do Yillicrs, le chirurgieu uido-iuajor Aidzeck, le scrgoiit-major do vohigeiirt Uaiicr, IoriImS au pouvoir do l'eiiuomi dans une charge à lu b;iionnetlu cl arraclid dos maint du Kahylrs |»ur le sontonl Purrelly, de la uiùiiio coiu|Mgiiio, qui a eu lu l»ras druil cassù un deux cndrolls d'un coup de feu ul qui a reçu truis Turles coalusiuos, après uvuir lue deux Kubylos à la kiïonnello, el le clairon Gurcia, qui u ra|>|K>rté dans des cbemlnt dimclles, à deux reprises diiïôrenles, des blessc«s du lalignede limilleurs.
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avec des baïonnettes pour raffermir les consciences chancelantes et empt'cher Tinsurrection de s'étendre.
Le 3" bataillon et 5 compagnies du2*l)ataillon, sous les ordres du colonel de Senilhes, font partie de la colonne du général Randon, composée du 31% du 5* hussards et des spahis. Elle quitte Bône le 16 mai, et remonte la rive gauche dclaSeybouse.Le25mai, M. le lieutenant Clouzet, ollicicr-payeur, qui chassait sur le flanc de la colonne, disparaît. La colonne arrive le 30 mai presque sans coup férir jusque près de Tebessa, où des Arabes embusqués tuent un sergent et plusieurs soldats.
Le T' juin, un détachement de 120 blessés, malades ou congédiés, accompagné du chirurgien Castelli, est évacué à Taide d'un convoi de ravitaillement sur Guelma.
Quelques spahis l'escortent; le caïd des Ouled-Yayaben-Thaleb est chargé de leur sécurité et doit les remettre à la tribu voisine.
Lo l(Mulcmain au petit jour, un liommc couvert de sang se présente à une grand'garde et raconte qu'à quelques lioues du camp, tous les blessés ont été impitoyablement inassacrôs par 1ns gons niônios chargés d'assurer leur garde.
Le général se met à la poursuite des meurtriers qui fuient vers l'est; il les atteint sur le plateau calcaire du Rassauta.
Les légionnaires se précipitent en avant pour venger leurs camarades ; en un instant la tribu des Ouled-Yaya est mise à sac, les Arabes sont fusillés, les douars pillés ; l'ennemi perd 200 hommes tués, 500 chameaux, 1,500 bcnufs et 12,000 moutons.
La colonne est renforcée par un bataillon et un escadron venant de Constantine ; le pays paraît désert, mais la nuit, les grand'gardes reçoivent des coups de fusil , l'ennemi ne s'est pas éloigné. En effet, le 19 juin, à midi, lorsque la tranquillité semble régner partout, un parti de fantassins attaque les grand'gardes sans défiance et se jette sur
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les faisceaux, pendant que de nombreux cavaliers chargent de l'autre côté. Le bataillon étranger court aux armes et ouvre le feu, hussards, chasseurs, spahis montent à chival et se jettent sur ces audacieux ennemis.
La poui*suite est acharnée \ les Arabes laissent 100 morts et de nomlreuses armes sur le teiTain.
C'était Kl-Hassenaouï, notre ancien ennemi, prétendu chérif de TOuargha qui, avec 400 hommes, a tenté celte démonstration.
La colonne va camper à TOuargha, sur la frontière tunisienne; deux troupeaux sont razziés; elle revient ensuite camper pendant une semaine près de Tebessa ; les Nemenchas font leur soumission et les troupes regagnent leurs garnisons à la lin de juin. JiC général Handon cite à Tordre : le colonel de Senilhes, qui a été pcirtoul où il y a quelque danger à courir; les chefs de bataillon de Chabrièroet Meyer; le capitaine Chaumril, qui faisait fonction de chef d'état-major; le capitaine Bernelle, les lieutenants Foujcl, Fessard et Bertrand ; les sous-lieulenants Mangin et Boutel, le sergent Medevieille, le voltigeur Arbones et le clairon Balaguéro.
1847. — la Kahylio nécessito chaque annét? la prosenre des troupes fmnraisos, ot malgré cela, ne fait [kis sa soumission. Cependant elle est ent^unée peu à p4)u, et le général Bedeau, prenant Sétif pour base, se donne comme but de gagner Bougie, où il doit se relieravec le maréchal Bugeaud, qui opère de ce côté avec une forte colonne; 5 compagnies du 2^ bataillon, sous les oixlres du commandant Meyer, font partie de la 2' colonne, dite colonne de gauche, placée sous les ordres du colonel Cornille, du 43^
Le bataillon, parti de Constanliue le 9 mai, arrive le 12 à Sélif, point de concentration.
La colonne se met immédiatement en mouvement et aborde les montagnes. Le 17, en ti*aversant le djebel Ménadès, le 2' bataillon est appelé à repousser quelques ca-
2"* RÉGIMENT DE LA LÉGION ÉTllANGÈHE. 141
v;iU(Ts;ilal tuéetS blessés. Le lendemain, deux groupes de Kabyles prennent position sur les crûtes, le bataillon et celui du 43*" sont dirigés contre le groupe de gauche fort de 700 à 800 hommes, mais il se retire du reste sans nous faire éprouver de pertes.
Le 22, la colonne de Constantine se réunit près de Jîougie à celle du maréchal, qui repart le 25. Le lendemain, le général Bedeau se dirige sur les tribus dissidentes, qui font immédiatement leur soumission.
Lo 31, il se porte sur les Beni-Yala, dont les contingents sont venus attaquer Icîk avant-postes. Le général laisse son convoi dans la vallée et, pendant que le gros de la colonne attaque de front, le balaillon étranger et le 43* font un mouvement tournant par un couloir qui permet d'arriver sur les derrières des hauteurs occupées par Tennemi ; niallieureusement celui-ci s'aperçoit de cette manœuvre et aI)andonne les crêtes ; nous avons 1 tué et 13 blessés, mais les Kabyles nous ont échappé. Le 43* redescend au convoi chcrclier ses sacs, le bataillon du 2** étranger fait l'arrière-garde. Le surlendemain, deux villages ennemis sont brûlés.
Le 5 juin, la colonne redescend à Sétif, et le bataillon arrive le 28 à Constantine. 11 en repart pour opérer dans le j»Alc montagneux qui borde à Touest la route de Philippovillc à Constantine, où les tribus se regardent à peu près comme indépendantes. Le 12 juin, la division est concenlrécà El-Milah,le bataillon fait partie de la 1'*" brigade commandée par le colonel Chasseloui)-Laubat. La division se met en marclie en une seule colonne et se porte vers le nord ; elle traverse la tribu des Ouled-Aïdoiui, puis les montagnes du Sahel de Collo, où elle va camper ; le 26, le bataillon n'est pas engagé, la division redescend au sud et arrive au djebel Sidi-Driss, où elle est licenciée le 30 juin; le 2* bataillon rentre à Bône le () juillet.
Pendant ce temps, le 1*' bataillon et 3 compagnies du
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2^* bataillon, sous los ordres du lieulcnant-colonel d'Auteman^e opèrent dans TEst et font partie de la colonne du colonel de Senilhes, chargée do longer la frontière tunisienne, pour mettre Tordre dans les tribus relevant do la France ou du Bey, qui se pillent allernalivcnient, ot|)our ravitailler Tcbessa, en évitant les accidents de Tannée précédente. Parties de Boue le 31 mars, les compagnies y rentrent le 21 juillet, après avoir poussé jusiju'à Tebessa.
A la tin de Tannée, les tribus de la partie niontagneube nommée ICl-Arrouch, située à Test de la route de lMiilip[N;ville à Constantine, montrent des dispositions peu bienveillantes; les grenadiers, l'* et 2* compagnies du 1" bataillon, les grenadiers 3' et 4** du 3* bataillon, sous le commandement du commandant supérieur de Guelma, font une tournée dans cette contrée pour en imposer aux Arabes; partie le 14 décembre 1847, la colonne rentre à Guelma le 6 janvier 1848.
Le t'oloncl de Seuillies, uoiumé général de brigade, par ordonnance du 8 novembre 1847, est remplacé |»ar le colonel Canrobert.
CHAPITHE III