Mort gûncrol do division
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gaies accourent pour les dégager. A 6 heures, la razzia est lermiuée; elle coinpread 1,400 chameaux, 5,000 moulons et plus do 500 lentes ; les voltigeurs perdent 2 honnnes lues et 3 blessés ; Tennenii a G2 morts. Le connnandant de Saint-Germain, le capitaine Dupin de Saint-André, le capitaine Souville, sont elles à ronlre pour ce eomlial.
Le 10 aoAl, la colonne avec sa razzia arrive à liarika; le 14, elle se dirige huv Biskra, en repart le 15, à 7 heures du soir, et arrive à 5 heures du matin, devant les oasis de Lichana et de Zaatcha qui s'étaient révoltées et que le colonel espère réduii*e facilement.
La colonne longe les jardins do ces ksours en les laissant à sa gauche, et se dirige pour occuper Toasis de Farfar. A peine le mouvement est-il commencé, que la fusillade commence entre les gens de Zaatcha cl quelques hommes de la colonne, les coups de fubil sont le signal d'un engagement général. Oubliant leurs fatigues et les 5(i*' de chaleur, les soldats se Jettent dans les jardins, fubi lient les défenseurs et viennent se buter contre le ksar. Le colonel fait sonner en i*etraite ; nous avons eu 5 tués et 12 blessés ; les Arabes laissent plus de 50 morts dans les jardins.
A 1) heures, le colonel, qui a iusUillé son camp à Mida, en face de Zaatcha, apprend que la veille, dans \u\c réunion, les Tolbas ont déclaré la guerre sainte et ont juré de se défendre jusqu'à la mort ; il pi*end alors ses dispositions pour tenter l'assaut.
L'artillerie commence le bombardement, deux petites colonnes sont formées, celle de gauche sous le counnandemcnl du chef de bataillon de Saint-Germain, et l'autre sous celui du commandant Lenoir, du bataillon d'Afrique ; à 4 heures l'assaut Cbt donné. Les pelotons se jettent pleins d'élan jusqu'aux murs de Zaatcha, mais toutes les maisons sont civnelé4!S et balleul de leurs feux le chemin et les janlins dont elles sont séparées par un ruisse^ni large et fort profond, servant de fossé.
Le commandant de Saint-Germain, voyant l'impossibi-
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lilé (l'enlever le village par un coup de main, se décide à faire évacuer cette position dangereuse, pour en occuper une plus en arrière; il demande une pièce d'artillerie pour faire brèche dans une maison carrée qui se trouve en face de lui. Mais les obus sont impuissants à faire une ouverture ; par le bas, ce sont des fondations romaines en fortes pierres de taille ; par le haut, les murs sont troués, mais sans éboulement. La colonne de droite, qui n'est pas plus heureuse quoique moins éprouvée par le feu,- rend compte de sa position : « Un dernier effort, s'écrie le co- « loncl Garbuccia, et si nous ne réussissons pas, je ferai « sonner la retraite. » Cinq minutes après, la retraite sonnait; elle se fit avec ordre, l'ennemi n'osa pas poursuivre. Nous avions 31 tués et 117 blessés ; le 2* régiment comptait MM. le capitaine adjudant-major Bataille, Bouvard, Niko capitaines, Gugnol, lieuttmant, blessés, 14 hommes tués et G7 blessés.
J.(î Jî), à 4 lnîures du soir, le camp est levé, la colonne arrive le matin à Biskra. L'ennemi qui veut la poui'suivre est chargé par la cavalerie et le goum, il ne reparaît plus. Le 23, les 2 bataillons rentrent à Batna.
La chaleur étant très forte, on remet à une époque postérieure l'expédition chargée de prendre une revanche. Sont cités à l'ordre : le commandant de Saint-Germain, les capitaines Bataille et Niko, blessés, le lieutenant Mangin, le sous-lioutenai]t Gugnet, blessé, les sous-lieutenants Ehrard et Gauthier, le sergent-major Thibaut, blessé, le sergent Maner, blessé.
Les marabouts des Zibans et de l'Aurès, profitant do réniotion produite chez les Aral)es par Técliec des armes françaises devant Zaalcha, soulèvent les montagnards et les nomades; ils leur promeltent de reprendre Biskra.
Si-Abd-el-Afid, maraboiït très iuQuentde l'Aurès, vient camper avec 200 cavaliers et de nombreux fantassins à 20 kilomètres de Biskra, cherchant à s'emparer de l'oasis de Sidi-Okka (sud-est de Biskra) et même de celle de Bis-
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kra. M. de Sainl-GermaiD, coinmaadaat supérieur, à la uHe de 300 légionnaires, de 125 chasseurs et de 200 goumicr?, se porte à la rencontre de Sidi-Abd-el-Afid. Les contingents du mai*about sont taillés en pièces, le mai*al)0ut prend honteusement la fuite, laissant ses blesséb et ses tentes sur le terrain. Au moment où le combat était décidé en notre faveur, le commandant de Saint-Germain ti-ouve une mort glorieuse en chargeant à la tête de la cavalerie '. Pour honorer la mémoire du commandant tué à l'ennemi, le Ministre décide que la casbah de Biskra porterait le nom de fort Saint-Germain. Ce succès dégage complètement Bibkra et les révoltés des Zibans vont se renfermer dans Zaatcha qu'ils croient imprenable.
Au mois de septembre, le temps étant devenu plus favorable, l'expédition contre Zaalcha est reprise; une colonne forte de 8 bataillons d'infanterie, 4 escadrons de cavalerie, un détachement d'artillerie de 300 hommes, 2 pièces de 8, 2 obusiers de 15, 4 obusiers de 12 et 3 mortiers de Kî centimètres, commandée parle général Ilcrbillon, est ilestinée à faire le siège de cette bourgade.
Les 1" et 3' bataillons du 2* régiment, sous les ordres du colonel Carbuccia, font partie de la colonne.
Elle quitte Biskra le 6 octobre et vient camper sur les bords de l'Oiied-Mlili. Le 7, les troupes J)ivoua<iiient autour des oasis de Zaatcha et de Lichana, près des sources. Une Zaouïa composée d'une mosquée et d'une réunion de maisons blanches borde l'oasis de Zaatcha vers le nord, le général y fait envoyer quelques obus et prescrit au colonel Carbuccia, avec 3 compagnies du 5* bataillon de chasseurs, 2 compagnies du 3* bataillon d'Afrique et 000 légionnaires, de s'emparer de celte lisière.
1. Le GipiUiino Souvillc, qui u pris le coiiiiiiunilumoiil clos Iruupcs à la morl du cuiumaiiJaiil, cilo Uaii» celle alFairo : lo aipiluino Colliiicuu, les sou»-lioulcnaiil8 Scroka, Ilousscau, Uuiulry ; le loiiibour Yircken. qui a .échaogé sa caisse contre un fusil ; le sergeni llauer qui, blessé à Zaalcha, combat le bras en écUarpe.
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Les troupes sont enlevées avec vigueur, elles emportent les maisons sans trop de pertes, mais les chasseurs et les zéphyrs se laissent entraîner; malgré les ordres formels, ils traversent le rideau de palmiers et viennent se heurter contre les murs de Zaatcha, où ils sont reçus par un feu des plus meurtriers. 7 ofliciers du 2^ étranger sont blessés, en outre 20 hommes sont tués ou blessés.
La tranchée est ouverte et Ton se décide à faire une batterie de brèche avec les pièces de campagne, amenées de Biskra.
Le 10, les Arabes tentent deux sorties à 4 heures et à 6 heures du soir, contre le camp que Ton a eu soin de retrancher le mieux possible; malgré leur courage désespéré, ils sont repoussés par le 43*" et le 2" étranger.
Le 13, les Arabes tentent une nouvelle sortie contre les travaux commencés et les camps. Le 15, nouvelle sortie, les assiégés se ruent contre les têtes de sape et renversent même les sacs à terre ; ils sont repoussés par les voltigeurs du capitiiine Niko, commandés ce jour-là par le sous-lieutenant Erhard. Le 19, la brèche semble praticable.
Le 20 octobre, le commandant Bourbaki avec le bataillon d'Afrique et 3 compagnies du 5* chasseurs, est chargé de faire Tinvestissement provisoire de la place pendant (|ne Tassant sera donné. Deux colonnes sont lancées, Tune à la l»rè(he de gauche est dirigée par le colonel Carbuccia. La compagnie de voltigeurs (capitaine Padro) s'élance; à sa sortie de la tranchée, elle est décimée par des feux de liane à bout portant; elle arrive sur la brèche et ne trouve nulle issue. Elle se porte alors contre une tour et Tescalafle, mais celle-ci s'écroule, engloutit 10 hommes et découvre le reste, à toute la vivacité du feu ennemi. Sur 100 volti'j^eurs, 13 sont tués, 40 blessés y compris le capitaine Padro, les débris de la compagnie se replient dans la Irancliér; à 11 heures, les troupes reprennent leurs emplacements ; les travaux d'approche sont continués avec vigueur.
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Sout ciléi» il Tordre à la suite de ce comliat : \eh ca|iilaiues Padro, les sous-lieuieiianU Ertuird et Gautier; les grenadiers Verlurleu, Vanderholt, Ycharo, Velu, Vccbter, BoQoabeau, Kerrel et le sergenl-major Guigautî, de la 4' coiii[iagnie, qui a marché avec les greuadiers. Aiix voltigeurs, le sergent de Ser\'it*i, le fourrier Freund, les caporaux Underberg 1 1 Esteiciiniaun, les voltigeurs Blanc, Comte et Kindler. Le chirurgien aide-major Leclerc qui a fait preuve du plus grand dévouement.
Le 21 octobre, le commandant Pierre Bonaparte, député, vient prendre le conmiandement du 3* bataillon, mais il ne reste que quelques jours à la colonne, et retourne en France avant la prise Je Zaïtclii, la Chambre étant ouvc'rte dans les premiers jours de novembre.
Le 25 octobre à 7 heures du mntin, un détachement de 200 honunes du 2' étranger et de 200 hommes du ^lataillon d'Afrique est dirigé dans les jardins de l'Oued-Kelby, |>our y al*aUre des palmiers. Les Arabes se i»orlenl contre eux et au iuoincnt où 1rs délacbeiucnts bo reiireni, ils sont poui*suivis avec vigueur. Les grenadiers soutiennent la retraite, et ils s'embusquent sur les murs des jardins et sur un petit mamelon, où se fait tuer le sergent-major Sclunitter.
Le 9 novembre, la colonne Canrobert arrive et apporte les germes du choléra qu'elle communique aux autres troupes du camp.
Le 10, le colonel Carbuci'ia avec ses 2 bataillons est chargé de relever les troupes cfui font les convois entre Batna et Zaalclia. Le lU novembre, le capiLiine adjudantmajor Bataille est attaqué par un millier d'Arabes dans un passage dangereux situé entre Kl-Ksonr et El-Kantara; à ce moment, son convoi est partagé en deux; malgré ces dilTioultés, il sait tenir les Arabes a disU'uice et les it}t)Ousser; le lendemain, le capitaine Balailie et le capitaine Souville,qui ramènent un convoi de blessés à Batna, sont encore attaqués par un parti de 1,300 à 1,400 Arabes;
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les légionnaires ne sont pas entamés et sauvent leurs camarades, en ne sul)issant qu'une perte de 2 tués et de 7 Idessés.
Le 2G novcml)n^, /aatclia est pris, ses défenseurs passés au fil de l'épée ; toutes les tribus environnantes se soumettent.
Lo général laisse à Biskra une garnison de 500 hommes, fournie par le 2* régiment et le 3" bataillon d'Afrique, puis remonte vers Batna, où il achève la soumission des tribus et licencie la colonne des Zibans; les pertes du 2' étranger s'élevaient à 85 tués et 175 blessés. Les capitaines Bataille, Collincau, Souville, Niko et Klelîer, le 80us-li(»utenantSeroka, sont cités pour leur belle conduite pendant ce siège.
Le repos est de courte durée. Le 2G décembre, le 3* bataillon fait partie de la colonne Canrobert chargée de punir les tribus de TAurès, qui ont attaqué nos convois de blessés et de ravitaillement pendant le siège de Zaatcha. Le colonel traverse TAurès, marche sur Narah, petit ksar qui a déjà été incendié l'année précédente, le prend et le saccage. Mais le froid et la neige viennent interrompre les opérations, la soumission du pays n'est encore que précaire.
Le colonel Canrobert cite comme s'étanl particulièremcMit disti)igués : le colonel Carbuccia, le capitaine adjudant-major Bataille, le sergent Reguin et le caporal Kreps, qui ont lue à eux deux 20 Arabes. Le voltigeur Dénote et lo clairon Wanveroy, qui sont entrés les premiei^s dans Narah, et le caporal Francil, qui a tué 3 Arabes.