‹ La Légion étrangère de 1831 à 1887Chapitre 76 sur 117 · I.KO. éTKAKOKRB. Il · texte numérisé non relu

I.KO. éTKAKOKRB. Il

322 LA LÉGION ÉTUANGÈnE.

palmiers. Elle renferme, dit-on, IG villages qui sont le i*efuge de tous les coupeurs de roules des environs.

A l'approche de la colonne, les habitants sortent de Toasis et viennent se ranger en bataille devant le camp qui a été établi au nord de Figuig. Contrairi^ment aux assortions de Si-Si iman, la rôcoplion n'est rien moins qu'amicale et Ton est obli^^é de couvrir le camp avec de fortes compagnies de grand'gardes, car on craint d'âlre attiqué.

Après un séjour, le 3 avril, on se met en route pour Géry ville en prenant la roule au sud du Omud-Allas par rOued-Dermel. La colonne entre ensuite dans les montagnes par Mzil et passe entre les massifs du Djebel-Mzi et du Beni-Smir; elle campe près du ksar d'Ych.

Le temx)s s'est mis à la pluie, avec de grands vents froids qui font mourir les ciiameaux épuisés de fatigue; il est impossible de charger le convoi, on est obligé d'abandonner des vivres, des sacs, (îtc, etc. ; le terrain est mauvais; les chasseurs d'Afrique emportent ^out ce qu'ils peuvent, mais malgré cela, on laisse des mcisscs d'objets sur le terrain, c'est une dihoule.

Les hommes manquent do souliers, ils s'en fabriquent avec les peaux des animaux aballus pour la boucherie.

Pendant la marche, le capiuûne Morhain, du régiment étranger, qui s'est écarté de la colonne, est enlevé par des Arabes. liC lendemain, on envoie à sa recherche un délachfmient d'infanterie qui blesse un Arabe qui fuyait et (|ui, ramené au camp, ne x):)ut ou ne veut donner aucun renseignement sur l'ofïicier disparu*.

Knliu la colonne, à bout de Forces et de vivres, rentre à Géryville. Kn outre des hommes morts de misère et de fatigue, elle comptait 19 siiicides.

1. On u|t|iril |tlus lanl «piu lu i'a|tiLiiiiu Morliaiii avait ùlù uiiluvii i»ur des goiis dus Alnnuurs qui ravaient ^urdû pundniU 8 ou 4 jours duiis lus luoulagncs, puis livré uux rumnics cpii ulluicnl le murlyrisor, lor.H<|u*uii spahis désorleur, prenant pilid de lui, lui avait cassai lu lùte d'un coup do pistolet.

liC If) avril, le 4'' bîilaillon prend pari de nouveau aune sor.ie sans résultat. Au mois de juin, les 2 bataillons rentrent à Mascara, épuisés moralement et physiquement.

Pendant que (ont le régiment était ainsi disséminé dans un? foule de petits postes, ou met à exécution les prescriptions du décret du 15 février supprimant les compagnies d'élite et créant les soldats de 1'* classe. Ce changement est peu gouLé au régiment où les hommes étaient privés de leur titre de grenadiers et de voltigeurs et surtout fiers d^appartenir à ces compagnies d'élite qui s'étaient si fort distinguées en Crimée, en Italie et au Mexique.

Au mois d'octobre, les bataillons sont relevés; les l"et 2" bataillons vont à Mascara, les 3' 014** bataillons à Géryville.

1869. — En janvier, le chef des Ouled-Sidi-Cheik, Si- Knddour-ben-IIamza, fait une pointe vers le norJ. Il passe oniro Géryvillc et Saïda, coupe la ligne télégraphique de Géryville à Frendah et se jette dans le Djebel-Amour où il est reçu à bras ouverts par les tribus.

îiOf.olonel dcîSonis, rommandantsupérieurdoLaghoual, le rejoint et le bat à Aïn-Madhi : Si-Kaddour se met en retraite vers l'ouest en suivant la ligne d'eau, au sud des montagnes de l'Atlas. C'est en vain que la colonne de Géryville cherche à l'atteindre après une marche forcée de 10 heures, elle u'aperroit que les feux de son dernier bivouac au sud d'Kl-Abiod-Sidi-Cheik. Après cette poursuite sans résultats, la colonne rentre à Géryville.

Une coloiMio mohile est constiluée à Tiaret, le 1"' bataillon est désigné pour en faire partie. Il quitte Mascara le 30 janvier et rejoint la colonne le 3 février à Sidi-Yahi, bon pays au pied du Nador, au sud de Tiaret, où elle stationne pendant quelques jours.

Le 18 février, elle se met en route pour le Djebel-Amour

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