‹ La Légion étrangère de 1831 à 1887Chapitre 93 sur 117 · Cu comp ost uummo lo camp du uord-usU · texte numérisé non relu

Cu comp ost uummo lo camp du uord-usU

Cil retraite devant un ennemi dix fois supérieur en nombre ; il ne faut plus penser qu*à couvrir le mouvement.

Les l)lossês et le corps du capitaine Biunet sont enlevés. Le capitaine Gaucheron, de la 4' compagnie du 3"^ bataillon, prend le conmiandement des 2 compagnies qui sont plus ou moins mélangées ; elles tiennent encore 20 minutes après Técoulement des dernières troupes, et à 5 heures W) min., olb's se replient à leur tour par échelons.

Le chemin est très étroit. A gauche il est dominé par une ligne de rochers presque inaccessibles. Quelques Chinois s'y embusquent, mais no causent pas de pertes sérieuses aux compagnies qui battent en retraite ; celles-ci sont recueillies par les troupes placées à Cua-Aï où elles arrivent avec le général à 6 heures 45 min. du soir. Elles sont placées dans les foris de Test et du nord, la 4* compagnie du 3' bataillon barre le col ; à 7 heures 10 min., on n'entend plus un coup de fusil.

Los troupes conservent leurs positions jusqu'à 10 heures du soir, à celte heure le mouvement de retraite se continue par une compagnie du 23* placée sur un rocher à gauche dn col puis par le 3* bataillon (2* étranger). A 4 heures du matin, la brigade est arrêtée en avantde Dong- Dang sur un mamelon qui domine le chemin d'accès.

I^a nuit se passe sans incidents. Les pertes de cette journée s'élèvent, pour le 2» bataillon, à 10 tués dont un capitaine, 54 blessés dont 2 officiers et 2 hommes disparus. Le iV bataillon a 8 tués dont un capitaine, 34 blessés et 4 disparus.

Le 2' bataillon, qui a incorporé ses renforts, prend Tarrière-garde de la colonne qui marche sur Lang-Son. Lee dniix baUiillouK (Hrangers sont cantonnés à Ki-Lua et sont employés le lendemain et le surlendemain à des travaux de fortification destinés à couvrir ce faubourg. Les corps louchent 6 jours de vivres, on forme des sections de forloresse pour renforcer la garnison de Lang-Son. Le 2* bataillon prend le service des avant-postes et de piquet.

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4G6 LA LÉGION ÉTHANGEnB.

Le 27 au soir, un orage éclate et dure pendant deux jours ; il change en marécages les rizières de Lang-Son.

i^e 28 mars à 5 heures et demie dn matin, au momont où le 3^ bataillon (2* étranger) relève les avant-postes, la fusillade éclate: ce sont les coureurs chinois qui attaquent les grand'gardes. Le bataillon prend position au fort de KiLua, i*ecueille ses grand*gardes t*i fait Tace au nord et au nord-est : il a une compagnie en rései*ve.

Le 2* bataillon (P' étranger)^ rassemblé à la sonnerie de la générale, prolonge avec une compagnie et demie la ligne de défense vers l'ouest ; une compagnie et demie est en réserve, la 1'* compagnie du bataillon occupe le fort de Ki-lua.

K\\ avant de ce front défcnsir^'étend la plaine de Lang- Son, bordée au nord-est et à Touest par des chaînes de montagnes très élevées. L'ennemi en débouclie et se forme en trois fortes colonnes; celle de droite s*étend sur les hnuteui*s et menace la gauche de la ligue ; celle du centre est dirigée sur Ki-Lua, celle de gauche cherche à exécuter un enveloppement et s'étend jusqu'à la rivière du Song-Ki-Kong. Les Chinois ouvrent le feu de 1 ,500 à 1 ,800 mètres, ils manœuvrent ;ivec une grande lenteur.

ii'atlaquo la plus sérieuse se donne sur le centre p<-ir le dél'Ouché de Dong-Dang. ICI le forme une ligne de tirailleurs assez dense, m.iis eu arrière, à mi-côte des hauteurs, se montrent des forces considérables. L'altaque devient menaçante ; à 2 heures, le général donne Tordre an 2* bataillon, à une section d'artillerie et à une partie du 3' régiment de marche, d'attaquer la gauche de rennemi. Ce mouvement nHissit; le lieutenant Casanova y est blessé, l'ennemi recule.

Au centre le feu redouble, le capitaine Gaucheron, de la 4** comp.'i^nie du 3* h.Uaillou, est bh^ssé.

Le général de Négrier est frappé à la poitrine, au moment où il quilte le fort Kst.

L'ennemi, appuyé par de nombreux renforts, se porte à

découvert jusqu'à 250 mètres des forts, puis se met en retraite et va camper à 2 kilomètres au nord de Lang-Son. Les deux bataillons étrangers conservent leurs positions jnsqir.iu soir. Le 2'' a perdu 1 officier et 13 blessés ; le 3** l)ataillon a 2 tués, 3 officiers et 9 hommes blessés.

Le général de Négrier a remis le commandement de la brigade au lieutenant-colonel Herbinger, qui décide que la rolraitc» s'o] érrra en doux colonnos. Les bataillons étrangers avec une batterie d'artillerie doivt'Ut prendre la route suivie antérieurement, c'est-à-dire par Pho-Vi et Dong- Soug, tandis que le reste de la brigade s'engage sur la roule iiiandarine par Cut et Than-moi. Le 3^ bataillon est à l'arrière-garde de la première colonne et quitte Lang- Son à 11 heures 45 min. du soir.

La colonne arrive à Plio-Vi, le 3' bataillon y trouve un peloton de sa V compagnie qui y est détaché depuis le 13 février. On fait grand'halte, puis on continue la mardis snr Dong-Song, où l'on arrive le lendemain 30, à 0 heures 20 min. du soir. Chaque bataillon détache luie coniungiiio en grand'gardcî, la nuit se passe sans incidents.

Le 31 au matin, les cavaliers envoyés en reconnaissance signalent l'arrivée des Chinois.

Le 3' bataillon, qui a déjà une compagnie en grand 'garde, fait occuper par 2 compagnies un mamelon élevé renforcé par un ouvrage appelé le blockhaus et garde une compagnie en réserve. On s'ot cupe de fortifier les positions.

Le 2'' bataillon a une compagnie en grand'garde et une eu ëontien à l'artillerie.

A 2 h(înres du soir, les Chinois attaquent d'abord dans la plaine, et portent leur gauche sur la ligne des hauteurs qui dominent le blockhaus^ ou se fusille à 400 mètres, d'nn manielou à l'autre.

Le 3* bataillon a 9 blessés.

Dans la nuit, nouvelle attaque ; 50 à 60 Chinois arrivent à 30 mètres de nos lignes, mais, reçus par un feu rapide, ils se retirent.

468 LA LEGION ËTnANGÈnK.

La 2* colonne, sous les ordres du lieutenanl-colonel Herbinger, a quitté la roule mandarine ; elle franchit le col de Déo-Quan et continue sa retraite par la même route que les bataillons étrangers.

A 1 heure et demie du matin, le 3* bataillon reçoit l'ordre d'évacuer ses positions sans bruit et de prendre de nouveau rarrière-gaitle. La colonne suit une direction plus à l'ouest que celle suivie les 4 et 5 février et passe par le col de Pho-Gam. Yei*s 5 heures du matin, le 2* bataillon relève le 3* à l'arrière-garde. Les Gliinois viennent tirailler contre la colonne, mais sans lui faire épi*ouver de portes.

La brigade arrive à Chu le 1" avril ; le 2* bataillon occupe le fort avec 2 compagnies, les 2 autres compagnies et le 3*" bataillon campent dans le parc des subsistances.

On apprend à cette date que les préliminaires de paix ont été signés entre la France et la Chine et que les hostilités doivent cesser immédiatement.

Les deux bataillous gardent leurs positions à Chu et dans les villages environnant cette localité.

La 3* compagnie du 2^ bataillon est transformée en compagnie montée de manière à faire plus facilement la chasse aux pirates. Jusqu'à la iin de juillet 1885, ce bataillon occupe successivement les villages de Chu, de Yen et de Mi-Cau.

Pendant l'été 1885, le 2* bataillon est cantonné à Mi- Cau ; la compagnie montée à Phu-lang-gian. A partir du mois de septembre, des fractions détachées vont fouiller les villages signalés comme servant de repaires aux pirates.

Les compagnies, quoique disséminées, sont cependant atteintes par le choléra et éprouvent des pertes très fui-tes. En octobre, la compagnie montée est dirigée sur Bac- Ninh, elle opère sous les ordres du colonel commandant

AU TONKIN ET A FOnMOSR. 469

la 4' brigade, el fait une chasse active aux pirates. Le 24 octobre, le 2* bataillon fait partie d'une colonne destinée aux mômes opérations \ au bout de ô jours de courses, les troupes regagnent leurs cantonnements.

Le 4 décembre, les niarclies recommencent, le général Giovanninelli prend lui-même le commandement d'une petite colonne ; le 13 décembre, les pirates sont surpris à rentrée d'un délité et s'enfuient en laissant 10 des leurs sur 1(^ terrain. Le baUiillon a 1 liomme tué et 1 blessé.

Le 10, la niéinc bande est atteinte de nouveau ; le bataillon délivre 200 femmes et enfants qu'on emmène en esclavage et prend beaucoup d'armes et de munitions. Deux jours après, on surprend une autre bande de pirates, dans un chemin à Mona-Long ; ils sont presque enveloppés, mais résistent cependant, tuent 2 hommes et en blessent 3 à la compagnie d'avant-garde.

Les mêmes opérations se continuent jusqu'au 31 déccînibro 188:").

Le 3*" bataillon (2* étranger) est réparti dans les villages de lla-llo et de Kep-ha, il prend part au mois de mai à des reconnaissances exécutées en amont du Loc-Nam, il éprouve quelques pertes par suite des fièvres et de la chaleur. Le 11) mai, il est embarqué sur des canonnières et dirigé sur Thai-Nguyen, oii il arrive le 26 mai pour relever un bataillon du 1*' tirailleurs.

Le bataillon reste à Thaï-Nguyen pendant l'été ; l'état sanitaire est médiocre, les hommes sont atteints de fièvres, du choléra et de la dyssenterie. Au mois d'octobre, une petite colonne fait une sortie contre les pirates. Cette coloinie dure trois jours ;mais on ne rencontre pas l'ennemi, loK Chinois ont évacué leiivs villages avant l'arrivée des Iroupes. La situation sanitaire paraît s'améliorer, cependant pendant le mois de décembre le bataillon a encore 12 décès cholériques.

Pendant que les 2" et 3" bataillons étrangers opéraient vers la porte de Chine, l'état-major, la 1'" et la 2* compa-

gnie du 1*' bataillon (i" étranger) liennent garnison à Sontay, les 3« et 4* à Thuycn-Quan.

Le détachement en garnison à Sontay reçoit Tordre de se rendre à Phu-Laiig-Thuong, où il amve le 30 mai, il y trouve 400 hommes de renfort arrivés de France.

Les compagnies en garnison à Thuyen-Quan quittent cette place le 5 juin et rejoignent le baiaillon le 25 juin. 11 est rallié ensuite par les malingres qu'il a laissés en route et passe tout Tété à Phu-Lang-Thuong et à Phu- Lang-Gian. Les compagnies sont dispersées de manière à ne pas trop souffrir du choléra et cependant le bataillon perd 104 hommes pendant les mois d'août, de septembre et la !'• quinzaine d'octobre.

A partir de ce momcul, les compagnies reprennent leurs marches d'entraînement, de manière à refaire les lionnnes, ces marches sont d'abord sans sac, puis avec sac allégé et durent du réveil à 8 heures du malin. Le 21 octobre, le bataillon fait partie d'une colonne qui doit opérer entre le neuve Rouge, le Taï-Dinh et le canal des rapides^.

Pour établir plus facilement les communications, les moyens de passage sur les rivières et les arroyos, et ouvrir des chemins praticables aux colonnes, on organise dans le bataillon une section auxiliaire du génie à laquelle est affecté un certain nombre de coolies porteui^s d'outils ; cette création rend de grands services pendant les marches.

Le bataillon se partage en deux détachements ; les 25, 26 et 27 octobre, on découvre les pirates, et on est obligé de faire des feux de salve pour les disperser. Ils reviennent tirailler contre Tarrière-garde et tentent même des attaques de nuit. Pendant 35 joui*s, le bataillon est employé à celte cliasse à l'homme. Les perles sont de 1 homme tué, 1 bles^é, 2 disparus, et 3 décédés en route.

Le 7 novembre, le bataillon va occuper différants villages non loin de Bac-Ninh ; il fait des reconnaissances de jour et de nuit, fouille les villages suspects et éprouve

des fatigues sérieuses. Le 26 novembre, il reprend ses cautonnemenls près de Bac-Niuh.

Le 3 décembre, il fait partie d'une colonne envoyée contn» les pirates. Afin d'augmenter la mobilité des troupes et d'être moins gêné par les impedimenta et les convois qui alourdissent et gônent la marche des colonnes, on emploie le procédé suivant :

Les colonnes sont divisées on deux parties : l'une, la portion légère, opère sans sar, de jour et de nuit, Taulre est au convoi et est chargée de ravitailler les unités qui sont employées à la poursuite des pirates.

Ces opérations se continuent jusqu'au 31 décembre

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