L'AGONIE DE LA L&OION
SoMMAiBB. — Les débris de la légion à Baxagosse. — Un iiK>nunient à Conrad. — La cérémonie du 3 juin 1838. — Des strophes d'Emile Bon. — Le capitaine Bazaine retourne en France. — L'effectif de la légion au 1" juillet.
Ferrary à Madrid; ses lettres aux Ministres espagnols. — L'espoir d'une réorganisation. — L'anniversaire des journées de juillet 1830 à Saragosse. — La désorganisation des lanciers polonais. — L'artillerie de la légion : les mulets de Reilk; renfort d'artilleurs espagnols. — Amertume de Ferrary.
L'appui de la France moins nécessaire. — Ordonnance du 8 décembre 1838 sur le licenciement de la légicm. — R<>ntrée en France de l'infanterie, en janvier 1839: la destinée des légionnaires. — Dissolution des lanciers polonais. — Licenciement de l'artillerie, le 1*' avril 1839.
Récompenses accordées par le gouvernement espagnol. — Désintéressement des légionnaires. — L'accueil en France; aucune récompense. — Les rétrogradations. — Le lieutenant-colonel Rousset remis sous-lieutenant; une belle lettre. — La brave capitaine R«ilk remis sergent; sa mort en Afrique comme sergent en 1840. — Les officiers du bataillon de Pau. — Les officiers venus de la légion Suarce. — Le lieutenant-colonel Galant remis capitaine. — Ferrary se retirera comme lieutenantcolonel. — L'abnégation des légi<Minaires. — Soldats avant tout.
A la fin d'avril 1838, Ferrary reçut l'ordre de conduire sa . troupe à Saragosse, en laissant cependant une centaine d'hommes à Jaca.
Les débris de la légion furent bien accueillis à Saragosse ; les autorités civiles firent leur possible pour soulager la misère des malheureux « enfants de Conrad » ; une grande partie des officiers furent logés dans la ville, les autres el la troupe furent placés au couvent de la Trinidad.
Un des premiers soucis de la légion fut de donner à Conrad une sépulture digne de lui. Le corps du malheureux général avait été ramené à Saragosse par une escorte de lanciers, mais enseveli rapidement, et les légionnaires n'eussent pu trouver sa tombe sans le secours d'un Français résidant à Sa-
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ragosse, qui avait remarqué remplacement. Une souscription des officiers et soldats fournil les moyens d'élever un monument au chef tombé glorieusement. Une plaque de marbre noir portait à la partie supérieure un motif ainsi composé : deux drapeaux croisés ; dans l'angle supérieur, le coq gaulois ; dans l'angle inférieur, un lion couché ; à droite, ^a croix de la Légion d'honneur ; à gauche, celle de Saint-Ferdinand. Au-dessous, était gravée Tiriscription suivante :