SE PACE
société prêteuse le reliquat dû sur l'emprunt contracté. Les sociétés d'habitations à bon marché se procurent elles-mêmes les fonds nécessaires aux prêts qu’elles consentent au moyen d'emprunts à l'Etat au taux réduit de 2 0/0.
La proposition fut adoptée à la Chambre le 27 juin 1907 (1) ; transmise au Sénat le 2 juillet la proposition y fit l’objet d’un rapport de M. Strauss (2). Le rapport au Sénat fait ressortir l'insuffisance de la superficie du terrain mis à la disposition des ouvriers. Une grave objection avait d’ailleurs été formulée : la réforme paraissait de nature à favoriser seulement les intérêts des ouvriers urbains. En effet les propriétés rurales sont en baisse dans beaucoup de régions, notamment dans le Midi. Dès lors, le chiffre de 1.200 francs que la loi permet d'atteindre dépasse de beaucoup la valeur d’un lopin de terre de 25 ares et, avec 1.200 francs, l’ouvrier pourra devenir propriétaire d’un terrain d'une superticie de cinq ou six fois supérieure à celle fixée par la loi (3). En d’autres termes, le double maximum de 25 ares comme contenance et de 1.200 francs comme prix était critiqué comme engendrant des résultats inadmissibles. Dans les régions où les terrains sont
moins fertiles, il arrive qu'une terre de 25 ares vaut à