Cardenas, op. cit., Il
2. Colmeiro. Historia de la economia politica, 1, 432. Déjà en 1332 le roi avait demandé et obtenu des conseils de Séville et de Cordoue une alcabala partielle sur le pain, le vin, la viande, le poisson et les draps. Le conseil de Burgos résista longtemps
en 1342 ; il céda lorsque le roi eût déclaré qu'il irait assiéger Algésiras comme simple chevalier si on repoussait sa de-
mande. Alphonse XI dut ensuite parcourir les différentes villes.
de son royaume pour généraliser l’alcabala. (Ayala Alvarez, op. cit., 452 et 453).
3. Cortes de Burgos, 1377. (Ocana, op. cit., p. 121). Cortes de Madrid, 1793 (Piernas, op. cit., II, 49).
4. Ocana op. cit., p. 122. Gallardo. Orig'en de les rentas, 1, 161. L'alcabala était dû par le vendeur dans tout contrat de vente, moitié par le vendeur et moitié par l’acheteur dans tout contrat d'échange (Ayala Alvarez. op. cit., p. 435).
5. Refus de la maison de Lara de contribuer aux frais du siège de Cuenca. Refus des hidalgos de payer tribut à Alphonse VIII, aux cortès de Burgos de 1177. (Colmeiro. De la constitucion, cap. XXVIIT.)
6. Refus du clergé de Salamanque de contribuer à la dotation de l’université (Ocana, op. cit., p. 416).
7. Ge Concile déclara que l'Eglise ne devait payer d'impôts que lorsque l’évêque le jugerait indispensable. Cependant
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essentiellement dans la dîme qui, obligatoire en fait au x siècle, le devint en droit quand le Concile de Latran de 1215 la consigna dans un de ses canons. Elle élait payée par les Maures et les juifs comme par les chrétiens.
Ferdinand le Saint obtint du pape la concession des Tercias reales qui consistaient, non dans la troisième partie de la dime, mais dans les 2/3 de ce tiers, c’est à-dire les 2/9. Rien de plus juste que cette disposition en faveur de rois appauvris par leurs libéralités envers l'Eglise et les guerres contre les musulmans (1).
En fait, c'était une manière pour le clergé d intéresser le roi à la perception de la dime.
Concédées de nouveau temporairement par Honorius III et ses successeurs, les tercias finirent par devenir perpétuelles. Les églises, en outre, accordaient souvent au roi des subsides.
Dans les béhétries, le roi percevait la moneda forera. les servicios et les yantar, nommé divisa ou naturaleza (2).
L'administration était au pouvoir des Cortes qui recouvraient les contributions autorisées par elles, posaient des conditions à la délivrance de nouveaux subsides,
examinaient les comptes présentés par le monarque.
l'exemption du clergé vint en Espagne de dispenses accordées par voie de privilège.