Cardenas, op. cit., I, 234, n
roue
Cette organisation étouffante créait un dualisme entre les finances du roi et celles du peuple ; et ce n’était pas là un régime de circonstance comme celui qui naquit de nos états généraux de 1355, mais bien le droit commun, accusant avec encore plus de vigueur le peu de puissance de la royauté. Mais l'autorité des Cortès diminuera jusqu'à sa disparition presque entière sous les monarques absolus de la dynastie autrichienne.
Le chef des finances se nommait a/mojarife mayor,et était en général juif. Les juifs, en effet, étaient les banquiers de l’époque et avaient des facilités pour faire des avances.
Le fermage était le procédé ordinaire de perception, source de plaintes (1).
En résumé, les défauts principaux du système fiscal étaient alors l'inégalité dans les bases d'imposition et l’arbitraire amené par les procédés de perception : défauts que l'on retrouve dans les autres provinces d'Espagne (2).
Le règne des Rois catholiques est une transilion du moyen âge qui se dissout à l'ère moderne qui s'inau-
gure (3). Il compte parmi les plus brillants de l’Espa-
1. L'almojarife se nomma aussi trésorier, et contador (Ocana, op. cit., p. 435). On défendit aux Maures, aux juifs et aux ecclésiastiques d’être fermiers de tributs. (Colmeiro. Econ. polit., I, 482.) re
2. Les impôts oragonais sont, sous d’autres noms, les impôts castillans eux-mêmes. (Colmeiro. Æcon. polit., 1, 4go.— Cardenas, op. cit., IL, 248.) D et