‹ La Législation Fiscale EspagnoleChapitre 33 sur 87 · PS FRE · texte numérisé non relu

PS FRE

chercher la complication et l’obscurité là où il faudrait la simplicité et la lumière. Suivant l'énergique expression d’un économiste espagnol, c'est un véritable galimatias (1).

De plus, l'impôt est fort lourd. Un immeuble urbain peut avoir à supporter un taux de 25,815 0/0 (21,50 + 3,24 + 1,075) ce qui est énorme. Aussi les fraudes sont-elles nombreuses : en 1900 lesriches provinces de Barcelone et de Malaga payaient pour la propriété agricole et les troupeaux autant que les provinces désolées de Salamanque et de Léon et moins que l’aride province de Tolède (2).

L'agriculture espagnole, plus que toute autre, devrait être ménagée, car elle est loin d’être prospère Tous les auteurs font un tableau dramatique de l'état de choses actuel. Le régime de grande propriété, établi en Andalousie, en Castille, en Estremadure, avec pour corollaire l’absentéisme, amène l'instabilité du travail, le nomadisme des ouvriers et parfois même le banditisme. La terre et l'homme sont étrangers l’un à l’autre. Là où le sol est travaillé, il l’est suivant les procédés anciens et routiniers. L'usure complète cette péfrification de l’agriculture : le taux des prêts consentis aux

cultivateurs s'élève de 14 à 40 0/0 dans les provinces

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