Lopez de Ayala. Memoria, p
5. « Leurs lois sont nos lois, leurs monarques le tronc de notre dynastie, leur religion celle qui existe de nos jours, et, en somme, tous les principes essentiels de leur constitution se eonservent, vivants, dans l’âge moderne, sauf les changements nécessairement introduits dans la suite des temps. (Colmeiro. De la constitucion y del gobierno de los reinos de Leon y Castilla. X, 28.)
Récarède, on peut dire que le système fiscal du moyen âge se trouve entièrement formé. Les terres des Goths sont exemptes, l'impôt étant pour eux signe de servitude (1), le clergé oblient également l'exemption sous le
règne de Sisenaudo (2) et l'ère des persécutions contre
les juifs commence (3). L'organisation administrative
présente peu d'originalité ; le comes thesaurorum, sorte de ministre des Finances de cette époque, fait partie du conseil aulique (4).
Les rois goths paraissent avoir été bienveillants pour eurs sujets : les remises de tributs sont fréquentes et l'histoire n’enregistre qu'une révolte due au caractère vexatoire des impôts : celle d’un noble nommé Froya,
au temps de Récesvinte (5).
Après les Goths viennent les Arabes. Il est naturel
que ceux-ci, d'esprit mathémalique, aient établi un
système fiscal modèle. Il existait seulement deux impôts
1. Ayala Alvarez, op. cit., p. 35. — Colmeiro. Historia de la economia politica en Espana, 1, 152.
2. Le clergé avait donné pour valable l'usurpation du trône commise par Suintila ; son successeur Sisenando, reconnaissant, l'exempta de tribut. (D. Ramon Sanchez de Ocana, memoria, P. D).