Piernas, op. cit
9. Le monarque exerçait ce droit à la mort d’un de ses Vassaux. La mincion où nuncio consistait alors à laisser son cheval au roi. (Ley DV Le LL AO D EAN du fuero viejo de Castilla).
4. C'est-à-dire que le seigneur avait droit non à la totalité, mas à une portion des biens du de cujus. (Ayala Alvarez op. cit., p. 240.) ,
5. Montazgo : impôt sur les troupeaux passant sur les montagnes seigneuriales. (France : montagium : Sicile : montitium ; Portugal : montado). Le portazgo ou barcaje se payait au passage de certaines rivières, en barque où sur un pont. (Ocana, op. cit., 134.) Le Portazg'o est un vrai droit de douane
qué à la construction et à la réparation des châteaux : l’herbaje, impôt perçu par le seigneur sur le bétail étranger paissant sur ses terres ; l’anubda, dont l'origine est extrêmement ancienne, et qui consistait dans le paiement d'une certaine somme aux messagers du roi qui avaient à leur charge la convocation des gens de guerre (1) ; la facendera ou tribut spécial payé au seigneur par le cultivateur ; la ronda ou impôt destiné au paiement des veilleurs de nuit (2).
Le roi perçoit dans son domaine les droits seigneuriaux (3). Au début de la reconquête ce sont là toutes ses ressources, outre l'attribution qui lui est faite du cinquième du butin pris à l'ennemi.
Le fuero viezo est le premier texte qui établisse des impôts propres au roi ; mais ceux-ci dérivent encore de son caractère de seigneur féodal, la seigneurie comprenant tout le royaume de Castille et Léon. Ils sont au nombre de quatre : justicia, moneda, fonsadera,
yantares (4). La 7usticia est le droit pour le roi de
local (Ayala Alvarez, op. cit., p. 128), ce nom a subsisté de nos jours en Navarre. «Le portazgo. dit Herculano, est une preuve de l'ignorance du moyen âge ». (Histoire du Portugal, IV, 419.) Mais cette ignorance n'est pas seulement le propre du moyen âge. Notons l’analogie du montazgo et de la pasadura.
1. Ocana, op. cit., p.116. — Ayala Alvarez, op. cit., p.131. Cet impôt est connu sous 24 noms différents !