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domaine différent, celui du droit des Etrangers) une dernière confirmation de ces coutumes dans la réponse que fait le divan de Moldavie au gourverneur autrichien de Bukovine en 1782 (la Bukovine venait d’être annexée par l’Autriche en 1777) :
. « Les Arméniens et les Juifs n’avaient pas d’après la loi le droit d’acheter à la campagne des propriétés héréditaires, et ils ne l’ont pas non plus aujourd’hui ; mais ils ont le droit d’acheter des maisons et des boutiques à la ville ; mais seuls les Arméniens peuvent acheter de la vigne *.
On voit que les précautions sont plus grandes encore envers les Juifs — et nous arrivons ainsi au plus grave problème de nationalité qui se soit posé dans l’histoire de la Roumanie : le problème de la naturalisation des Juifs.
Sur les Juifs, les premiers documents que nous ayons remontent au milieu du xvrr siècle sous le règne de Mathieu Bassaraba — ils contiennent des mesures contre l’infiltration des Juifs dans le commerce. (Ce sont les « Pravile >» de Mathieu Bassaraba, sortes de grandes ordonnances contenant des dispositions de toutes sortes : droit canonique, droit criminel, etc...)
Au début du xvurr° siècle Démètre Cantémir note cependant une certaine tolérance à leur égard (si on les compare aux Turcs) puisqu'il leur est loisible d’avoir des synagogues — il est vrai qu’on ne leur permettait pas de les construire en pierre, mais uniquement en bois * |
Plus près de nous, les premiers codes établis par le prince Callimaki en Moldavie (1817) et le prince Caradja