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maladreries. Les cagots étaient-ils des lépreux ? Il y eut iàdessus bien des discussions (8), On a compliqué à plaisir : let cagots furent d'abord des lépreux et ensuite des descendant: des lépreux. Les textes montrent qu'au moment où la lèpre sévissait encore avec violence, ceux auxquels s'appliquaient les mesures de préservation s’appelaient indifféremment lépreux ou cagots. Les statuts synodaux de Raoul Rolland, évêque de Tréguier en 1436, sont formels : « Plures homines utriusque sexus qui dicuntur esse « de lege » et in vulgari verbo « cacosi » nominantur, quorum conditio et habitatio debet esse separata ab aliis hominibus sanis. » 49),
Les mesures de protection sont à l'apogée de leur organisation. Au xiv° siècle, à mesure que le temps passe, il s'en laut que les lépreux soient traités comme dans les premiers siècles du moyen âge. Loin d’être considérés comme des élus de Dieu, ils deviennent des objets d'horreur. Un peuple n’esi pas capable de rester longtemps dans les mêmes sentiments Si nous savons voir Ce qui se passe SOUS nos yeux, nous COMprendrons bien des aspects du passé.
La vie est loin d’être la même pour tous les ladres.
Devant les menaces croissantes, il en est qui restent à l'abri des léproseries, et ceux-ci ne risquent rien. Contre les autres, il n’est pas d'accusation que l’on ne puisse porter, Seuls les pauvres pâlissent vraiment des règlements, les riches restent chez eux, d’où ils ne peuvent sortir sans doute, mais chez eux, avec leur famille et en un semblant d confort.
Les règlements deviennent de plus en plus sévères. Un arrêt du Parlement en date du 11 juillet 1453 va même jusquà délendre à une femme de converser avec son mari iépreux, sous peine du pilori et du bannissement. Ceux qui peuvent payer les droits d’entrée dans les maladreries sont également à peu près tranquilles.
{18) Voir notre chapitre « Les cagois ».
(19) Cité in Plateau. p. 269.
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Les pauvres, eux, sont en butte à toutes sorties de iracas. series. Nous retrouverons là un aspect de la vie de toujour: Le besoin pour un Etat d'une classe, une secte, un groupe contre lesquels puisse s'exercer la colère populaire et don! se servent les gouvernements. Tantôt ce seront les lépreux, tantôt les protestants, plus tard les émigrés, puis les ordres religieux, la franc-maçonnerie, les juifs Les gouvernements canalisent les passions sur un objet déterminé et en profitent pour détourner l’attention.
Pour ceux qui nous occupent, les lépreux, cagots et autres, il n'est point de méfaits dont on n'ose les accuser. Un puits est-il empoisonné ? c’est une vengeance de ladre; la peste éclate-t-elle ? c'est un sort jeté par les juifs et les lépreux. On les évite le plus possible, on en condamne même au Hüûcher. Les ladres ont toujours cherché à s'affranchir de l'oppression qui les accable. Toujours ils trouveront de l’opposition; la lèpre est une flétrissure indélébile, non seulement pour les mézeaulx, mais aussi pour leur descendance.
Selon Michelet, ils auraient trouvé un moyen original de rentrer dans le commun. Ne pouvant guérir de leur mal, ils auraient cherché à le faire partager par tous en empoisonnant les eaux du royaume.
C'est en 1321, d'après Guillaume de Vangis, qu'eut lieu la conspiration dite « des empoisonneurs de fontaines ». Le rot de Grenade, humilié des nombreuses défaites que les chrétiens lui avaient infligées, surtout l’oncle du roi de Castille, méditait une vengeance contre la race tout entière. Les juifs furent choisis comme instruments du crime, et, pour la circonstance, ils s’abouchèrent avec les lépreux... Le poison contenait, disait-on, un mélange d'herbes et de sang humain, des hosties consacrées, des cheveux de femme et des pattes de crapaud. Ce complot aurait été mis à exécution sur plu. sieurs points de la France, notamment dans le Poitou et la Guyenne. Dans l’Aquitaine, on les brûle vifs. Dans Île bailliage de Tours, au Château royal de Chinon, on creuse un
Hieagte
large fossé dans lequel fut dressé un bûcher et l’on y brûle en un seul jour 160 juifs de l’un et l’autre sexe.
Les riches eurent la vie sauve moyennant rançon, et ces rañçons ne rapportèrent pas moins de 450.000 livres à la caisse royale (0). C’est sans doute la véritable explication de ce complot probablement imaginaire. Philippe V le Long en profita pour séquestrer les biens des léproseries; plus tard, il fit donner mainlevée des saisies qu'il avait ordonnées (Crécy, 16 août 1321).
Bientôt les léproseries ne suffisent plus. Les lépreux errent partout dans les campagnes, pillent tout ce qu'ils trouvent. Is sont chassés sans pitié des villes dont on ne leur permet l'accès que les jours de fêtes pour demander l’aumône (les lépreux enfermés peuvent sortir à Pâques seulement de leur tombeau ou cellule en souvenir de la résurrection de Notre- Seigneur Jésus-Christ).
Quelle ‘angoisse doivent-ils éprouver, eux les parias, lorsqu'ils peuvent pénétrer dazs l'enceinte où la vie est normale, bruyante, puisque c’est une fête. Dès le matin, les cris des boutiquiers se font entendre. Il y a des offices religieux bien sûr, pour commencer la journée, une grand. messe. Même dans le temple de Dieu, les lépreux restent à part, leur place est marquée, ils ne doivent pas dépasser une certaine limite. Dans certaines églises, ils ont même des bénitiers spécialement réservés à leur usage, le morceau de drap rouge qu'ils doivent ostensiblement porter sur leur poitrine les signale à l’attention du public.
Tout le monde n’avait pas la même animosité, et nous rapporterons un trait de notre vert galant : Henri IV, courtisant une jeune lille de Bilhères, commune du canton de Lescar, celle-ci, tout en larmes, lui déclara qu'elle n'était pas digne de ses attentions et des sentiments qu'elle serait flattée
(20) Voir Plateau, op. cit.
LE QG
de ui inspirer. « Et pourquoi donc? lui dit-il. — C’est que je suis cagote. — Et moi aussi, s’écria le vert galant. — Et you tabé qu’en soy, aü Diou biben ! » @1).
Quelle eût été la réaction de son fidèle Sully, qui, après avoir bien accueilli à Cateau-Cambrésis une jeune femme qui venait implorer son aide contre la soldatesque et, apprenant qu'elle était pestiférée, la repoussa durement en disant :
Comment, vrai Dieu, vous avez la peste ? Pardieu vous êtes une méchante femelle, et irez chercher refuge ailleurs qu'entre mes bras. Hé ! ma mie, ne vous était-ce pas une assez bonne défense pour empêcher que l’on ne vous touchât, que de dire que vous étiez pestilérée ? (22).
Il est vrai que lorsque la peste éclata chez lui, et malgré le danger, disent ses secrétaires, « votre amour surmontant ces raisons et toute autre prudence, vous la voulütes voir et d'abord lui allâtes sauter au col, le baisant et embrassant plusieurs fois sans entrer en aucune appréhension » (@3), JI resta chez lui plus d’un mois, se livrant à toutes sortes de rustiques occupations et « à Jouer aux cartes, aux dames, aux échecs et aux quilles, et à caresser Madame votre Femme, qui était très belle, et avait un des plus gentils esprits qu'il était possible de voir » (24. Mais il ne repartit de Rosny qu'après avoir pris des précautions dont il faut ie louer d’avoir « Ôôté les meubles des lieux auxquels 11 y avait eu la peste, et bien éventé et flambé les logements » (5). J'ai vu en Allemagne, dans un petit village de style mé. diéval, un écriteau invitant les passants à se détourner des juifs; on y pouvait lire en substance : « Le juif n’est pas un homme, c’est un fléau, repoussez-le de toutes vos forces. » On n’en usait pas autrement pour les lépreux.
Bientôt la guerre s’en mêle, et la famine: les aumônes se
(21) Michel, op. cit., I, p. 100.
(22) Mémoires de Sully. Edition de L.-R. Lefèvre (Gallimard), 1942, p. 23. (23 Ibid, p. 49 : « La peste à Rosny. »
(24) Ibid., p. 0.
(25) bid.
Coucout. 3
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font plus rares, les accusations plus féroces, toutes les villes se ferment et les lépreux affluent vers Paris où ils sont « allans parmi la ville, quérans leurs vies et aumônes, buvans ef mangans emmi les rues, ès carrefours et autres lieux publiques où il passe le plus de gens, en telle manière qu'ils empêchent et destourbent bien souvent les gens à passer ou à aller à leurs besongnes ».
Ordonnances, édits, lettres patentes, se succèdent. Le 1% février 1371, Charles ordonne que « sans delay et sur certaines et grosses paines corporelles ou pécuniaires telles que bon nous semblera, tous les diz meseaux homme, femmes et enfans, qui sont nez en nostre dicte bonne ville, et qui, par les dits privilèges, ordonances ou estatus anciens d'’icelle, n'y doivent ou ont accoustumé de estre receuz ès maladreries pour ce ordonnées et establies, se partent de notre dicte tonne ville, dedens le jour des Brandons prochain venant (premier dimanche du carême) et s’en voisent droit ès ville et lieux dont ils sont venus et nez, ou ailleurs, ès maladreries où ils doivent estre receuz soustenus et gouvernez ».
Nous citerons encore Duliscouet, qui résume fort bien les mesures prises ensuite :
En 1388, le Prévôt de Paris fit défense aux lépreux d'entrer dans la ville sans sa permission. En 1402, il renouvelle sa défense, sous peine d’être pris par l’exécuteur et ses valets et détenus prisonniers pendant un mois, au pain et à l’eau, et ensuite bannis du royaume. Le 15 avril 1488, il enjoint à toutes personnes attaquées « du mal abominable très périlleux et très contagieux de la lèpre de sortir de Paris avant la feste de Pâques et de se retirer dans leurs maladreries aussitost après la publication de ladite crdonnance, sous peine de prison pendant un mois au pain et à l’eau, de perdre leurs chevaux, housses, cliquettes et barillets et punition corporelle arbitraire, leur permettant néanmoins d’envoyer quêter pour eux leurs serviteurs et servantes estant en bonne santé ». ER
Les ladres alors se plaignirent de n'être pas à l'abri dans les maladreries et même de n'y pas être reçus. C’est ce que constate l'ordonnance royale du 3 juin 1404.
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Néantmoins, pour ce que les Maistres et Gouverneurs des Maladreries estant en nostre dit Royaume, mesmement en nostre dicte Prevosté et Vicomté de Paris, meus de convoitise désordonnée, prenent et appliquent à eulx et à leur proffit, les proffis revenües et esmolumens des Maladreries au gouvernement desqueles ils sont commis et préposez tant par nous comme autres à qui elles compettent à donner et conférer, laissent cheoir en ruyne et difformité les Manoirs et Héberges d’icelles Maladreries et ne aïimentent, ne hebergent, deüement et convenablement les Ladres qui de raison et par ordonnance sur ces faictes doivent en ycelles estre receux, alimentez et hebergez et non autres, mais y hebergent et logent de nuit comme hostelliers, autres ladres étrangiers, par proffit qu'ils en prennent de chascun par sepmaine, par jour et autrement.
Le roi, dans une lettre au prévôt de Paris, annonce donc sa décision de faire réparer les maladreries, de pourvoir à leur subsistance et de veiller à ce que tous les ladres puissent y être reçus (6).
Les mesures sont de plus en plus sévères, mais ne sont pas toujours respectées.
Stendhal dit quelque part que « le prisonnier pense plus souvent à s'échapper que le geôlier à le surveiller » 27). Les fruits ne se font pas sentir tout de suite. Les périodes de sévérité font place aux périodes de relâchement, mais il faut attendre de nombreuses années avant de voir diminuer le nombre des ladres. Les léproseries ne finiront que sous Louis XIV avec l’édit de 1693 :
Considérant à l’égard des maladreries et léproseries que la maladie de la lèpre, au soulagement de laquelle elles ont été destinées, étant presque entièrement cessée dans notre royaume, il était de notre devoir, non seulement comme roi, mais encore comme fondateur de la plus grande partie de ces établissements, d’en faire et procurer l’application et conversion à quelque autre usage
(26) Voir appendice I (texte de cette lettre). (27) Citalion faite de mémoire et inexacte dans sa forme.
également utile pour notre Etat, et conforme autant qu'il se pourra à l'esprit de leur fondation.
Avant tout examen plus approfondi, il est clair que l’isolement forcé était la meilleure mesure pour éviter la contasion et par là faire diminuer la maladie. Dès le xvr° siècle, les résultats commencent à se faire sentir. Dans certaines léproseries, il n'y a plus de lépreux ou bien elles ne contiennent que des simulateurs heureux d’être hébergés; un contrôle de plus en plus précis sera nécessaire pour éviter les dilapidé HO 0 ;
Après l'Edit de 1693, les biens des léproseries sont employés. à l’assistance des malades et à la fondation d'Hôtel- Dieu. Les revenus de l’ordre de Saint-Lazare détournés depuis longtemps de leur destination première, les lépreux, furent en partie ajoutés à ceux des léproseries au même effet.
Les lépreux existent encore, mais l’attention -est beaucoup moins attirée sur eux. Peu nombreux, ils peuvent plus facilement passer inaperçus. Beaucoup d’entre eux ne présentent plus lès caractères typiques de la maladie; ils sont devenus des cagots et confondus avec eux. Presque partout ils ont les mêmes professions : cordiers, chaisiers ou charpentiers surtout. Il est intéressant de noter qu’en certaines provinces, iis deviennent mendiants de profession, c'est ce que nœus permettent d'affirmer les curieuses recherches de M. R. Drouault pour le Limousin 9), dont les conclusions son! les suivantes
— Les colonies de lépreux survécurent à la disparition de la lèpre et se transformèrent en colonies de mendiants;
--— Leur mélange à la population environnante n’eut lieu que fort longtemps après cette disparition (9);
(2) R. Drouault, Comment finirent les lépreux (Extrait du Bulletin historique et philologique, 1902), Paris. Imprimerie Nationale, MDCCCCII: un exemplaire de cette très rare brochure se trouve à la Bibliothèque municipale de Bordeaux.
(29) Spécialement pour le Limousin.
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— Par suite de cet isolement, les léproseries des provinces voisines étaient occupées au xvnr siècle par les mêmes fa. milles ou des familles alliées entre elles.
En parcourant les registres d'état civil de la paroisse de Lussac : Les églises, au xvm° siècle, on est frappé du nombre d'édits relativement élevé qui concerne les mendiants domicihiés au village de la Maladrerie; on remarque, de plus, que “ceux-ci n’appartiennent qu'à cinq ou six familles dont les noms reviennent toujours.
Les habitants des maladreries se fréquentaient de province à province et s’alliaient entre eux. C’est ainsi que nous constatons à Milhac la présence des habitants des maladreries de Périgueux, Nontron, Saint-Pierre-de-Cole, La Tour-Blanche.
Les mendiants qui se qualifiaient de ladres étaient-ils des malades ou des simulateurs ? Au xvr° siècle, la lèpre commençait à perdre les caractères de gravité qui la faisaient tant redouter des populations du moyen âge; il est donc à croire que ceux qui, aux siècles suivants, se décernaient cette dénomination de lépreux, avaient un but intéressé. C'était elle, en effet, qui légitimait leur genre de vie errante et mendiante et leur droit à la paresse. Ils profitaient de la répulsion que la maladie de leurs ancêtres avait inspirée aux villageois pour vivre à leurs dépens, bien plus par la crainte que leur seul nom faisait naître — ils passaient pour sorciers — que par la commisération.
« Ils avaient donc érigé leur misère en profession, et à Lussac, dans tous les actes publics, ils prennent à partir de 1860 la qualité de mendiant; ceux même qui se livraient à une occupation quelconque joignaient cette qualité à l'énoncé de leur profession et se disaient « mendiant et joueur de violon », « mendiant et journalier », « mendiant et tailleur d'habits. ».…..
Ils avaient d’ailleurs obtenu du roi Henri IV des lettres patentes leur conférant divers privilèges, et notamment le droit de mendier. du
On leur donnait beaucoup, tant on craignait les sorts, ils
allaient par les champs et les villages réclamant en chantant des poèmes comme celui-ci
Ion ! Ion ! Donnez-moi un p'tit brouillon de laine (bis) Ton ! Ion ! Donnez-m'’en un p’tiou (bis).
Si vous voulez pas m'en douna (bis),
Fera creva touta votr’avoeilla (bis) (Moutons).
Si vous voulez pas m’en douna,
Les fera touta créva ! (0),
Cette occupation leur rapportait; ils étaient tous propriétaires, et ce fut une surprise pour Drouault lorsqu'il dépouilla les minutes des notaires et les registres du contrôle, de découvrir une quantité d'actes de toutes natures concernant les mendiants, « car tous les actes, sauf un partage de 41749, où se lit le mot « ladre » portent cette qualification ».
Les mêmes minutes (Archives du marquis de Lussac) révèlent que, « chose piquante, ces singuliers mendiants-propriétaires étaient parfois investis par leurs compatriotes du mandat de percevoir les deniers publics ». Cette mission qui leur était confiée indique donc que ces « mendiants » étaient considérés comme possédant une situation suffisante pour répondre de leur gestion.
À Milhac, le premier mariage entre une descendante de lépreux et un villageois n’eut lieu qu'en 1745 et scandalisa la population qui, le dimanche suivant, obligea le nouveau niari à se servir désormais du bénitier des lépreux à l'entrée de l'église 69),
En général, ces mendiants atteignaient un âge avancé. Sur 23 décès d'adultes observés à Lussac de 1751 à 1786, 5 se produisirent entre 50 et 60 ans, 5 entre 60 et 70 ans, 8 entre 10 et 80 ans. Marie Durand meurt centenaire le & septembre 1756. Pour cette même période, la moyenne de la vie est de 99 ans. À Milhac, elle n’est que de 55 ans.
(30) Chanson racontée à Drouault Par un descendant de lépreux. (31) Voir Drouault, Bulletin archéologique du Comité des travaux historiques et scientifiques, nov. 1900.
PC Ce
Certaines maladreries furent abandonnées de bonne heure. D'autres furent occupées très longtemps; probablement parce que la mendicité ne pouvait être exercée que près des aggloméralions importantes. « Ceci expliquerait : d’une part, la persistance des maladreries de Limoges, Périgueux et Non-
ton; d'autre part, celle de la Maladrerie de Lussac, pèlerinage célèbre dans la contrée. »