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IV. — TRAITEMENT PHYSIOTHÉRAPIQUE

Les bains, les mouvements actifs et passifs des articulations et la gymnastique rationnelle, le massage, l'électricité et les divers ordres de rayons peuvent rendre aux lépreux d’inappréciables services.

L eau joue un rôle capital dans l’hygiène du lépreux. Des ablutions quotidiennes lui sont nécessaires. Les bains chauds (entre 36 et 40°) lui procurent un soulagement notable. Ils peuvent être additionnés d’alun, de borax, de tanin, de permanganate de potasse, de sulfure de potassium, d’iode, d’infusion de feuilles d’eucalyptus, etc., et suivis de frictions.

L’influence des bains de mer a été diversement appréciée, en général ils ont une influence excellente.

De temps immémorial et dans tous les pays, les lépreux se sont groupés en colonies au voisinage de certaines sources thermales dont les principes actifs les plus communs sont le soufre et l’arsenic.

E. Baelz a donné, à la fin du siècle dernier, la description des bains de Kusatsu (Japon). La source chaude jaillit au pied d’un volcan de boue, le Shirane, dans le cratère duquel existe un lac d’eau bouillante contenant de l’acide chlorhydrique et de l’acide sulfurique. Les bains se prennent à la température de 45 à 53°. Au début de la cure, les bains sont prescrits au nombre de trois et plus tard de cinq par jour ; le patient prend en tout 130 bains de 3 minutes de durée en l’espace d’un mois. D’abord il s’arrose la tête, puis il se plonge dans l’eau dont la chaleur est telle que la peau devient d’un rouge intense. Après une semaine de traitement, il se produit un exanthème pustuleux rappelant celui de la gale.

TRAITEMENT

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