‹ La lèpre est contagieuse [electronic resource]Chapitre 5 sur 57 · DU GOUVERNEMENT ANGLAIS · texte numérisé non relu

DU GOUVERNEMENT ANGLAIS

nous ne sommes pas médecin. Mais deux motifs nous serviront peut-être d'excuse.

Le premier est que, depuis dix ans, nous logeons, mangeons, vivons en pleine léproserie, et dans une léproserie fort bien établie, vaste et belle. De plus, les soins que nous prenons depuis longtemps pour vulgariser le Hoâng-nân (qui restera pour cet horrible mal comme un médicament d'une valeur infiniment supérieure à celle de tous les médicaments connus, et très probablement comme un spécifique qui le guérira enfin) nous ont mis en rapport avec un fort grand nombre de pauvres patients, et avec beaucoup de contrées voisines ou éloignées que visite ou ravage la lèpre, telles que la Martinique, la Guadeloupe, Saint-Thomas, Haïti, Curaçao, le Guatemala, la Colombie, Vénézuéla, les trois Guyanes, Maurice, Bourbon^ les Sandwich.

Le second motif est que le point de vue de la contagion, le seul que nous nous permettions de traiter, demande plus d'attention et d'expérience que de connaissances médicales. Or, en lisant les fort nombreuses réponses qui ont été données lors de l'enquête du duc de Newcastle, il nous a été facile de remarquer que la plupart d'entre elles étaient faites par des personnes qui avaient observé peu, et vu peu de cas. L'expérience manquait. Cette lacune est générale, et l'on s'en plaint partout. On conçoit trop bien que la nature humaine n'aime à s'occuper ni do cette épouvantable maladie ni de

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