‹ La Lèpre et ses modes de propagation à la Guyane FrançaiseChapitre 13 sur 16 · OBSERVATION I · texte numérisé non relu

OBSERVATION I

La sœur A., née en France de parents bien constitués, ayant elle-même Joui jusqu'à l'âge de 46 ans d’une santé excellente, est venue à la Guyane en 1862. Cinq ans après son arrivée elle est entrée au service de la léproserie. Là elle a été attachée presque constamment à l’infirmerie où sont enfermés les malades les plus impotents, pour veiller à leur pansement, y coopérer au besoin et présider à la distribution des aliments. En 1878, à l’âge de 46 ans, après un séjour ininterrompu de 11 années à la léproserie, elle a éprouvé les premières atteiutes de la Lèpre tuberculeuse mixte, dont elle parcourt actuellement la dernière période.

Cette femme s’est assurément trouvée dans les conditions les plus favorables à la contagion durant les 11 ans qui ont précédé le début de sa maladie. Elle l’attribue à ce qu’à diverses reprises elle a lavé du linge

appartenant à des femmes lépreuses.

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