‹ La Lèpre et ses modes de propagation à la Guyane FrançaiseChapitre 15 sur 16 · TRAITEMENT — CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

TRAITEMENT — CONCLUSIONS

I n'appartient pas à notre jeune expérience de discuter le traitement d’un mal contre lequel, entre les mains des meilleurs praticiens, toute la thérapeutique a échoué jusqu'à ce jour.

Des médicaments spéciaux ont été trop prématurément prônés comme spécifiques merveilleux de la Lèpre ; les expériences ont êté d'autant plus décevantes qu'on comptait sur un plein succes. D'après le professeur Leloir, l'huile de Chaulmoogras a produit des améliorations momentanées, mais pas de guérison. Le Hoang- Nam a pu donner en Cochinchine des résultats analogues entre les mains des missionnaires qui l'ont tant vanté; employé à l’Acarouany pour la malheureuse sœur qui y a été victime de son dévouement, il n'a pas un instant entravé les progrès de la maladie. L'ichthyol a pris pied dans la thérapeutique de la Lèpre, Unna lui attribue un cas de guérison. L’hydrocotyle (var. amerrcana) recueillie par nous dans les savanes d'Iracoubo nous a donné un succès relatif sur un malade dont la Lèpre s'était amendée à tel point qu'au bout de six mois de traitement, examiné sur sa demande par la commission à Cayenne, il fut déclaré guéri. Nous avons revu ce sujet peu avant notre départ de la Guyane, à une année d'intervalle, les manifestations de Lèpre avaient reparu plus violentes ; il nous a paru alors s’acheminer à grands pas vers la dernière période. Nous donnons ici cette observation.

Page 1