‹ La Leucémie Aiguë Chez L'EnfantChapitre 24 sur 42 · FEU · texte numérisé non relu

FEU

Plus tard on saura que les cultures sont demeurées négatives et ‘que la réaction de Wassermann pratiquée dans le L. C. R. est nésative. :

Dès le jour de l'entrée à l’hôpital, l’interrogatoire des parents ne révèle aucun fait bien caractéristique. La mère paraît en bonne santé, elle est jeune et n’a jamais fait de fausses couches; le père

paraît également très bien portant. Un enfant, plus âgé que notre

petit-malade est mort de eroup l’année dernière, un autre plus

âgé de 17 mois est bien portant. a ; L'interrogatoire ne révèle pas d'hémophilie dans Gite famille. L’effort thérapeutique est limité à l'administration d’un lavement et d’un peu de chlorure de calcium.

Le lendemain 28 février, l’état de l'enfant est le même:

l'hémiplégie est complète, l’aphasie totale, le malade r’articule . £ U aucun son; mais dans la journée et dans la nuit du 27 au 28 - sont apparues des hémorragies bilatérales au niveau de la eon-

jonctive tout à fait semblables à celles de la coqueluehe. Sur: le corps, les pétéchies.ne sont pas plus nombreuses; on ne constate pas de nouvelles ecchymoses. L'état général paraît peu touché ; pas d’anémie. La température s élève cependant à 38 ‘4, le pouls est rapide à 130 avec des accélérations passagères à 160 environ. L’hémiplégie droite persiste flasque, de même que la paralysie faciale et l’anarthrie. Il n’y a pas de déviation conjuguée de la tête et des yeux et aueun signe méningé. Pas de vomissements, l'enfant s’alimente normalement et avale correctement. Maïs ve jour-là, les urines sont rougeâtres et, sans être nettement sanglantes, contiennent de l’albumine en assez grande abondance ; les selles sont normales. = j

L'enfant reconnaît bien sa mère et ne paraît pas perdre de forces. Se : {

On pratique un examen de sang et une nouvelle ponetion lom-

baire qui montre une hypertension du liquide à 50 environ.

Mais dans la soirée du même jour, l’état s’aggrave. Le visage paraît bouffi sans qu’il y ait de cyanose, la respiration est plis rapide, bien que l’examen des poumons ne montre rien d’anormal,

le pouls est à 150, la température à 39°6,

es à ne

Le 1° mars, l’aggravation de la veille n’a pas persisté car la température est retommbée à 38°4 et s’y maintient toute la journée. Déjà l’éruption pétéchiale du thorax change de teinte et s’atténne, et, si les plaques eechymiotiques persistent, elles prennent une teinte jaunâtre sur les bords montrant qu’il ne s’est pas fait de nouvelles hémorragies.

L'examen de la bonche et du pharynx ne révèle toujours rien et les muqueuses buccales sont saines, l'examen de l’abdomen reste toujours négatif : le foie et la rate sont normaux, ainsi que les ganglions.

Le diagnostic reste toujours assez hésitant.. Assurément :l s’agit d’une hémiplégie organique par hémorragie cérébrale plutôt que méningée, au cours d’un grand syndrome hémorragique, mais il semble assez difficile de préciser davantage le diagnostic.

11 ne semble pas s'agir de la maladie de Werloff ; l’absence de syndrome anémique, la brusquerie du début, la fièvre, plaident plutôt en faveur d’une septicémie et bien que l’éruption cutanée ne soit pas comparable à celle des purpuras méningocoeciques, et. que la ponction lombaire ne montre rien, cest plutôt de cette.

maladie que l’on est tenté de rapprocher ce cas troublant.

M. Comgy voit l'enfant avee nous, le matin ; et alors que nous pensions plutôt que le maiade dont la fièvre tombait, dont l’état général était bon, et dont les ecchymoses pâlissaient, allait entrer dans un état subaigu avec persistance et même peut-être amélioration de son hémiplégie, il fait au contraire un pronostic des plus sombres sans cependant tenter de cataloguer le cas.

Les évènements montrent le bien-fondé de son jugement.

En, effet, après une journée sans aggravation apparente, sans que la fièvre se fût élevée, dans la nuit suivante, l'enfant suecombait presque sans agonie.

Malheureusement, malgré l’insistance que nous avons montrée, l’autopsie n’a pu être faite. —

Mais le résultat de l’examen du sang que le lendemain de la mort, M. GirARD, chef de Laboratoire à l’hôpital des Enfants- Malades, nous apportait permet, croyons-nous, de ranger nette-

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