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détruisaient, homme à homme, et comme l’humanité n’était pas la qualité de la nation espagnole, ni le devoir d’un peuple perfidement envahi, ne se faisalent faute d'égorger jusqu’au dernier les blessés,les malades et leurs escortes. » Cette spontanéité, cet élan magnifique du patriotisme espagnol, tiennent presque du miracle ; en tous cas la religion n'y a pas été étrangère, car, les Espagnols étaient superstitieux et leurs sentiments religieux étaient exaltés jusqu’à la fureur fanatique par un clergé tout puissant qui craignait de perdre ses riches dotations (1). Puis quand le roi Joseph eut supprimé les couvents, passant des conseils aux actes, des moines exaspérés réunissant quelques patriotes, se firent chefs de bandes et, à l'exemple du frère Jean des Eutomneures de Rabelais, sans quitter le froc, combattirent avec acharnement ceux en quiils voulaient voir un ennemi, non seulement national, mais encore religieux. Dans son Histoire de l’inquisition d'Espagne, Florente rappelle que les ecclésiastiques étaient autorisés à prendre les armes, pourvu que ce fut pour tuer les Français et leurs adhérents. Du reste un catéchisme avait été publié par les soins du clergé, et dans ce curieux document, l’on peut lire :