‹ La Levée en MasseChapitre 17 sur 36 · SAC ME · texte numérisé non relu

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sur tous les points. Comme la population entière les favorisait, elles étaient averties du départ des convois qui presque toujours tombaient dans leurs embuscades (1). Lorsque les troupes françaises s’éloignaient momentanément d’une ville, une guérilla s’y montrait aussitôt pour massacrer les traînards et les malades restés dans les hôpitaux.

» Surprise dans la campagne, la guérilla faisait sa reiraite sur un village. Si la cavalerie qui la poursuivait n'y entrait pas immédiatement après elle, si des mesures de précaution l’obligeaient à faire observer le lieu dans lequel on allait s'engager, les chevaux de la guérilla étaient à l’instant dégarnis, les armes cachées, les soldats reprenaient des habits de paysans et l’on ne trouvait plus dans le village que des laboureurs et les instruments inoffensifs de l’agriculture. »

Tous les historiens et auteurs de mémoires sur la guerre d’Espagne, s'accordent pour dépiorer les maux que ces guérillas causèrent à la grande-armée.

De qui se composaient ces bandes ? Napier, désireux de faire retomber l’honneur de la victoire finale sur les troupes de la Grande-Bretagne, répond : « De tous ceux qui craignaient la prison ou qui parvenaient à s'évader, de tous les contrebandiers, des moines qu’importunaient les règles de leur couvent,

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