‹ La Levée en MasseChapitre 18 sur 36 · Blaye · texte numérisé non relu

Blaye

R. Helbing 4

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des paresseux qui voulaient éviter de servir dans l’armée et devenaient parfois chefs de ces bandes. » Mais M. Dumas, l’impartial traducteur et commentateur de l'ouvrage, si remarquable pourtant, du général et historien anglais, se hâte d'ajouter que « les inconvénients inévitables de ces bandes désordonnées étaient plus que balancés par, le mal et la gêne qu’elles causaient aux Français et par les avantages qui en résultaient pour les alliés ». Et, tout en reconnaissant que le désir de s'emparer des objets d’argent que le roi Joseph envoyait faire fondre à l'Hôtel des Monnaies de Madrid, avait pu contribuer à la formation de quelques guérillas, il fait une large part à de plus nobles sentiments (1). Ainsi dit-il : « La vengeance, l'esprit d'entreprise ou l’ambition louable de servir son pays plus efficacement que dans les rangs des. troupes réglées » furent des motifs essentiels qui suscitèrent ces soulèvements patriotiques, qui, l’absence de Napoléon aidant, délivrèrent l'Espagne.

L'histoire a retenu les noms des principaux chefs de ces guérillas. Ce sont :

Renovalès et les deux Mina, dans la Navarre et l’Aragon ;

Porlier, surnommé le Marquisetto, et Longa, dans les Asturies et la Biscaye. Juan-Martin ou l’Em-

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