Nys, Le Droit de la guerre et les précurseurs de Grotius
SNS LEE
Néanmoins, il semble hésiter : quæ restrictio nescio quomodo procedat, dit-il, cum subditio si non actu, saltem habitu et potentia præsto sint domino si egeat. Gentilis n’excepte niles femmes ni les enfants et Grotius sera aussi inhumain, bien qu’il essaye d’atténuer les conséquences de sa théorie dans le chapitre qu’il consacre à la modération dont il faut user dans la guerre.
L’auteur de l'arbre des batailles prêche une doctrine diiférente :
Car il est vérité, dit-il, que bataille n’est pas une male chose, mais est bonne et vertueuse car bataille ne regarde autre chose, selon sa droite nature, que retourner tort à droit et faire retourner discution à paix, selon le contenu de l’Écriture. Et se en bataille se font plusieurs maulx, ce n’est mie selon la nature de la nature de la bataille maïs est
faulx usage.
Ces faulx usages, Bonnor les altaque avec violence ; il veut la guerre loyale et courtoise et trouve des accents émus pour dénoncer les pratiques de son époque (1).
Si nous passons, maintenant, aux fondateurs du droit international, Grotius, Puffendorf et Vattel, nous voyons qu’ils ne tiennent pas compte de cette distinction si essentielle entre belligérants et non-bel-