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et dit
abinet je va js
Le due le reconnaïssait tacitement pour son fils, et
pourtant il ne l’embrassa pas, pourtant ni l’un ni l’au-
tre n'éprouva le besoin de cet épanchement de coeur qui constitue l’affection et en est la marque certaine. Ils restèrent également froids; il n’y avait Jà qu'un maître et un disciple, un grand seigneur et un client; pour un père et un fils, il n’en était point question ; (‘lodomir seul le sentit, je ne sais s’il le regretta.
Une ambassade
Clodomir resta plusieurs heures enfermé avec le due. à la grande surprise de ses gens et des solliciteurs, qui, nayant point vu rentrer l’aventurier, croyaient M. de Damville seul. I’heure du dîner sonna ; le maître d’hôtel, conseil pris du valet de chambre et de l’écuyer, osa
aller doucement à la porte. Il fut répondu à son avertissement que monseigneur mangerait dans son cabinet, où il prétendait ce jour-là n’accueillir qu’un convive.
M. de Damville se mit à table avec Clodomir: il étur diait ce fils qui se jetait à travers sa vie. Il trouvait en lui un digné élève; il ne lui manquait que l’instruction, et il se faisait fort de la remplacer bien vite par les leçons qu’il lui do: aerait. Déjà il avait saisi à merveille les difficultés diplomatiques de la mission annoncée, il avait dévoilé des aperçus que la vieille expérience du courtisan négligeait. Son langage vif, original, imagé, sa bravoure, son impétuosité jointe à une adresse immense, déployée chez Clodomir par l’habitude de commander aux hommes les plus rusés de la nature: ces qualités et ces défauts réunis le rendaient tout à fait propre à remplir le rôle que lui destinait son protecteur, et celui-ci l’en félicita.
“Vous vouvez rester ici, lui dit-il; je vais donner ordre qu’on vous prépare un appartement. Demain, le
naréchal reviendra à la même heure; vous partirez avec ui, et avant huit jours vous serez en route pour la Pologne.”?
Le jeune homme croyait rêver; bien que quelque chose murmurât au fond de son coeur, bien qu’il fût un vu confus de s’être rendu sans coup férir à la première sommation amicale que lui avait adressé cet
omme, l'objet de sa haine et de sa vengeance, il se «-ntait presque heureux.
Le reste de cette journée s’écoula très vite; il ne reit plus le duc. Celui i lui fit dire de se trouver 1) «ndemain matin à reuf heures chez lui, qu’il l’atten-
FF hit; Clodomir n’y manqua pas. M. de Damville lui , qui, communiqua de nouveaux plans et de nouvelles ré- =. ‘lexions, en lui recommandant de ne paraître devant le dhô- maréchal que lorsqu'il serait appelé. Clodomir n'avait bas raconté à son père les détails de ses amours avec (laudine ; il savait qu’ils avaient été élevés comme frèbinet. re et soeur, qu’ils s'étaient promis de s’épouser, et que — lh jeune fille, moins constante que lui, l'avait délaissé 1 étu- our la fortune. Il fut cependant convenu entre eux” me M. de I/Hôpital ne saurait rien de tout ceci et que, #il devait l’apprendre, ce serait de la bouche de sa
r, 05 aver-
uvait Pins- | vite iernme.
Lorsque le maréchal se présenta, son premier mot fut pour interroger M. de Dambille, et celui-ci lui réxeille pondit sur-le-champ :
= “Monsieur, je refuse absolument, quant à ce qui ne = recarde que moi; et lorsque vous m’aurez entendu, vous Vha- «rez de mon avis, je n’en doute pas.” = le maréchal s’inclina avec toute la courtoisie d’un «'neur de cette époque.
“Ne perdons pas de temps en discussions inutiles. Je lirai pas à Varsovie, parce que ce n’est pas la place du u de Damville, parce que, comme je vous le disais ir, il faut envoyer là un enfant perdu, un homme
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