En
2. Lorsqu’on permit aux juirs en 4767 d’entrer dans le commerce, il parut une Requête des marchands et négociants de Paris contre l'udmission des juifs. 11 est triste de dire qu^n 4 857, le même scandale s’est reproduit à Hambourg, Yojex La liberté de conscience, 4* édit,, 1'* partie, cbap, xz.
CHAP. III. LA LIBERTÉ DE l’ ATELIER. 207
«ulté de puissance d’octroyer des congés et permissions pour le transport des grains hors le royaume est de droit « royal et du domaine de la couronne, incommunicable à quelques personnes que ce soit^ > Un arrêt du parlement de Paris, du 21 août 1661, commença la guerre aïK monopoleurs, c’est-à-dire, car on pourrait s’y méprendre, aux commerçants en gros non privilégiés; guerre irréfléchie qui, dans un but louaiile , rendit tout approvisionnement impossible. Deux arrêts du conseil, en 1763 et 1764, rétablirent la libre circulation et la libre exportation des grains, mais le contrôleur général Laverdy, auteur de ces deux arrêts, créa une ferme particulière des blés pour l’approvisionnement de Paris , tournant ainsi la liberté au profit du monopole, ou plutôt détruisant la liberté dans le lieu même où elle était le plus nécessaire.
Ce fut l’origine du fameux pacte de famine. Le roi même n’eut pas honte de partager ces bénéfices abominables*.
A partir de ce moment, la liberté du commerce des grains fut de plus en plus impopulaire ; et, malgré Turgot, qui l’établit pendant son court ministère*, malgré les eilorts persévérants des économistes, les parlements, le peuple, et même trop souvent les philosophes, ne songèrent qu’à