‹ La liberté civileChapitre 55 sur 97 · IK · texte numérisé non relu

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ces arts...; qui enfin, par la facilité qu’elles donnent aux membres des communautés de se liguer entre eux, de forcer les membres les plus pauvres à subir la loi des riches, deviennent un instrument de monopole, et favorisent des manœuvres dont l’effet est de hausser au-dessus de leur proportion natilrelle les denrées les plus nécessaires à la subsistance du peuple.... »

« M. Turgot est le ministre le plus éclairé et le plus intègre que la France ait jamais eu, s’écriait Voltaire * ! c’est le père du peuple*! le successeur immédiat de Sully*! il cous rend l’àge d’or*l nous sommes dans l’ivresse du bonheur*. »

Mais, comme il arrive toujours, les privilèges attaqués se défendaient avec vigueur ; ils se mettaient sous l’égide du principe de la propriété, dont ils étaient la violation, et trouvaient des auxiliaires empressés dans tous ceux qui regardaient un changement dans la loi comme la suppression de toutes les lois ; conservateurs plus dangereux que les plus dangereux novateurs, et que l’on voit, à toutes les époques, profaner et compromettre le droit, en défendant sous son nom les plus intolérables abus. Parmi les innombrables brochures que l’on publia contre l’édit, une des plus remarquables, parce qu’elle peint bien cette situation, fut un écrit anonyme intitulé : Mémoire à consulter sur V existence actuelle des six corps, ef la conservation de leurs privilèges. (Les six corps étaient six corporations privilégiées entre toutes, qui avaient la haute main sur les affaires générales de la place, à Paris : c’étaient les drapiers, les épiciers, les merciers, les bonnetiers, les pelletiers et les orfèvres*.)

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