Mémoiret tecrett, t. IX, p
CHAP. III. LA LIBERTÉ DE l’ ATELIER. 219
nistère « Je ne vois plus que la mort devant moi, depnis que M. Turgot est hors de place, disait Voltaire. Je ne comprends pas comment on a pu le renvoyer. Ce coup de foudre m'est tombé sur la cervelle et sur le cœur*. *
Les édits de Turgot furent rapportés peu de temps après sa retraite, par un simple arrêt du conseil *. On dit que ce grand homme, qui avait supporté sa disgrâce avec égalité d’âme, ne put apprendre sans pleurer ce renversement de ses espérances*. Dès le lendemain, les fermiers de la caisse de Poissy attaquèrent on calomnie l’économiste Bandeau, qui se défendit lui-même au Châtelet pendant deux audiences, et prouva que les fermiers prêtaient de l’argent aux bouchers à raison de quatre-vingt-douze pour cent ; que la caisse ne payait au Trésor que huit cent mille livres par an, tandis que les bouchers et les consommateurs supportaient au moins le double de cette somme". Il fut acquitté devant le tribunal ; mais la cour l’exila en Auvergne. C’est seulement dans la séance de l’Assemblée nationale du 15 février 1791, que les corporations furent définitivement et pour jamais abolies '. £n