I. 7 mars 48BO. — 3. 22 mars
ni même une loi qui garantirait réellement la propriété des marques de fabrique.^ U ne s’agit pas dans tout cela d’exploiter le commerce, mais de constater la valeur des produits, la teneur des contrats, la loyauté des transactions. Ce n’est pas de la prévention, c’est de la surveillance. Que voulons-nous? remplacer partout la prévention par la répression; pour cela, il y a deux conditions à remplir : la surveillance de l’État, d’une part, la responsabilité des producteurs et des vendeurs, de l’autre. Le régime de la liberté et celui de la publicité vont ensemble, ils se prêtent un mutuel appui ; et ce n’est pas par un pur basàrd que notre langue exprime par le même mot la qualité d’être indépendant, et celle d’être sincère.
J’hésiterais beaucoup, je l’avoue humblement, à reüoncer à l’heure qu’il est à la loi sur le travail des enfants dans les manufactures*, à la loi sur le contrat d’apprentissage, à la loi qui ne permet l’établissement d’un pensionnat que quand l’instituteur a prouvé que sa maison remplit les conditions de salubrité voulue à la loi qui prescrit la destruction ou l’assainissement des logements insalub^es^
Il est évident qu’il est contraire à l’humanité et à. la justice de surcharger les enfants de travail, de les tenir dans des lieux malsains, de les empêcher d’acquérir les connaissances élémentaires, de les rendre, par cette ex^ploitalion prématurée de leurs forces, inhrmes et incapables pour le reste de leur vie ; il n’en est pas moins important d’arrêter le développement des épidémies en détruisant ces bouges infects, privés d’air et de lumière, dans lesquels vit, ou plutôt dans lesquels meurt lentement toute une famille laborieuse *. Une loi préventive, et