‹ La libertéChapitre 10 sur 106 · Fond, de lapsych., t. I, sect. U, ch. 11, p · texte numérisé non relu

Fond, de lapsych., t. I, sect. U, ch. 11, p

2. Fond, de la pstjch,, part. I, sojt. II, ch. iv, p. 284, 285.

HIST. DU PROBLÈME AU Xl\^ SIÈCLE 27

et, aux yeux du célèbre psychologue, ce sentiment du pouvoir qui ne s'exerce pas dans le cas donné n'est autre chose que le souvenir d'un acte antérieur où notre liberté s'est déjà manifestée ^ .

La liberté est enveloppée dans le fait primitif luimême ; partant elle a, comme ce fait, son heure de paraître. D'abord, elle ne se montre pas dans la vie purement instinctive. Dans cette vie, les mouvements procèdent d'affections agréables ou douloureuses, qni n'ont elles-mêmes qu'une cause à peu près inconnue. Les premiers rudiments de l'intelligence y font défaut ; par là même la liberté n'y trouve pas de place. C'est ainsi qu'il n'y a rien que de fatal dans les premiers cris et gestes du nouveau-né.

La liberté n'existe pas non plus dans la vie spontanée, dont les mouvements ne procèdent plus seulement d'affections agréables ou douloureuses, mais de repr^ésentations qui déchaînent le désir et par le défeir le mouvement ; car le désir n'est pas le vouloir ; ces deux choses ont des caractères essentiellement différents. Le désir produit fatalement son effet ; le propre du vouloir est de choisir 2 .

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