‹ La libertéChapitre 100 sur 106 · Jouraal'de l'école polytechnique, t. vn, ch. xnu · texte numérisé non relu

Jouraal'de l'école polytechnique, t. vn, ch. xnu

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pies. Mais la nature a des ressources que l'art ignore; et Ton a quelque droit d'induire qu'elle a réalisé par un calcul transcendant des systèmes de milliards d'atomes où elle a préparé des milliards de bifurcations. Tels seraient les prganismes vivants.

Ainsi se concilieraient l'un avec l'autre et la rigueur des lois mécaniques et la flexibilité de la vie. La volonté libre serait comparable à un ingénieur qui, (c chargé de construire un canal le long d'une ligne de faîte, peut, de tous les points de ce parcours singulier, distribuer à volonté l'eau du canal dans l'une ou l'autre des deux vallées adjacentes, sans avoir à la faire dévier de ses pentes naturelles ». Nous revenons ainsi à l'idée de Descarteé ; mais avec un avantage nouveau, c'est que cette idée paraît avoir son fondement dans la .'mécanique elle-même. Un être animé serait, par conséquent, celui dont les équations de mouvement admettraient des intégrales singulières/provoquant à dés intervalles très rapprochés ou même d'une manière continue, par l'indétermination qu'elles ferâieiît naître, l'intervention d'un principe directeur spécial ^.

La solution est ingénieuse ; mais elle n'a pas de

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