Mémoire cité, p
valeur, et on Ta dit. D'abord, comme l'a très justejnent fait remarquer M. J . Bertrand, c'est une témérité que de conclure de Findétermination des équations mathématiques à l'indétermination des mouvements qu'elles représentent. Les solutions, mécaniques altèrent la réalité, comme on altère un cercle en lui substituant un polygone régulier décent millions de côtés. On suppose, par exemple, en mathématiques, la continuité dans l'intensité et la direction des forces. Il n'en est rien de fait dans la nature : tout y est plus ou moins brisé. La mécanique n'emprisonne dans ses formules que des à peu près. Est-ce merveille, dès lors, qu'on aboutisse à des solutions indéterminées * ? .
Mais qu'on mette les choses au mieux, qu'on suppose aux solutions singulières un fondement dans la réalité, la question n'est pas tranchée par là même. « Identifier la thèse que la force nécessaire pour déterminer le mouvement peut être infiniment petite, avec celle que cette force peut être absolument nulle, c'est abuser d'un artifice employé par le calcul infinitésimal dans des conditions complètement différentes. La force employée à décrocher ou déterminer le mouvement est infini-