‹ La libertéChapitre 19 sur 106 · Cours d'hist. de la phil,^ xxv« leçon · texte numérisé non relu

Cours d'hist. de la phil,^ xxv« leçon

Cette théorie nous fait-elle ?ivancer ? Oui, età différents points de vue, malgré les banalités oratoires qu'elle contient. Cousin a raison de faire observer : •fo qu'il y a quelque chose d'antérieur à la liberté, savoir la spontanéité ; 2® qu'il ne suBit pas, pour expliquer la causalité, de constater en nous le sentiment d'une cause ; S» que le logique et le réel, le contingent et le nécessaire sont en un sens deux aspects d'une même réalité, et que c'est dans le concret que notre entendement découvre l'abstrait. Ce sont là autant de vues heureuses et (|ui ont une grande portée. Cousin précise et complète Maine de Biran.

De V. Cousin passons à Jouifroy, le plus célèbre de ses disciples. Arrêtons-nous devant cette figure à la fois noble et méditative. C'est Tune des plus at; tachantes de notre siècle. Comme Pascal, Jouffroy se voit sur le bord d'un abîme. Le doute l'envahit, et c'est une perspective qui le remue jusqu'au fond de son être. De là ce quelque chose de hâtif, de douloureux et de tendu qu'on remarque à travers tous ses écrits. Il va au principal, et avec une perpétuelle angoisse. Sa pensée se déroule comme un drame qui commence dans. le temps et ne doit avoir son dénouement que dans l'éternité.

Pour Jouffroy, comme pour Cousin, la liberté n'est pas a le pouvoir de faire », mais a le pouvoir de vouloir» *. Son acte essentiel est la résolution, non l'exécution. Toutefois, c'est là une affirmation à laquelle il ne faut pas atta.cher un sens trop étroit. Joufifroy ne sépare pas la résolution de la délibération qu'elle suppose : de telle sorte qu'à ses yeux, tout jugement, toute réflexion, tout acte d'attention est un effet de la liberté. Cependant, rien ici qui mérite qu'on s'y arrête longtemps. C'est sur les autres

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